Les journaux parus ce mardi reviennent largement sur l’élection de Faure Gnassingbé à la tête de la CEDEAO.

‘’Le Combat du Peuple’’ sur la première marche de cette revue. Le confrère revient sur les démarches entreprises par l’OTM dans le but de jouer les médiateurs entre Jean-Paul Agboh-Ahouélété et Lucien Messan. La publication pointe un « deux poids deux mesures » de l’instance d’autorégulation qui n’a rencontré que l’un des protagonistes. « Le comportement du président de l’OTM n’est pas sain parce que M. Ekpé est sorti du cadre légal de sa mission en voulant régler en catimini un dossier qui est déjà tombé dans le domaine public ».

Tout en remerciant et félicitant le président et les membres de la HAAC qui ont su régler le différend « avec responsabilité », le tabloïd accuse le Tribunal des pairs d’un « parti pris en faveur de M. Agboh-Ahouélété ».

Le 51è sommet ordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) s’est achevé il y a quelques jours à Monrovia au Libéria. Ainsi qu’informe ‘’Nouvelle Opinion’’ plusieurs sujets étaient au centre de ce rendez-vous de haut niveau, à l’instar de « la nécessaire réforme des instances de fonctionnement, la question de l’intégration régionale, le bilan de la situation économique, la question de la stabilité régionale et de la lutte contre le terrorisme ».

Ce qui aura le plus marqué ce sommet c’est l’élection de Faure Gnassingbé au poste de président en exercice de la CEDEAO. Le chef de l’Etat togolais succède ainsi pour un an à son homologue libérienne Ellen Johnson Sirleaf. Dans la foulée, Faure Gnassingbé, loin de se complaire dans l’autosatisfaction a « aligné ses priorités pour la communauté », indique ‘’L’Union pour la Patrie’’.

‘’Togo-presse et ‘’L’Eveil de la Nation’’ confirment que le président togolais n’a pas eu le temps de gamberger, puisqu’il a « pris l’engagement de faire des sauts qualitatifs vers ce qu’il a qualifié d’’’objectif unique’’ pour faire de l’organisation communautaire une CEDEAO des peuples ». « Il nous faudra sans plus tarder enlever les dernières barrières au brassage et à l’imbrication de nos populations, responsabiliser notre jeunesse en encourageant sa mobilité économique dans l’espace régional, mettre à contribution nos hommes d’affaires, mettre à profit nos potentiels démographiques, miser sur l’agriculture et l’industrialisation », dira-t-il dans des propos rapporté dans ‘’L’Audience’’.

Il est à noter que le sommet s’est déroulé en présence d’un invité de marque, le Premier ministre israélien. Selon ‘’Forum de la Semaine’’, Benjamin Netanyahu était allé « faire la cour » aux Etats ouest africains afin qu’ils participent au prochain sommet Afrique-Israël prévu en octobre à Lomé.

De son côté, ‘’L’Alternative’’ tire la sonnette d’alarme sur les « liaisons dangereuses » que Faure Gnassingbé, et partant le Togo, entretient avec l’Etat hébreu. Ce rapprochement, assure le bihebdomadaire peut contenir les « germes » de la mésentente avec certains pays africains, autant qu’il peut exposer le Togo aux agissements peu recommandables de certains ‘’ennemis’’ d’Israël.

‘’Liberté’’ qui évoque une « bagarre entre gardes togolais et israéliens selon la chaîne de télévision i24 news », questionne le message que la CEDEAO a à l’endroit des peuples en lutte pour la démocratie et l’alternance. Le confrère estime que le choix porté sur le chef de l’Etat togolais « fait désordre », car il n’est pas le « parangon de vertu démocratique ».

Rappelant que l’ANC avait tenté de mettre la pression sur les dirigeants des pays membres de la CEDEAO afin que Faure Gnassingbé ne soit pas élu président, ‘’Le Combat du Peuple’’, assure que c’est un « échec politique cuisant pour ce parti politique et ses dirigeants qui n’ont jamais cessé de faire preuve de naïveté dans le cas d’espèce ». Du reste, l’hebdomadaire demande à Faure Gnassingbé de « marquer positivement son mandat à la tête de la Communauté en posant des actes concerts » de sorte que le Togo puisse en « tirer les dividendes ».

Pour sa part, ‘’Golfe Info’’ pense que Faure Gnassingbé à la présidence de la Communauté ouest-africaine c’est un « exercice risqué » pour lui dans la mesure où il y accède à une « période assez délicate marquée par l’épineux problème de l’adhésion du Maroc, une certaine guerre de leadership en son sein et par la gestion des intérêts stratégiques, parfois contradictoires, pour ne pas dire antagonistes de ses membres ».

Le Service de Presse/HAAC

By ouro

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