Le Président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), M. Pitang Tchalla, a procédé le mercredi 03 mai 2017 à la maison de la presse à Lomé, au lancement des manifestations organisées dans le cadre de la célébration de la 24è édition de la journée internationale de la liberté de presse.
Les activités prévues à cet effet ont pour référent le thème retenu cette année: « Des esprits critiques pour des temps critiques : le rôle des médias dans la promotion de sociétés pacifiques, justes et inclusives ».

En présence des honorables membres de l’instance de régulation, des responsables des associations de la presse et des professionnels des médias, le Président de la HAAC a, dans son discours d’ouverture, exhorté les acteurs du monde de la communication à faire preuve de responsabilité dans l’exercice de leur profession et surtout à relever les défis liés à l’indépendance de leur métier, à la professionnalisation, à la bonne gouvernance, à la déontologie et à l’éthique ainsi qu’aux technologies de l’information et de la Communication. « La HAAC restera aux côtés des journalistes, dès lors qu’ils auront fait leur métier, dans les règles de l’art, car chacun des neuf conseillers est convaincu que ‘’la liberté de la presse ne s’use que lorsqu’on ne s’en sert pas’’», a déclaré M. Pitang Tchalla.
Comme de coutume, l’Observatoire Togolais des médias (OTM) a dressé le rapport sur l’état de la presse depuis l’édition précédente. Dans l’ensemble, explique-t-il, l’on retient à l’heure du bilan que les efforts ont été accomplis dans le sens de l’amélioration de la prestation des médias, même s’ils restent insuffisants. Aussi, à en croire le tribunal des pairs, les journalistes et techniciens de la communication exercent-ils dans un environnement difficile marqué par des dérapages de toute sorte, le manque de confraternité et dans lequel leur sécurité n’est pas toujours garantie.
En vue d’aider les médias à jouer pleinement leur rôle, l’OTM recommande, entre autres, au gouvernement d’intégrer la presse comme un instrument majeur du développement. A la Haute Autorité, l’organe d’autorégulation suggère de privilégier la pédagogie à l’endroit des professionnels des médias qui eux-mêmes doivent respecter au pied de la lettre les règles qui régissent leur secteur. Le président de l’OTM, Aimé Ekpé, a également appelé à une unité d’actions des associations de la presse.
Pour leur part, le représentant du ministre de la Communication, les représentantes du centre d’information des Nations Unies et de la Fondation Friedrich Ebert ont respectivement émis le vœu que les médias togolais soient un levier sûr de l’émergence du pays, se transmutent en véritables entreprises de presse, qu’ils bénéficient de la protection requise afin d’apporter leur pierre à la construction d’une société paisible et informée.

Quant à la Secrétaire Général de l’Union des Journalistes Indépendants du Togo (UJIT), Patricia Adjisseku, non contente de plaider pour la signature d’une convention collective en faveur des hommes et femmes des médias, elle a aussi eu une pensée pour les journalistes qui ont perdu leur vie ou qui sont actuellement privés de liberté dans l’exercice de leur profession.
Plusieurs activités, dont des conférences débats, sont programmées à l’occasion de cette journée internationale de la liberté de presse.
Le Service de Presse/HAAC