Les journaux parus ce vendredi évoquent les prochaines élections législatives.
Ainsi que le relève ‘’L’Union pour la Patrie’’, « le compte à rebours » pour la tenue des élections législatives a commencé. Le déclic est donné par la convocation du corps électoral pour le 20 décembre 2018 à travers un décret pris hier en Conseil des ministres. Trois (3) autres décrets toujours pris en Conseil des ministres fixent le montant du cautionnement à 100 mille francs CFA, précisent la date et l’heure de l’ouverture et de fermeture de la campagne électorale (du mardi 4 décembre 2018 à 00h00 au mardi 18 décembre 2018 à 23h59) et déterminent le vote par anticipation des forces de défense et de sécurité, soit 72 heures avant la date du scrutin.

Le quotidien national ‘’Togo-Presse’’ se fait l’écho de l’ensemble de ces décrets dans sa livraison du jour. En invitant les Togolais à aller aux urnes le 20 décembre, le gouvernement « prend ses responsabilités », assure ‘’L’Eveil de la Nation’’. Aussi, la presse du jour informe-t-elle que le 8è membre présenté par la C14, Francis Pédro Amuzun, a été élu hier par l’Assemblée nationale pour siéger à la CENI en lieu et place du représentant de l’UFC. L’Union des Forces de Changement qui, souligne ‘’L’Eveil de la Nation’’, « fait profil bas pour se conformer à sa vision ». Evoquant l’UFC, ‘’Le Libéral’’ parle d’« agneau sacrificiel ».

Malgré la confirmation de la date du 20 décembre, « les incertitudes demeurent », mentionne ‘’Le Canard Indépendant’’. La tenue des élections législatives le 20 décembre est une « illusion aveugle et tenace », pense ‘’Nouvel Echo’’ qui estime que « la feuille de route de la CEDEAO est un poison lent ». A en croire, le journal, avec la résolution de la crise politique togolaise par la CEDEAO, il y a « inquiétudes et suspense en permanence ».

Les incertitudes sont telles que, signale ‘’Le Canard Indépendant’’, « la CEDEAO est attendue ». L’organisation communautaire, au travers de son président, Muhamadu Buhari, révèle ‘’Le Rendez-vous’’, a fait parvenir à son homologue togolais, Faure Gnassingbé, « une lettre porteuse de mauvaises nouvelles » pour le régime. Selon l’hebdomadaire, Buhari veut, entre autres, « s’assurer que la feuille de route en cours d’exécution par Lomé est la même que celle signée le 31 juillet dernier par les chefs d’Etat ».

Tout semble aller vite après les échanges que le facilitateur Alpha Condé a eus avec les acteurs politiques togolais. Seulement, c’est le silence dans les rangs de la C14 et du pouvoir sur le contenu exact des discussions de Conakry, observe ‘’L’Alternative’’. Surtout du côté du pouvoir, renchérit ‘’Liberté’’. Vivement que le relevé de conclusions de cette rencontre soit publié pour situer l’ensemble de l’opinion sur les décisions prises, écrit ‘’L’Alternative’’.

Qu’à cela ne tienne, le président guinéen n’aurait pas été tendre avec la C14, rapporte ‘’Togoréveil’’. Il a été aussi dur avec le représentant permanent de la CEDEAO au Togo, Garba Lompo, ajoute ‘’Le Rendez-Vous’’. Ce représentant permanent est un « fossoyeur au service du pouvoir », commente ‘’L’Alternative’’ qui renseigne que le président nigérian Buhari va évoquer la « crise togolaise » avec Emmanuel Macron ce week-end à Paris.

Sur un tout autre sujet, les publications du jour reviennent sur le classement Doing Business qui fait constater le bond réalisé par le Togo. Le pays « jubile mais il y a du chemin à faire », analyse ‘’Le Canard Indépendant’’. Dans la même veine, ‘’L’Alternative’’ fait observer que « tout n’est pas rose malgré les jubilations ».

En outre, ‘’L’Eveil de la Nation’’ et ‘’Le Messager’’ rappellent que la Cour Constitutionnelle est en séminaire-atelier dans la perspective des prochaines législatives

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