Dans leur livraison du jour, les publications évoquent le nouveau gouvernement et les marches de la coalition des partis de l’opposition.
- Gouvernement Klassou II
Selon ‘’L’Union pour la Patrie’’, à la manœuvre, le président de la République a joué une haute partition dans la formation et le déploiement de la nouvelle équipe gouvernementale. Et les 72 dernières heures ont été « non-stop » pour Faure Gnassingbé qui était sur la brèche, relève le bihebdomadaire.
‘’L’Alternative’’ elle, s’attarde sur l’annonce du gouvernement qui, selon elle, a été faite dans un « grand cafouillage ». Non content de relever que les décrets portant nomination du Premier ministre et composition du gouvernement ont été rendus publics au même moment, ce qui, d’après lui, laisse croire que ce n’est pas le chef du gouvernement qui a proposé les membres de son équipe, le tabloid note que l’appareil gouvernemental n’était pas complet dès sa publication. Commentaire du journal : « passer autant de temps pour désigner Komi Sélom Klassou comme Premier ministre et annoncer une équipe incomplète, il faut prendre ses responsabilités à la légère à la tête du pays pour en arriver là ».
Qu’à cela ne tienne, le gouvernement de Sélom Klassou a obtenu la confiance du parlement à l’issue de la déclaration de sa politique générale devant la Représentation nationale, rappelle ‘’Vérité des Peuples’’. Et d’ajouter à l’endroit des ministres qu’ils ont une « obligation de réussite » dans leurs missions. D’ailleurs, ces derniers n’ont pas perdu du temps après leur nomination ou reconduction. Dans la foulée, ils ont été conviés à un séminaire gouvernemental marqué par la présence effective du chef de l’Etat, précise ‘’Togo-Presse’’.
La plupart d’entre eux a pris fonction hier lundi au cours de cérémonies symboliques de passation de service, renseigne ‘’Togomatin’’. « Forts de ce quitus, les nouveaux serviteurs du peuple peuvent maintenant s’atteler à répondre aux exigences de leurs cahiers de charge. Naturellement, ceux qui ont été reconduits ne se feront pas prier pour poursuivre les chantiers sur lesquels ils étaient déjà engagés », explique le quotidien privé.
De son côté, ‘’L’Alternative’’ regrette que des ministres comme Ouro-Koura Agadazi, Ninsao Gonfam, Guy Madjé Lorenzo et Fiatuwo Sessenou, pourtant mêlés à des « scandales », aient quitté le gouvernement « en toute impunité ».
Pour sa part, ‘’Le Panafricain’’ s’attarde sur un membre du gouvernement, en l’occurrence Christian Trimua et rappelle que celui-ci avait été mêlé à un « scandale de tuerie de jeunes filles au Togo » et est également connu pour ses « propos virulents envers les leaders de l’opposition et les populations ». Conclusion du bimensuel : le nommer ministre des Droits de l’Homme est une « pure moquerie à l’endroit du peuple togolais ».
Il faut dire que la publication du gouvernement est intervenue quelques jours seulement après l’élection de l’honorable Yawa Tségan à la tête de l’Assemblée nationale. ‘’Le Tonnerre’’ parle de la « surprise du chef » dans le choix de cette inspectrice des impôts que personne de voyait au perchoir. Dans tous les cas, c’est un choix historique, dans la mesure où c’est la première fois depuis l’indépendance du Togo que l’hémicycle sera dirigé par une femme, relève ‘’Vérité des Peuples’’.
Lorsque ‘’L’Indépendant Express’’ observe le gouvernement et l’Assemblée nationale, il qualifie de « fade » la politique togolaise qui, selon lui, ressemble beaucoup plus à une « mise en scène » qui ne durera que 6 mois. Le journal croit savoir que si « les conditions de négociations sont réunies », il sera mis fin à tout ce « folklore » afin de « passer aux choses sérieuses ».
- Marches de la C14
« Le peuple était vent debout contre la dictature des Gnassingbé » samedi dernier dans les rues à travers le pays, écrit ‘’Le Panafricain’’. Ces marches se sont déroulées « entre le sabotage militaire et la résistance du peuple », précise ‘’L’Indépendant Express’’. ‘’Vérité des Peuple’’ constate que ces manifestations populaires n’ont pas drainé grand monde et questionne les mobiles de cette faible mobilisation : « est-ce la lassitude qui gagne les militants et sympathisants de la C14 ou les forces de l’ordre déployées sur le terrain qui ont amené les militants à avoir peur de sortir ? ».
C’est cette dernière raison qu’avance Mme Adjamagbo dans les colonnes de ‘’L’Alternative’’. Mais au lieu de s’en « réjouir, le pouvoir devrait plutôt s’inquiéter » de la faible mobilisation observée lors de la reprise des marches, car au moins avec ces marches, « les citoyens arrivent à évacuer leurs frustrations et ressentis », écrit ‘’Liberté’’. Tenter de les « empêcher » par des « manœuvres » de tous ordres conduira tôt ou tard à une « explosion » qui risque de faire beaucoup de « dégâts », commente le quotidien.
Dans le reste de l’actualité, la presse du jour se fait l’écho de la visite d’amitié et de travail que le chef de l’Etat a effectué hier à Abidjan en Côte d’Ivoire auprès de son homologue Alassane Ouattara.
Le Service de Presse/HAAC