Le processus électoral continue par alimenter l’actualité dans les colonnes des publications.

Après les opérations de recensement, place à une autre étape : l’audit du fichier électoral, informe ‘’Togomatin’’. Et ce sera l’affaire des experts en la matière commis par la CEDEAO et qui sont déjà à Lomé. Mais quel sera exactement le rôle de ces experts ? Ils sont venus « pour voir clair et sortir tout ce qui peut entacher la crédibilité du fichier », renseigne le quotidien privé. « L’intervention des experts a pour objectif principal de veiller à ce que l’ensemble des procédures mises en œuvre par la CENI pour la constitution du fichier électoral réponde aux normes et standards de transparence, de fiabilité et de crédibilité », renchérit ‘’Le Tonnerre’’.

Avec le travail d’audit des deux experts sur le fichier électoral, ‘’L’Eveil de la Nation’’ se demande si l’on n’avance pas vers la « validation » par la CEDEAO du recensement électoral tel que conduit par la CENI. Là-dessus, ‘’Togomatin’’ écrit : « aujourd’hui, l’envoi des deux nouveaux experts auprès de la CENI pour l’audit du fichier sonne comme un désaveu pour la coalition » qui a appelé au boycott du recensement. Le son de cloche est tout autre dans ‘’Nouvel Echo’’. Selon le journal, « si l’on considère l’audit comme étant l’évaluation de tout le processus du recensement en vue de s’assurer de la qualité et de la fiabilité du fichier obtenu, on ne saurait dire que l’expertise que recommande la CEDEAO est ipso facto une caution à la CENI, moins encore au recensement qu’elle a organisé ».

De son côté, ‘’L’Alternative’’ estime que le fait même d’accepter de procéder à l’audit du fichier avec un recensement auquel la C14 n’a pas pris part, sonne comme une « contradiction » de la CEDEAO par rapport à sa feuille de route qui a recommandé la mise sur pied d’une CENI paritaire. Pour ‘’Liberté’’, le démarrage de l’audit du fichier électoral charrie « enjeux et questions légitimes ». Au nombre des questionnements : « le régime qui tient à régenter le processus va-t-il mettre en œuvre les recommandations qui seront formulées ? » Par ailleurs, le quotidien privé se demande si l’audit ne va pas « impacter » la date de la tenue des législatives, attendu que « les observateurs avisés évoquent plusieurs mois » comme durée de cette tâche.

Dans tous les cas, « les Togolais se disent être sûrs qu’il y aura une seconde phase de recensement pour permettre à toutes les parties et à tous les acteurs de prendre une part active dans ce processus d’organisation des élections législatives », écrit ‘’Nouvel Echo’’. ‘’L’Eveil de la Nation’’ abonde un peu dans le même sens. « La porte de sortie pour l’opposition radicale est de négocier une session de rattrapage pour un enrôlement rapide de deux ou trois jours. Ce que le pouvoir ne doit pas récuser, car une élection sans la C14 n’aura aucun crédit et nous reculera davantage des solutions pour une sortie de crise », opine le confrère.

Ainsi, les élections ne pourront se tenir le 20 décembre, assure ‘’Nouvel Echo’’. Dans tous les cas, il y a des « incertitudes à l’horizon », mentionne ‘’L’Alternative’’. « Après 2005, la CEDEAO trahit-elle à nouveau le peuple togolais ? » s’interroge ‘’Vision d’Afrique’’.

Dans un tout autre registre, les journaux parus ce vendredi renseignent que le Togo a réalisé de « grandes performances ». Il a gagné 19 places dans le classement 2019 de Doing Business et figure désormais dans le top 10 des « pays les plus réformateurs au monde ».

De surcroît, ‘’Liberté’’, informe que le Togo est « épinglé sur les nombreuses violations des droits de l’Homme » dans un rapport du Réseau Ouest Africain des Défenseurs des Droits de l’Homme et des Peuples (ROADDH). A en croire le tabloid, ledit rapport recommande « la libération des détenus politiques ».

Le Service de Presse/HAAC

By ouro

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