Dans leur livraison du jour, les publications évoquent la célébration hier de la journée internationale de la liberté de presse. Elles reviennent également sur le deuxième colloque organisé par le CAP 2015 sur l’alternance politique en Afrique et la visite de Nana Akufo-Addo à Lomé.
Journée internationale de la liberté de presse au Togo
Le thème retenu cette année est : « Des esprits critiques pour des temps critiques : le rôle des médias dans la promotion de sociétés pacifiques, justes et inclusives ». Au Togo, l’évènement a été marqué par une conférence débat organisée hier à la Maison de la presse par l’Union des Journalistes Indépendants du Togo et dont l’ouverture a été assurée par le président de la HAAC.
Dans son discours de circonstance, M. Pitang Tchalla a exhorté les acteurs du monde de la communication à faire preuve de responsabilité dans l’exercice de leur profession et surtout à relever les défis liés à l’indépendance de leur métier, à la professionnalisation, à la bonne gouvernance, à la déontologie et à l’éthique ainsi qu’aux technologies de l’information et de la Communication.
Avant le démarrage de cette conférence débat, un rapport sur l’état de la presse togolaise de mai 2016 à mai 2017 a été présenté par l’Observatoire Togolais des Médias. Selon le document, écrivent ‘’Echos du Pays’’, « la presse togolaise évolue dans un cadre juridique des plus libéraux d’Afrique francophone avec un code de la presse et de la Communication dépénalisé depuis 2004 ». Seulement, explique l’OTM, « les acteurs, praticiens et régulateurs gèrent approximativement cette situation ». Conséquence, c’est la porte ouverture aux dérapages de toute sorte, à l’amateurisme et à la remise en cause de la règle de la confraternité.
‘’Waraa les Vainqueurs’’ s’intéressent également au sujet. Ils ajoutent qu’il ressort du rapport dressé par le tribunal des pairs que le Togo a marqué une avance cette année en passant de la 88è à la 86è place en matière de respect de la liberté de presse, selon le classement de Reporter sans Frontières. Mais pas seulement. Tout comme l’UJIT, l’OTM déplore cependant des points noirs dans l’environnement médiatique avec le retrait des fréquences à LCF et à City FM ainsi que les violences subies par certains journalistes dans l’exercice de leur métier.
‘’Togomatin’’ lui, fait observer que les revenus tirés de la vente des journaux se révèlent insuffisants pour la plupart des tabloïds, « d’où parfois le recours à des tiers pour supporter le fonctionnement d’une parution ». Cette pratique est un véritable « handicap de la presse togolaise qui tarde à prendre son envol pour devenir réellement une presse libre et indépendante », insiste le bihebdomadaire.
2è édition du colloque du CAP 2015
Ce rendez-vous dédié à l’alternance politique en Afrique s’est achevé en fin de semaine dernière à Lomé avec de « grandes résolutions et recommandations » que publie ‘’Le Correcteur’’. Entre autres, l’exhortation à « faire face à l’oppression de régimes autocratiques » et la mobilisation pour obtenir les réformes. Le bihebdomadaire donne également la parole à l’un des panélistes de cette rencontre, Francis Kpatindé. L’ancien directeur de la rédaction de Jeune Afrique vante les bienfaits et vertus de la démocratie.
Pour leur part ‘’Waraa les Vainqueurs’’ jettent un regard inquisiteur sur le contenu même de ce colloque pour faire constater que sa trame de fond n’a pas varié d’un iota par rapport à celle de la première édition. Le confrère en conclut que le chef de file de l’opposition « n’a plus rien à offrir aux Togolais », d’où cet appel à Jean-Pierre Fabre de « se cacher pour un temps afin de méditer sur la stratégie efficace » de conquête du pouvoir.
Il faut préciser que Francis Kpatindé s’est également prononcé sur les deux programmes parallèles élaborés à l’occasion de la célébration du 57è anniversaire de l’indépendance du Togo. Un seul discours, en l’occurrence celui du président de la République aurait dû suffire, a-t-il opiné, mais cela n’a pas été le cas. Toute chose qui fait dire à ‘’Echos du Pays’’ que « le fait de commémorer dans la division cette fête hautement symbolique pour la nation togolaise, témoigne malheureusement le degré de méfiance, de haine et de mésentente au sein de la classe politique togolaise ».
De son côté, ‘’Liberté’’ revient sur l’adresse du Chef de l’Etat à la nation à l’occasion de l’accession du Togo à la souveraineté internationale. Le quotidien croit savoir que Faure Gnassingbé en a profité pour passer un « message implicite » qui est en fait « révélateur de son état d’esprit ». Ce message, relève le journal c’est « l’appui sur les forces de défense et de sécurité » adossé à la « fermeté ».
Toujours en rapport avec la célébration du 57è anniversaire de l’indépendance du Togo, ‘’Liberté’’ estime que certaines décorations posent problème, car leurs bénéficiaires sont controversés, à l’instar du major Kouloun et du ministre Ninaso Gnofam.
Dans le reste de l’actualité, les confrères abordent la visite à Lomé de Nana Akufo-Addo qui a été naturellement reçu par son homologue togolais Faure Gnassingbé. Le président Faure et son hôte ont effectué des visites de terrain au poste de contrôle juxtaposé à Noépé et au port Autonome de Lomé, rappelle ‘’Togo-Presse’’.
‘’Liberté’’ note que « le bien élu et le mal élu sont ensemble ». C’est une « leçon de bonne gouvernance » qu’a faite le président ghanéen à son frère togolais en arrivant dans la capitale togolaise par voie terrestre, indique ‘’Le Correcteur’’ qui reproche à Faure Gnassingbé d’être le « symbole d’une gouvernance sans relief » et de toujours voyager en avion même pour aller à Atakpamé, Vogan ou à Kpalimé.
Qu’à cela ne tienne, pour sa première visite officielle, Nana Akufo-Addo a « choisi » le Togo, observe ‘’Chronique de la Semaine’’. Les deux hommes d’Etat sont « favorables à la promotion de l’économie numérique », souligne ‘’Togomatin’’.
Le Service de Presse/HAAC