La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a organisé, le jeudi 02 février 2017, une conférence de presse, à son siège à Lomé. Quatre sujets principaux ont meublé cette rencontre avec les médias, à savoir la situation administrative des chaînes de radios et de télévisions, le point de la situation des journaux, la carte de presse et la publicité.

La conférence de presse a débuté par une allocution du Président de la Haute Autorité, M. Pitang TCHALLA qui a d’abord, rappelé l’engagement de la présente mandature à privilégier le dialogue, l’écoute, la tolérance, bref la pédagogie et la persuasion afin de permettre à chacun de « prendre ses responsabilités ».
Le président de l’instance de régulation des médias a, ensuite, déploré les violations des principes de base par des journalistes, car en l’espace de six (06) mois, « pas moins d’une cinquantaine d’interpellations ont été enregistrées(…) ».

Il a également expliqué qu’un certain « désordre » s’est installé dans le respect des cahiers des charges des radios et télévisions, dans le respect de la périodicité des titres de la presse écrite, dans l’utilisation de la carte de presse et dans le respect des dispositions relatives à la publicité dans les médias écrits et audiovisuels.

Toute chose qui nécessite un réajustement de cap afin de « restaurer l’ordre et la discipline » dans le secteur de la communication. « Nous devons nous engager à passer à la vitesse supérieure, c’est-à-dire à passer aux actes afin de préserver notre secteur des dérives suicidaires, imposer la déontologie et les règles de notre métier, dans l’intérêt du vivre ensemble national » a-t-il déclaré.

Cette rencontre avec les professionnels des médias, était « une cérémonie cathartique » au cours de laquelle la HAAC et la presse ont échangé, à l’effet de « repartir de bon pied vers des sommets plus nobles de la presse togolaise ».
La situation administrative des radios et télévisions a été dressée par l’honorable membre de la HAAC, Mathias AYENA, président du comité Radio. Celui-ci a relevé l’importance d’une autorisation d’exploitation d’une chaîne de radio et de télévision avant de faire un bref historique du processus de renouvellement des autorisations. Il a précisé qu’à ce jour, certaines radios et télévision ne sont pas en règle, malgré plusieurs rappels de la Haute Autorité.

Le cas de la télévision « La Chaine du Futur » (LCF) et de la radio City FM a été évoqué. Selon M. AYENA, ces deux médias n’ont obtenu aucune autorisation préalable depuis 2007 avant de commencer à émettre, en violation de l’article 43 de la Loi Organique relative à la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication. Elles ont, tout comme les autres médias retardataires, jusqu’au 05 février 2017 pour régulariser leur situation.

Les journaux ont aussi fait l’objet de discussions au cours de la conférence de presse. Selon le président du comité Presse écrite, M. Zeus AZIADOUVO, même si plus de quatre cent (400) titres sont enregistrés à la HAAC, seuls cent soixante-trois (163) ont paru, plus ou moins régulièrement, au cours de ces cinq dernières années.

Il a souligné qu’il y a des journaux qui ont obtenu des autorisations mais n’ont jamais paru et qu’actuellement, près de vingt (20) demandes sont en instance à la Haute Autorité.

En outre, il a insisté sur le dépôt légal et déploré le fait que des journaux ne se plient pas à cette obligation, violant ainsi la loi en vigueur. Aussi, at-il évoqué les dispositions qui sont en train d’être prises au sein de l’institution pour faciliter l’archivage des publications.

L’Honorable Badjibassa BABAKA, président du comité Multimédias et Délivrance de la Carte de Presse a, quant à lui, d’abord rappelé les dispositions relatives à la délivrance de ce document professionnel. Il l’ a, ensuite, défini, rappelé son importance, présenté les différents types de carte de presse et précisé les conditions à remplir pour en obtenir. Il a enfin, convié tous les professionnels des médias à s’octroyer ce précieux sésame.

Pour sa part, l’Honorable membre Komlan AGBEKA a fait un topo de la situation dans le secteur de la Publicité et des Affiches. Au constat, la plupart des publicités et affiches ne respectent pas la réglementation et se passent bien souvent du visa de la Haute Autorité. Il a, par ailleurs, évoqué les initiatives en cours pour remédier à cet état de fait.

Un débat franc, sincère et vif a clos la conférence de presse à laquelle ont pris part le collège des membres de la HAAC, les responsables des organisations professionnelles de presse et un parterre de journalistes.

Le Service de Presse/HAAC

By ouro

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *