Les journaux parus ce vendredi évoquent les manifestations interdites de la coalition des 14 partis de l’opposition et le sort du dialogue politique.

Ainsi que le rapporte ‘’La Lanterne’’ l’opposition avait appelé à des manifestations mercredi et jeudi derniers, mais celles-ci ont été « atomisées par les forces de l’ordre », puisque interdites par le gouvernement qui a expliqué ne pas vouloir se rendre « complice » de la violation des engagements pris dans le cadre des pourparlers politiques en autorisant la reprise des marches. Non seulement les manifestants ont été « réprimés », mais les leaders de la C14 ont été aussi visés par des tirs de grenades lacrymogènes, renchérit ‘’L’Alternative’’ qui dénonce les « méthodes d’un Etat voyou ».

‘’Liberté’’ parle de « barbarie et de tentative d’assassinat sur les leaders de la coalition » avant de questionner l’avis du groupe des 5 ambassadeurs occidentaux au Togo. « Devant tous ces faits, les Togolais attendent des représentants occidentaux dans notre pays qu’ils aient le courage de prendre la mesure de la situation et de tenir un langage de vérité à Faure Gnassingbé », souligne le quotidien privé. « Silence !!! On veut assassiner le chef de file de l’opposition avec du gaz lacrymogène », écrit ‘’Togoréveil’’. Dans tous les cas, « l’opposition déplore des blessés ». De son côté, le gouvernement « appelle au calme et à la retenue », signale ‘’Le Tonnerre’’.

Pendant ce temps, certains confrères s’intéressent à l’avenir du dialogue. C’est le cas de ‘’L’Eveil de la Nation’’ qui s’interroge : « la C14 vient-elle de prononcer le requiem du dialogue inter togolais ? » L’hebdomadaire observe que les discussions sont « en train de prendre dangereusement de l’eau » et mentionne que l’image du facilitateur est « trainée dans la boue par la coalition et le gouvernement ».

Parlant du gouvernement, sa position a été précisée par Gilbert Bawara qui, rappelle ‘’Togoréveil’’, « réitère la nécessité de faire aboutir les réformes en préservant l’ordre public ». Le ministre de la Fonction publique assure dans les colonnes de ‘’L’Eveil de la Nation’’ que la coalition a « rompu les soubassements du dialogue » et qu’ « il faut en tirer les conséquences ». ‘’Liberté’’ rappelle que le pouvoir aussi a violé ses engagements pris devant le facilitateur de suspendre le processus électoral. L’ancien Premier ministre, Edem Kodjo opine également sur la situation politique de son pays. « Il faut prendre le problème à bras le corps et le résoudre », recommande-t-il dans ‘’Le Tonnerre’’.

Dans les rangs de l’opposition, on met à l’index le gouvernement. Selon Mme Brigitte Adjamagbo qui s’est exprimée dans des propos relayés dans ‘’Le Canard Indépendant’’, « le gouvernement cherche un prétexte pour mettre fin au dialogue ». C’est pourquoi, le groupe des 14 appelle à une « impressionnante mobilisation » samedi prochain, informe ‘’Liberté’’. En outre, ‘’L’Alternative’’ donne à savoir que l’ex-ministre François Boko « soutient la lutte du peuple togolais ». Quoi qu’il en soit, « aucune cause ne doit menacer la paix au Togo », relève ‘’Togomatin’’.

A propos de la situation politique et du processus électoral, ‘’L’Eveil de la Nation’’ interroge ce qui « adviendra si les législatives ne sont pas tenues à bonne date ».

Par ailleurs, les publications se font l’écho de la série de rencontres initiée cette semaine par la HAAC à l’effet d’échanger avec ses partenaires. Elles rappellent que ces rencontres ont été l’occasion pour l’instance de régulation de rappeler à ses interlocuteurs un certain nombre de dispositions à respecter dans la droite ligne de sa mission.

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