La tournée de la commission de réflexion sur les réformes cristallise l’actualité ce lundi.

La commission chargée de la mise en œuvre des réformes continue son périple à l’intérieur du pays. C’est avec peine que ce dont l’équipe d’Awa Nana est porteur passe dans l’opinion. Il y a une aversion affichée face à cette démarche. La preuve, le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) « assiste amusé et inquiet à ce qui se révèle aux yeux des responsables de ce parti, un folklore », écrit ‘’Courrier de la République ‘’. Le parti des déshérités a toujours dit ne pas donner sa caution à une quelconque mission qui sortirait du cadre légal défini par l’Accord Politique Globale (APG) ; « Le CAR désavoue la commission des réformes et met en garde Faure », ajoute-t-il

Sur le même sujet, ‘’Courrier de la République’’ trouve drôle que ces bradés de diplômes et connaisseurs qui composent la commission aillent « s’enquérir auprès de la masse composée de paysans, de petits commis et autres de leurs points de vue sur cette question essentielle que sont les réformes. »

A vrai dire, la tournée de la commission dans la majorité des préfectures se déroule sans aucune anicroche. Les populations s’expriment librement et sans crainte et donnent leurs avis sur les réformes. Il est vrai que certaines étapes ont été plus mouvementées comme à Mango et à Kara ou la colère et le désespoir liés aux conditions de vies et aux difficultés diverses ont été exprimés de façon véhémente. Généralement, les invectives et autres attaques personnelles ne vont pas plus loin que des mots sortis de la bouche de ceux qui les profèrent. « Mais à Sokodé, les populations présentes à la grande salle du centre communautaire de la ville ont fait le pire (…) en terme de compétition, elles ont remporté la palme de l’intolérance et de la mauvaise foi, bouchées comme l’étaient et ne voulant rien entendre», observe ‘’l’Union’’

Pour la population de Sokodé, c’est « le retour en l’état de la constitution adoptée par référendum en septembre 1992 ou rien », rapporte le journal. Par contre, « la préfecture de l’Est-Mono refuse les réformes, souligne-t-il. Cette préfecture serait-elle une exception dans ce Togo ou le Chef de l’Etat travaille comme un forcené pour résoudre les innombrables problèmes qui atterrissent chaque jour sur son bureau ? S’interroge ‘’L’Union’’

‘’Le Correcteur’’ trouve que la commission de réflexion sur les réformes a été humiliée et analyse que « Awa Nana et sa bande sont en train de semer allègrement sans le vouloir les graines d’un soulèvement populaire »

‘’Nouvelle Opinion’’ pour sa part relevé les raisons qui expliquent les difficultés rencontrées par la commission au cours de sa tournée. « D’abord, la commission est formée d’hommes intellectuels (…) qui semblent mener un dialogue de sourds avec une masse qui n’a pas la même appréhension des reformes que la commission. » Ensuite, le confrère aurait souhaité que l’on intègre la jeunesse dans l’équipe pour éviter la frustration de ceux qui estiment que « non seulement les mêmes personnes âgées et des retraités sont toujours aux affaires au détriment des jeunes laissés sur le carreau, mais aussi, certains noms au sein de cette commission suscitent la colère des populations pour des raisons connues de tous ». Le tabloïd conseille finalement aux autorités compétentes de savoir bien jouer le jeu et de « rectifier le tir aux prochaines étapes s’il n’est pas encore trop tard »

Sur un sujet différent, ‘’Courrier de la République’’ informe qu’au moment où la commission poursuit sa tournée pour avoir l’avis des populations sur les réformes, plusieurs partis politiques optent pour des mobilisations populaires pour « faire plier UNIR ». Celui qui a mis la barre très haute est le leader du Parti National Panafricain (PNP). « Le 19 du mois en cours, le PNP sera dans les rues de manière synchronisée dans cinq (05) préfectures du Togo dont la Kozah, Assoli, Tchaoudjo, Anié et Lomé », fait savoir le journal qui ajoute que le PNP internationalise sa manifestation dans certaines villes africaines et occidentales.

Depuis un certain moment, des voix s’élèvent pour appeler au rapprochement entre le PNP et CAP 2015. « Une éventualité qui ne fait pas du tout rire au sein du sérail, et des manœuvres sont entreprises afin de tuer dans l’œuf l’avènement de cet attelage », renseigne ‘’Liberté’’

Par ailleurs, ‘’Hara Kiri ‘’ rapporte certains propos de Gilbert Bawara qui s’est prononcé sur l’actualité politique du Togo au cours d’un échange avec la presse. Sur la question des réformes, M. Bawara « soutient que les réformes politiques constitutionnelles et institutionnelles réclamées par la classe politique de l’opposition interviendront à coup sûr ». Il s’est inquiété des propos et des discours « ethnocentristes » que tiennent certains responsables politiques. « Il classe parmi ces leaders politiques à relents tribalistes, le président du Parti Nation Panafricain et le met en garde contre une remise en question de la cohésion et de l’unité du pays. », écrit le confrère.

Pour ‘’Le Correcteur’’, « Bawara a confirmé que le régime ne pense qu’à la conservation du fauteuil présidentiel ».
Tout à fait autre chose, ‘’Le Combat du Peuple commet un article sur la transformation du groupe Togotélécom en Togocom et titre : « Mme CINA LAWSON, la ‘besacière’ hors pair, persiste dans son narcissisme ». L’article qui n’est que la suite d’un autre publié la semaine passée parle de « la mauvaise foi de Cina et des frères AQUEREBURU dans ce dossier opaque puisque la mère de Cina est née AQUEREBURU ».

« Parlant des accointances tendancieuses entre Cina et les AQUEREBURU, il se trouve que le cabinet de Me Alexis AQUEREBURU qui n’avait point soumissionné à l‘appel à manifestation d’intérêt ouvert en vue de retenir le cabinet devant gérer le volet juridique de la transformation, a été, au final, coopté par le ministère à pieds levé, en violation de toutes les règles en la matière », explique l’hebdomadaire.

En outre, ‘’La voix du Peuple’’ s’intéresse à la saisie d’importants stocks d’éthanol par la Gendarmerie Nationale et affiche à sa une : « Le couple Yark et Massina, terreur des criminels ». Le confrère salue « la bravoure, l’abnégation, la vaillance des forces de sécurité togolaise » et souhaite vivement que « le couple Yark-Massina œuvre pour libérer le pays des cybercriminels et des criminels du foncier togolais »

Dans le reste de l’actualité, des confrères reviennent sur la fusillade hier à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso.

Le Service de Presse/HAAC

By ouro

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