Les journaux parus ce mercredi évoquent les manifestations politiques prévues les 6 et 7 septembre. Entre autres revendication, le retour à la constitution de 1992. Là-dessus, le gouvernement annonce avoir planché hier sur certaines dispositions de la Loi fondamentale.
En guise de mise en bouche, nous évoquons la séance de travail qui a eu lieu hier entre HAAC et les responsables des organes de presse en ligne. Il s’est agi de s’entendre avec les animateurs des médias en ligne sur un certains nombres de règles qui vont désormais encadrer ce secteur jusque-là pas règlementé.
Il en ressort que la Haute Autorité va désormais délivrer des récépissés de création aux médias en ligne dès lors que ceux-ci en font la demande et satisfont aux modalités édictées. L’organe de régulation et les responsables des organes de presse en ligne ont également convenu d’accorder un délai de trois (3) mois aux médias non encore en règle pour se conformer aux nouvelles dispositions.
‘’Globalactu.com’’ parle de « règles minimales ». Pour sa part, ‘’News.alome.com’’ assure que l’on se dirige « vers une règlementation de la presse en ligne ». La version en ligne de ‘’Togo-Presse’’, ‘’Savoirsnews’’ et ‘’niooz.fr’’ s’en font également l’écho de ces échanges.
Sur un autre sujet mais en lien avec la HAAC, ‘’Le Libéral’’ rappelle que les médias officiels ont été conviés la semaine dernière par la Haute Autorité au « respect de l’équilibre dans le traitement de l’information ».
 Annonce gouvernementale et manifestations de rue
« Dernière minute : Faure Gnassingbé choisit de réduire la tension », écrit ‘’Fraternité’’. De quoi s’agi s’agit-il en fait ? ‘’Le Messager’’ répond et donne à savoir que « le chef de l’Etat tient sa promesse et fait adopter en conseil des ministres un avant-projet de loi portant réformes politiques au Togo ». L’hebdomadaire ajoute que les articles relatifs au mandat présidentiel et au mode scrutin vont être « modifiés », l’Assemblée nationale pouvant se réunir « dans les prochains jours ». Cette initiative présidentielle vient « couper l’herbe sous les pieds de l’opposition » dont les marches prévues aujourd’hui et demain deviennent « inopportunes », analyse ‘’Le Libéral’’. En tout cas, l’opposition est « mise devant sa responsabilité », relève ‘’Forum de la Semaine’’.
Pour ‘’Liberté’’, l’annonce faite hier relativement à l’adoption d’un projet de révision constitutionnelle n’est en réalité qu’une « diversion » destinée à « briser la dynamique contestataire ». Le quotidien privé signale des « signes de fébrilité du pouvoir de Faure Gnassingbé ».
Le chef de l’Etat a annoncé les réformes en conseil des ministres mais l’opposition ne quitte pas les rues tout de même, constate ‘’ La Dépêche’’. Les marches de l’opposition mettent le gouvernement « en transe » et le font « courir dans tous les sens », observe ‘’Vision d’Afrique’’. La rue est la « seule manière de sortir ‘’Faure-vi’’ de son sommeil », renchérit ‘’Liberté’’’. Le PNP, le groupe de six, le CAP 2015 et Santé du peuple ne seront pas les seuls à battre le pavé les 6 et 7 septembre. La majorité présidentielle aussi organise des manifestations populaires aux mêmes dates, renseigne ‘’Forum de la Semaine’’.
Devant le risque élevé de grabuge, il faut s’abstenir de tout acte de « provocation », prescrit ‘’Fraternité’’. ‘’Le Messager’’ embraye là-dessus et invite à tourner le dos « au totalitarisme, à la haine et au rejet de l’autre, qui sont des comportements antidémocratiques à proscrire à tout prix ». De son côté, ‘’Liberté’’ rapporte que « Amnesty International demande aux autorités de s’abstenir de tout recours excessif à la force » contre les manifestants.
Et « dans le souci majeur d’assurer le bon déroulement de ces marches, des recommandations » relatives à l’itinéraire et au nombre de localités concernées ont été faites « de commun accord » entre les ministres de l’Administration territoriale et de la Sécurité et les organisateurs des manifestations de l’opposition, mentionne ‘’Le Dialogue’’. ‘’Liberté’’ note plutôt que « Payadowa Boukpessi impose des manifestations dans dix villes de l’intérieur » du pays loin des 39 chefs-lieux retenus par les organisateurs. Quoi qu’il en soit, « c’est l’économie du pays qui prend un grand coup », déplore ‘’Le Magnan Libéré’’.
Certains n’hésitent pas à parler de « restrictions du droit à la manifestation ». Pas du tout, rétorque ‘’Le Messager’’ qui en n’en veut pour preuve que les nombreuses manifestations organisées par plusieurs partis politiques ou regroupements de partis politiques sans être inquiétés. « Quand la loi est respectée, tout se passe bien », commente ‘’Le Libéral’’ qui ajoute que « les évènements malheureux du 19 août dernier ne sauraient être un argument pour justifier une quelconque restriction des libertés publiques ».
En outre, ‘’Le Triangle des Enjeux’’ et ‘’Liberté’’ reprennent un article de ‘’Médiapart’’ qui fait des « révélations fracassantes sur la situation sociopolitique » au Togo où plusieurs personnalités françaises graviteraient autour de la présidence pour aider Faure Gnassingbé à toujours avoir ‘le contrôle de la situation’. ‘’Le Triangle des Enjeux’’ présente Gilbert Bawara comme le « chantre du pourrissement de la vie politique » au Togo croit également savoir qu’il y a des « fissures dans l’armée togolaise » avec « certains généraux qui refusent d’obéir aux ordres et d’autres officiers relevés de leurs fonctions ».
Aussi, le confrère remarque-t-il que pendant que le président de la Cour suprême du Kenya annule l’élection présidentielle dans son pays, au Togo, Aboudou Assouma, président de la Cour constitutionnelle marche pour le parti de la majorité présidentielle.
Dans le reste de l’actualité telle que traitée par les publications du jour, les confrères s’intéressent à la transformation du Groupe Togo Télécom. ‘’La Dépêche’’ présente Cina Lawson comme « la fossoyeuse des télécommunications au Togo ». « Le relèvement du niveau de réseau est l’autre argument farfelu » de la ministre des Postes et de l’Economie numérique, se désole ‘’Le Messager’’. « Tôt ou tard, les tenants de la salade » en préparation dans le secteur des télécommunications seront « dos au mur », prévient ‘’ Le Dialogue’’.

Le Service de Presse/HAAC