L’élection de Faure Gnassingbé à la tête de la CEDEAO cristallise toujours l’actualité des livraisons de ce mercredi.
Les Chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont tenu la session ordinaire de l’organisation le 04 juin dernier à Monrovia, capitale Libérienne. Plusieurs décisions phares ont été prises parmi lesquelles « la désignation du Chef de l’Etat togolais Faure GNASSINGBE comme président en exercice de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernements de la CEDEAO pour une durée d’un an », informe ‘’Tingo-Tingo’’
« J’accepte avec humilité et j’en mesure les défis », a déclaré Faure Gnassingbé après sa désignation, propos rapportés par ‘’Le Messager’’ qui ajoute que, la situation en Guinée-Bissau est le grand dossier qui attend le nouveau Président. Mais pas seulement, « Sécurité, Economie et Diplomatie : les défis de taille qui attendent Faure Gnassingbé à la tête de la CEDEAO », renchérit ‘’Le Libéral’’ qui opine qu’au-delà de tout, « l’élection du Président Faure Gnassingbé à la tête de la CEDEAO comme président en exercice reste un succès diplomatique supplémentaire pour le Togo qui en a beaucoup engrangés ces dernières années. »
Désigné comme Président en exercice de la CEDEAO, « les choses marchent pour Faure », s’exclame ‘’Fraternité’’
Mais, cette désignation de Faure Gnassingbé n’est pas du goût de certains opposants togolais. C’est le cas de Jean-Pierre Fabre qui trouve que « la désignation de quelqu’un qui met en danger la paix dans la région comme président n’est pas normale »
De même, ‘’Liberté’’ offre à lire que « Faure Gnassingbé choisi par ses pairs pour prendre les commandes de la CEDEAO, cette décision a de quoi étonner car l’homme est loin d’être un parangon de vertu »
En tout cas, une présence était remarquable à ce sommet de la CEDEAO. C’est celle du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou qui « entame la mobilisation pour le sommet Afrique-Israël », pense ‘’Le Magnan Libéré’’. La preuve, poursuit-il « M.NITANYAHOU a invité les pays de la CEDEAO à faire massivement le déplacement de Lomé pour le sommet ».
‘’Economie et Développement’’ fait pour sa part l’historique de la création de la CEDEAO et renseigne qu’elle est « créée en 1977 dans un but purement économique. Elle devait, selon les termes officiels de l’organisation, favoriser la croissance économique et le développement de l’Afrique de l’ouest ».
Sur un sujet différent, ‘’Courrier de la République’’ revient sur la problématique des réformes constitutionnelles et institutionnelles et trouve que le refus d’opérer ses réformes témoigne « de la mauvaise foi du pouvoir ». Le journal se demande également « pourquoi les chamboulements qui ont été imposés à la constitution en 2002 et 2005 en l’espace de quelques heures deviennent laborieux voire quasi-impossible pour des réformes inscrites par l’APG en 11 ans bientôt ? »
Tout à fait autre chose, ‘’Le Magnan Libéré’’ s’intéresse à la Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET) qui traverse une zone de turbulence. A en croire le confrère, cette société est confrontée au problème de manque « de personnel pour la distribution des factures. (…), après des investigations, il s’est avéré que la CCET est sous le poids des dettes qui la fait couler au jour le jour. La situation devient inquiétante surtout que, l’administration elle-même ne paie pas le courant et que ce courant est acheté à 250 F CFA pour être vendu à 140 F CFA. » Quand la CEET prend en charge les frais de fonctionnement du Contour Global, « comment veut-on qu’elle s’en sorte ? », s’interroge le tabloïd.
Par ailleurs, ‘’Liberté’’ commet un article sur la décentralisation et renseigne que des communes sont créées sur fond de tribalisme et de conservation du pouvoir. Le quotidien privé pense donc qu’il y’a un « nouveau coup de force du régime en perspective ».
Dans le reste de l’actualité, certains confrères évoquent le licenciement « sans motifs » des employés de CIT-Communication Sarl, société chargée de la distribution en détails des produits de télécommunication de Togo Cellulaire.
Le Service de Presse/HAAC