La crise dans le secteur de l’éducation et les mouvements d’humeur engendrés par la hausse des prix des produits pétroliers occupent le haut du pavé de l’actualité dans les journaux parus ce jeudi.
Quel dénouement pour la crise dans l’éducation ? Après la réception vendredi par le Premier ministre du relevé des conclusions du groupe de travail, l’on attend désormais de voir quelle sera la « réaction » du gouvernement, relèvent ‘’Waraa les vainqueurs’’. L’hebdomadaire exhorte l’exécutif à faire diligence pour qu’une « solution soit trouvée rapidement à la crise », car le temps qui nous sépare des périodes d’examens et de compositions est relativement court.
« Les clés du dénouement de cette crise profonde se trouvent dans les mains de Sélom Klassou », renchérissent ‘’Echos du Pays’’. Seulement, ‘’Le Liberal’’ constate que le sujet relatif à la grève des enseignants et son corollaire n’a même pas été évoqué en Conseil des ministres réunis hier sous l’autorité du président de la République.
Qu’à cela ne tienne, lorsqu’il recevait le relevé des conclusions, le chef du gouvernement avait « promis tant de choses en guise de solution, mais pourquoi la grève persiste toujours ? » s’interroge ‘’Le Perroquet’’ qui ajoute que le ministre de la Fonction Publique et son collègue des Enseignements Primaire et secondaire sont « dos au mur ».
Pour sa part, ‘’Le Libéral’’ note les « efforts » du gouvernement pour améliorer les conditions de vie et de travail des enseignants. Des efforts qui malheureusement « ne satisfont pas les syndicats ». Mais en réalité, « les enseignants sont-ils si lésés ? » se questionne le tabloïd. Il publie par ailleurs le tableau des avantages financiers accordés aux fonctionnaires et aux enseignants.
‘’Chronique de la Semaine’’ pose la question autrement : « que veulent au juste l’USET, la CSET et la FESEN ? Les enseignants sont-ils les plus malheureux de la République ? » Le confrère répond par la négative et donne à savoir que les avantages annuels d’un enseignant A1 s’élèvent à 708. 000 contre 438 000 pour les autres fonctionnaires. En outre, il invite les enseignants à « mettre de l’eau dans leur vin ».
L’une des revendications des syndicats est le versement à titre transitoire des primes d’incitation à la profession d’enseignant. Selon ‘’Le Libéral’’, « la satisfaction immédiate d’une telle revendication sectorielle s’assimilerait à l’ouverture d’une boîte à pandore dans la mesure où les secteurs de l’administration pourraient également se lancer dans la danse ».
C’est le cas de le dire, la grève a fait déverser dans la rue les élèves qui vont déloger leurs camarades pour, disent-ils, réclamer leurs professeurs. Certains parmi eux munis de bâtons se montrent violents, se désolent ‘’Togomatin’’ et ‘’Le Libéral’’. Alors, « l’école est-elle un lieu d’apprentissage ou de violence ? » s’inquiète ‘’Vérité des Peuples’’. Les apprenants dans les rues avec quelquefois des actes de vandalisme, « Koffi Yamgnane les soutient et les applaudit », écrit ‘’Forum de la Semaine’’.
A Dapaong par exemple, la tension est montée et d’aucuns estiment que le pire a été évité de justesse. « Où est passé l’apprenti politicien Noël de Poukn » originaire de cette ville ? se demande ‘’Flambeau des Démocrates’’ qui suggère de « fermer temporairement les écoles au Togo ».
A côté des mouvements d’humeurs dans le secteur de l’éducation, il y a la marche organisée samedi dernier par le CAP 2015 et alliés pour réclamer, entre autres, la baisse des prix des produits pétroliers et la mise en œuvre des réformes.
Cette manifestation n’a pas fait « l’effet d’un pet », observe ‘’Le Changement’’. ‘’Waraa les Vainqueurs’’ parlent d’une « petite poignée » de manifestants. Les Togolais ont tout simplement « boudé cette marche qui pue la récupération », remarque ‘’Chronique de la Semaine’’ qui évoque un « fiasco total » de l’initiative.
Nicolas Lawson qui n’a pas pris part à la manifestation rappelle à Jean-Pierre que « la politique ne se fait pas dans la rue », rapporte ‘’Vision d’Afrique’’. De son côté, ‘’Liberté’’ note un « boycott des initiatives contre le régime » et souligne le « grand mystère autour de cette attitude rédhibitoire » des Togolais.
Pour ‘’Echos du pays’’, la « maigre mobilisation des populations relance la question de la méthode politique ». ‘’Vérité des Peuples’’ recommande de « tirer les leçons de cet échec ».
« Jean-Pierre Fabre impuissant face au défi de mobilisation de l’opposition réclame une audience à Faure Gnassingbé », souligne ‘’Forum de la Semaine’’. Quant à ‘’Le Bâtisseur’’, il se demande si « la répression militaire est la solution aux problèmes sociaux ». ‘’Le Perroquet’’ lui, relève une certaine « insouciance au sommet de l’Etat », car pendant que les crises sociales se multiplient, le pouvoir RPT/UNIR est plus préoccupé par l’organisation des rencontres internationales.
Au surplus, ‘’Liberté’’ annonce la naissance d’un « flambeau citoyen », cet autre mouvement créé pour « provoquer chez les Togolais la volonté de sortir de leur léthargie » pour dénoncer mauvaise gouvernance politique, économique et sociale instaurée par le régime en place.
‘’Le Rendez-vous’’ propose un dossier sur la gestion de l’or noir au Togo. A l’en croire, dans cette activité, l’Etat est en même temps « juge et partie ». Aussi, explique-t-il que « des mélanges toxiques dangereux mais non interdits » se font en eaux profondes sur la côte togolaise et se « déplacent à la pompe ».
Le Service de Presse/HAAC