Dans leur livraison du jour, les journaux évoquent les suites de l’arrestation de certains étudiants sur le campus universitaire de Lomé.

 Suites de l’arrestation des étudiants à l’université de Lomé

Ces étudiants avaient été arrêtés au cours d’une assemblée générale qu’ils tentaient d’organiser à l’effet de réclamer de meilleures conditions de vie et d’études. Il leur est reproché entre autres, la rébellion et la dégradation de biens publics et privés ainsi que la mise à feu à un véhicule privé lors de la manifestation, renseigne ‘’Liberté’’.

Devant la gravité des charges qui sont retenues contre eux, ils sont passés en procès hier lundi et sept parmi eux ont été libérés, rapporte le quotidien privé qui précise que deux étudiants dont le meneur du mouvement, le président de la Ligue Togolaise des Etudiants (LTDE) restent en prison et pourraient être jugés sous huitaine.

‘’L’Alternative’’ revient sur ce qu’elle considère comme la « sauvagerie policière » à l’université de Lomé. « Entre mensonge et manipulations : le Prof Dodji Kokoroko recourt à la force brute pour violenter les étudiants », dénonce le bihebdomadaire. A l’en croire, le président de l’Université de Lomé, cet « intellectuel », a dit des « contrevérités qui scandalisent toute la République ».

Selon ‘’L’Audience’’ la crise estudiantine perdure du fait de la « mal compréhension » de ce que c’est que le temple du savoir. Pendant ce temps, le Pacte Socialiste pour le Renouveau (PSR) « exige la libération sans condition des étudiants encore en détention », mentionne ‘’Liberté’’.

De son côté, ‘’Le Médium’’ pense qu’au-delà de la « descente » des forces de sécurité sur le campus universitaire, il faut « dénoncer » et condamner les « intoxications » orchestrées par certains sur les réseaux sociaux dans l’unique dessein d’inciter les populations à se « soulever contre l’autorité publique ».

Sur un tout autre sujet, Robert Dussey revient dans les colonnes de ‘’Forum de la Semaine’’ sur l’élection du chef de l’Etat togolais à la présidence tournante de la CEDEAO. « Le choix porté sur le président Faure est d’abord lié à ses qualités personnelles, notamment celle d’écoute, son sens du consensus, du compromis et du pragmatisme politique », explique le ministre des Affaires étrangères. C’est une perte de temps que de revenir chaque fois sur ce choix porté sur le numéro un togolais, car « tout le monde peut diriger la CEDEAO », écrit ‘’Sika’a’’. « Nous comprendrions nos compatriotes s’ils lançaient par exemple un grand débat sur comment le Togo peut profiter de la CEDEAO pour avoir le développement et la prospérité. Mais passer le temps à discuter sur cette distinction honorifique que Faure va assumer c’est comme si nous n’avions rien d’autre à faire que de laver la tête d’un singe, juste pour gaspiller le savon », commente le magazine satirique.

Me Dodji Apévon opine sur la question. Pour le président des Forces Démocratiques pour la République (FDR), l’élection de Faure Gnassingbé à la tête de la CEDEAO lui « impose » des obligations supplémentaires. Il doit se « montrer crédible en commençant par poser dans son propre pays des actes qui vont dans le sens de l’alternance et de la bonne gouvernance, à l’instar de la mise en œuvre de réformes politiques, notamment la limitation du mandat et l’adoption du mode de scrutin à deux tours », indique le journal.

Seulement, le confrère constate que la limitation du mandat présidentiel est la pomme de discorde entre le pouvoir qui exige que l’on fasse tabula rasa en ce qui concerne le nombre de mandats déjà effectués par son champion et l’opposition qui veut que cette limitation soit appliquée ici et maintenant de sorte que Faure Gnassingbé soit mis hors de la compétition électorale.

Toujours en politique, ‘’L’Audience’’ donne à savoir que lors de la tournée du CAR à l’intérieur du pays, les militants de Dapaong ont chargé le président du parti, Me Yaovi Agboyibo, de rassembler l’opposition togolaise divisée pour dire le moins. L’union de l’opposition, c’est également ce que tentent le CAP 2015 et le groupe des six. Les deux entités se sont mises ensemble dans le but d’amener le pouvoir à concéder les réformes. Seulement, cette dernière union en date laisse douteux Gerry Taama lui-même opposant. Le président du NET pense que les mêmes causes produisant les mêmes effets, les raisons qui ont conduit à l’échec des regroupements précédents risquent d’acter l’insuccès de ce rapprochement-ci.

Dans un registre différent, ‘’Sika’a’’ regrette que les Togolais ne soient pas encore sortis de l’auberge des inondations, malgré certains travaux de canalisation. Comme pour témoigner de son soutien aux populations victimes de ces sinistres, le président Faure Gnassingbé a offert des dons. Mais selon ‘’Liberté’’, ce geste n’a pas atteint toutes les populations qui ont subi les dégâts des eaux et certaines auraient montré leur mécontentement. A ces dernières, le tabloïd suggère, non sans une pointe d’ironie, de « prier pour que les pluies tombent plus et qu’il y ait plus d’inondations dans leurs quartiers, dans leurs maisons, comme ça ‘’Faure-vi’’ va penser à eux ».

Autre chose, ‘’Liberté’’ met côte à côte les pratiques démocratiques de la France et du Togo pour en arriver à la conclusion selon laquelle pendant qu’en France une belle page de l’histoire est en train de s’écrire avec Macron, au Togo, le pouvoir fait tout pour maintenir le peule dans la « ‘’démocrature’’ des Gnassingbé ». ‘’Forum de la Semaine’’ précise que deux Togolais, membres du parti ‘La République en marche’ de Macron ont été élus députés dimanche dernier. ‘’Liberté’’ les conseille de ne surtout pas tenter d’avoir des ambitions présidentielles dans leur pays d’origine, car ils risquent de connaître le même sort que Kofi Yamgnane.

Au surplus, ‘’Liberté’’ s’intéresse à certaines « pratiques de mauvaises gouvernance » au Togo. Parmi elles, les séminaires et ateliers. Au total, il en a eu 908 en 2016 pour un coût global de 3,6 milliards de FCFA, précise-t-elle. La publication croit savoir que c’est le créneau idéal pour « détourner les deniers » publics et « s’enrichir ». Des pratiques qui, insiste-t-elle, se font avec l’accompagnement des institutions onusiennes, des ambassades et des organisations non gouvernementales.

Et puis, ‘’L’Alternative’’ se fait l’écho d’une lettre ouverte adressée au ministre de la Santé : « Monsieur le ministre, les morts évitables, nous les subissons chaque jour et cela devient de plus en plus insupportable », déplore la lettre. Le bihebdomadaire qui note que le projet de loi portant création des communes au Togo « ne passera pas avec l’ANC » commet également une chronique sur Gilchrist Olympio. Le président de l’UFC pense que le combat politique ne doit plus se faire dans la rue. Il n’en fallait pas plus pour que le journal parle des « cruelles naïvetés d’un homme qui ne sait pas rougir de ses faiblesses et de ses vanités ».

Le Service de Presse/HAAC

By ouro

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *