Les publications du jour s’intéressent à la décentralisation et à la grève des enseignants.
 Décentralisation au Togo
Les dernières élections locales remontent à 1987 et le Togo s’échine à mettre en place des structures décentralisées, question d’en finir avec les délégations spéciales. Seulement, cette « marche » vers la décentralisation est d’autant plus « difficile » que plusieurs raisons peuvent l’expliquer.
Selon l’hebdomadaire, ces raisons sont à rechercher dans la volonté manifeste de certains acteurs de faire obstacle à la décentralisation, notamment, les différents ministres de l’administration territoriale qui se sont succédés depuis l’avènement de Faure Gnassingbé au pouvoir, qui ont « peur de perdre leurs privilèges » avec l’organisation des élections locales.
A cela, poursuit le journal, il faut ajouter la « réticence » de certains présidents des délégations spéciales, qui, pour les mêmes craintes de voir leurs avantages s’envoler avec la décentralisation, font tout pour mettre le bâton dans les roues de ce processus. Et ce n’est pas tout.
La publication estime également que les politiques ont leur part de responsabilité dans la non mise en œuvre de la décentralisation. Le confrère leur reproche un « manque de rigueur et de dynamisme ». Toute chose qui aurait pu aider à « mettre la pression » sur les autorités gouvernementales dans l’organisation de ces élections locales « dans un temps assez raisonnable ».
Qu’à cela ne tienne, le processus de décentralisation se fait à son propre rythme. Un atelier organisé il y a quelques semaines, à l’effet de plancher sur la thématique, a accouché de plusieurs recommandations. Mais ‘’L’Union pour la Patrie’’ fait observer que pour mener convenablement ce processus de décentralisation au Togo, plusieurs dispositions doivent être prises, entre autres, la création d’un conseil national de suivi de la décentralisation.
Selon le bihebdomadaire, ledit conseil devrait être présidé par le Chef de l’Etat et composé du « Premier ministre, des membres du gouvernement, du président de l’Assemblée nationale, des présidents des groupes parlementaires, des personnes ressources désignées par le président de la République et des chefs traditionnels ».
Dans un registre différent, ’’Libération’’ constate que les enseignants se montrent « toujours radicaux » dans leurs revendications pour l’amélioration des leurs conditions de vie et de travail. Sauf que ce faisant, ils n’ont pas forcément raison, car la grève est une arme que l’on utilise en dernier ressort, à l’image d’un chasseur qui n’utilise la dernière flèche de son carquois que lorsque la circonstance l’exige vraiment.
L’action syndicale galvaudée n’est pas la seule critique que l’hebdomadaire formule à l’endroit des grévistes. Il leur reproche également d’associer les élèves à leurs revendications en leur faisant déverser dans les rues.
Par ailleurs, ‘’Libération’’ informe que le nouveau préfet du Golfe, Awaté Hodabalo a rendu visite jeudi dernier aux populations de Togblékopé. Sur un autre sujet, le journal se réjouit de ce que le forum national du foncier va bientôt se tenir. Vivement, qu’il en soit ainsi, souligne-t-il, car ces assises apporteront « des réponses idoines au problème du foncier qui constitue un casse-tête chinois pour les populations ».
Tout à fait autre chose, ‘’La Symphonie’’ revient sur un litige foncier qui avait débouché sur un drame à Dapaong. La publication donne à savoir qu’alors qu’une décision de la Cour Suprême a été rendue dans cette affaire, la partie perdante s’y oppose. Conséquence, le gouvernement a dépêché sur les lieux une mission ministérielle conduite par Payadowa Boukpessi de l’Administration territoriale.
Le tabloïd nous apprend qu’ « au terme de cette mission, la décision de la Cour Suprême se trouve reléguée à un état suspensif en attendant que des manœuvres politiques trouvent le meilleur mécanisme de résolution du litige ». Une situation que l’hebdomadaire dénonce de toutes ses forces, car elle peut être interprétée comme la caporalisation du judiciaire par l’exécutif.
‘’Libération’’ s’intéresse à l’Aéroport international Gnassingbé Eyadema et à l’ANAC. Elle informe qu’une simulation de prise d’otage par les terroristes à cet aéroport a été menée avec succès. Toute chose qui a hissé le Togo à la première place en matière de contrôle et de supervision de la sécurité aérienne en Afrique.
En sport, les confrères rappellent que le sélectionneur du Togo a dévoilé la liste des Eperviers présélectionnés pour la phase finale de la CAN 2017 de football. Les habitués tels que Adébayor, Agassa, ou encore Romao y figurent.

Le Service de Presse/HAAC

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