En levée de rideau, ‘’Liberté’’, ‘’Le Libéral’’, ‘’Le Dialogue’’ et ‘’La Lanterne’’ se font l’écho de la rencontre d’échanges que la HAAC a eue avec la CENI lundi dernier. Une rencontre à l’effet de dynamiser la collaboration entre les deux institutions.

Le président de la République est de plus en plus visible sur le terrain auprès des populations. Ces dernières semaines, il a sillonné plusieurs localités pour lancer les travaux d’intérêt public ou pour inaugurer certains ouvrages. Sa dernière sortie l’a emmené dans la préfecture de l’Est-Mono où il a posé la première pierre pour la construction de l’institut de formation agro-développement, informent ‘’Le Libéral’’ et ‘’Le Dialogue’’. ‘’Tingo Tingo’’ constate donc que c’est le mandat social qui « s’accélère ». Mandat social ou pas, ‘’Le Magnan Libéré’’ lui, fait observer que pendant que Faure Gnassingbé « travaille, l’opposition se complait dans la rue ».

Parlant de l’opposition, elle continue de mettre la pression à travers ses manifestations tout en exigeant la satisfaction de certains préalables avant la tenue du dialogue. Le pouvoir a posé certains actes allant dans ce sens. Sauf que lorsqu’il fait « quelques pas en avant », il réalise « deux bonds en arrière », souligne ‘’Liberté’’. A preuve, remarque le quotidien privé, après avoir libéré certains manifestants et fait retirer les forces de défense de la ville de Sokodé, il a « interdit » le passage devant l’Etat-major des FAT. A cela, il faut ajouter les « violences » commises sur les manifestants samedi dernier alors qu’ils revenaient de la marche, poursuit-il.

Sur l’interdiction de passer devant l’Etat-major, ‘’Le Magnan Libéré’’ assure qu’il ne fait pas bon de se vêtir en rouge ou en Orange ces derniers temps, car vous risquez de vous faire « violenter ». « Devrait-on réviser notre garde-robe pour supprimer tous les habits à ces couleurs-là ? Où se trouve donc la liberté de manifestation ? »  s’interroge le confrère.

‘’La Dépêche’’ aussi se questionne : « Qui a donné l’ordre de dresser le barrage de 3K, de faire sortir les miliciens et de bastonner les militants de l’opposition rentrant chez eux ? » L’hebdomadaire croit savoir que « les auteurs de ses bastonnades appartiendraient à une cellule secrète qui s’oppose à toute évolution politique dans le pays et dont les membres seraient inquiets de la perspective du dialogue et surtout de la possible nomination de Pascal Bodjona, leur bête noire comme Premier ministre de la transition ».

Quoi qu’il en soit, « la répression des manifestants par la soldatesque aux réflexes faciles samedi dernier est un acte qui désert la politique d’apaisement de Faure Gnassingbé », opine ‘’La Lanterne’’. ‘’La Dépêche’’ fait le rapprochement entre ce qui s’est passé samedi et la survenue des incendies des marchés en avril 2012 à la veille de l’ouverture d’un dialogue politique. Toute chose qui avait contraint l’opposition réunie dans le CST à claquer la porte de ces pourparlers, car certains de ses responsables ont été accusés d’être derrière ces incendies. La publication croit savoir que c’est le « même scénario » que l’on a voulu rééditer la dernière fois. Et de se demander si ces adeptes du « statu quo opèrent avec la bénédiction de Faure Gnassingbé ou pas ». « Quand on chef, on porte les responsabilités tout seul. Il appartient au président de la République de faire preuve de fermeté », commente ‘’Sika’a’’.

En tous cas, Jean-Pierre Fabre a laissé entendre que si les manifestants de l’opposition continuent de subir la violence, la coalition risque de ne pas prendre part au dialogue. Cette posture du chef de file de l’opposition qui demande aussi l’arrêt des poursuites à son endroit témoigne de ce qu’il n’est pas disposé à aller autour de la table des discussions, note ‘’Le Dialogue’’ qui rappelle que les pourparlers sont, quoi que l’on fasse, le seul moyen de régler efficacement la crise politique au Togo. Pour sa part, ‘’Tingo Tingo’’ renseigne que ce dialogue pourra s’ouvrir d’ici le 10 décembre prochain avec une « implication » de l’ancien président béninois Yayi Boni.

De son côté, ‘’Le Triangle des Enjeux’’ signale que Faure Gnassingbé est « de plus en plus isolé » et explique que « certains de ses pairs ne veulent pas le rencontrer » à cause de sa volonté de « s’éterniser » au pouvoir. ‘’Fraternité’’ s’intéresse également au chef de l’Etat togolais et note le « contraste » qui réside dans le fait qu’il ne parvienne pas à résoudre la crise dans son propre pays mais se positionne comme médiateur en Guinée Bissau.

Sur un tout autre sujet, la presse du jour évoque l’indemnisation par le HCCRUN des victimes des violences politiques. « On indemnise, on recommence le crime et on fait pire », écrit ‘’Fraternité’’.

Le Service de Presse/HAAC

By ouro

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