A la une des journaux parus ce jeudi les dix ans de l’Accord Politique Global et le ‘’Wacemgate’’.

L’APG a eu dix ans le samedi 20 août dernier. En terme de bilan, ‘’Echos du Pays’’ soulignent que « du travail a été fait même si certains points méritent d’être repensés ». Analyse similaire dans ‘’Le Magnan Libéré’’ qui estime aussi que « beaucoup de points de cet Accord ont trouvé solution ». Idem pour ‘’Courrier de la République’’.

Si l’Accord de Ouagadougou n’est pas appliqué dans sa totalité, c’est la faute à Jean-Pierre Fabre et ses collaborateurs aujourd’hui à l’ANC mais hier à l’UFC, expliquent ‘’Courrier de la République’’ et ‘’Chronique de la Semaine’’. A les en croire c’est le refus de ces derniers de participer au tout premier gouvernement consécutif à l’Accord qui a ralenti l’opérationnalisation des réformes. C’est pourquoi ‘’Le Magnan Libéré’’ demande à ceux qui réclament maintenant ces réformes qu’ils doivent se rappeler « les peaux de bananes qui ont mis pour faire glisser l’APG ».

Mais au CAP 2015, le son de cloche est tout autre. Là-bas, on considère que le pouvoir ne veut pas de réformes et il faut le contraindre.

Dans tous les cas, les uns et les autres doivent « se remettre en question pour avoir soumis aux supplices les populations durant une décennie de mésententes et d’incompréhensions », opine ‘’Flambeau des Démocrates’’. ‘’Courrier de la République’’ renchérit : « Les leaders politiques doivent mettre de côté leurs petits calculs pour ne privilégier que le pays ». La publication d’ajouter : « que l’approche qui consiste à faire de l’APG un épouvantail à faire peur soit rangée de côté, car cela braque certains esprits ».

‘’Flambeau des Démocrates’’ ne fait pas dans la nuance lorsqu’il s’agit d’apprécier la mise en œuvre des réformes et parle d’échec. C’est exactement le même sentiment dans les rangs de l’ANC, principale force politique du CAP 2015. Pour cette plateforme, il faut forcer la main au pouvoir avant que les réformes ne soient opérées. Mais comment ?

Le regroupement de partis politiques compte recourir aux manifestations de rue à l’effet donc de contraindre le pouvoir à mettre en œuvre ces réformes telles que prescrites par l’APG, rapporte ‘’The Guardian’’.

En tenant un tel discours, le CAP 2015 est en train d’ « appeler le peuple au soulèvement », écrit ‘’Chronique de la Semaine’’. ‘’Flambeau des Démocrates’’ s’intéresse au sujet et questionne l’opportunité de « recourir à la lutte à travers un soulèvement populaire ».

Alors, « Jusqu’où ira le CAP ?» s’interrogent ‘’Echos du Pays’’ qui se demandent par la même occasion si le recours à la rue va vraiment produire des résultats escomptés. ‘’Le Magnan Libéré’’ répond par la négative et engage l’opposition de trouver une autre stratégie.

‘’Courrier de la République’’ a observé pendant longtemps cette méthode de l’opposition radicale qui s’est enfermée dans un cercle vicieux fait de boycott, refus de dialogue et manifestations de rue. Cette posture est synonyme d’un « perpétuel recommencement », symbole d’un « aveu d’impuissance », conclut le confrère.

‘’Le Bâtisseur’’ interroge le silence de Gilchrist Olympio, pourtant « principal signataire » de l’APG. Est-ce un silence caractéristique de la « satisfaction » ou traduisant la « lourdeur d’une déception ? » se demande-t-il.

Quid de Faure Gnassingbé ? ‘’The Guardian’’ est convaincu que c’est de lui que peut venir le salut. L’hebdomadaire donne la parole à Me Bertin Amégan Atchon. « Si au cours d’une seule nuit le peuple togolais a assisté à 3 séries de réformes, je crois que le chef de l’Etat a la clé… il suffit qu’il donne la consigne de vote », déclare le président de Nouveau Droit de l’Homme (NDH).

Quant à ‘’Liberté’’, elle se demande si « les jeux n’étaient pas déjà pipés » relativement à ces réformes.

L’autre sujet phare traité par la presse du jour reste le ‘’wacemgate’’. L’affaire impliquant le Premier ministre a tellement fait grand bruit que d’aucuns pensaient que les premiers responsables du pays allaient se prononcer là-dessus pour éclairer la lanterne des Togolais et situer les responsabilités. Mais pour l’instant aucune sortie officielle. ‘’Liberté’’ renseigne qu’en réalité, le président de la République « hésite à prendre ses responsabilités ». Pour le tabloïd, on serait dans un pays démocratique que Sélom Komi Klassou aurait été démis de ses fonctions à défaut de démissionner par lui-même.

Pour rappel, le chef de file de l’opposition a envoyé un courrier dans ce sens au chef du gouvernent sans suite jusqu’ici. Pourquoi ce « mutisme » du Premier ministre à la correspondance de Jean-Pierre Fabre ? se questionne ‘’Le Changement’’.

Pour sa part, ‘’Golfe Info’’ informe que le Togo est « lourdement touché » par l’évasion fiscale. 18 milliards de FCFA auraient été « illégalement » sortis du Togo entre 2002 et 2011 indique le journal.

Dans un tout autre registre, ‘’The Guardian’’ donne à savoir que des ministres togolais s’adonnent à des « pratiques occultes » pour être maintenus à leur poste. Toute chose qui rend difficile le remaniement.

Au surplus, ‘’Courrier de la République’’ dément l’information qui a donné Ayassor Adji malade et opéré à Paris d’une prostate. Si l’hebdomadaire reconnaît que l’ex-ministre des Finances est en France, il précise qu’il y est pour « se reposer ». En clair, il n’a jamais subi d’opération comme l’avait laissé penser certains journaux et est tout à fait bien portant.

En outre, dans sa toute dernière parution, le trimestriel d’information et de sensibilisation ‘’Le Pacific’’ offre à lire, entre autres, un grand dossier sur la culture de la paix à travers l’islam.

Service de Presse/HAAC

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