Le lancement du processus de réparations des dommages et préjudices subis par les victimes des violences politiques de 1958 à 2005 cristallise l’actualité ce mercredi.
Mais comme mise en bouche, le quotidien national ‘’Togo-Presse’’ et ‘’Liberté’’ informent que le Président de la HAAC a reçu hier, Yuxi LIU, Ambassadeur de Chine au Togo.
A en croire les deux journaux, le principal centre d’intérêt de cette rencontre est la coopération entre la Chine et le Togo. « La visite a débuté par un entretien en tête-à-tête entre les deux personnalités et s’est poursuivie avec une rencontre élargie aux membres de l’instance de régulations des médias. », soulignent-ils.
Le Haut-Commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale (HCRRUN) a lancé le vendredi 24 mars 2017, la première phase de réparations des victimes des violences à caractère politique de 1958 à 2005.
« La première phase des réparations annoncée par le HCRRUN prend en compte les évènements de 2005 subdivisés en deux sous évènements à savoir les troubles sociopolitiques suite au décès du président Gnassingbé Eyadéma le 05 février 2005 et les troubles sociopolitiques suite à l’élection présidentiel du 24 avril 2005 », écrit ‘’La Dépêche’’.
Pour ces réparations, Le nombre de victimes recensées est de 7057 « mais la première phase d’indemnisation ne couvrira que 2475 victimes. Le reste, soit 4582 victimes sera indemnisé lors de la prochaine tranche », fait savoir ‘’Le Libéral’’.
‘’Le Messager’’ pour sa part propose « les importantes questions à connaitre à tout prix » pour éclairer la lanterne des uns et des autres sur cette première phase des réparations. Entre autres questions : « Qui peut être bénéficiaire du programme de réparation du HCRRUN ?/, Qui sont les victimes que le HCRRUN va réparer ? /Comment sont-elles identifiées ?(…) »
‘’Le Dialogue’’ de son côté informe que le cout total des réparations évalué par la CVJR s’élève à 35 milliards de F CFA.
« Faure Gnassingbé jette les bases d’une réconciliation nationale », annonce ‘’Vérité des Peuples’’.
Selon les recommandations de la CVJR sur les différentes violences et exactions qui ont émaillé les troubles sociopolitiques et économiques du Togo depuis les indépendances jusqu’en 2005, « l’impératif pressant était d’apaiser les cœurs et de panser les blessures pour une réconciliation réussie et une pacification des acteurs politiques d’une part et leurs militants d’autre part », fait savoir le journal.
Le confrère renseigne avoir mené une enquête au sein de la population qui n’est pas passée du dos de la cuillère pour lui poser le cas des bourreaux qui jusqu’aujourd’hui ne sont pas inquiétés pour les accusations portées sur leur personne et pire encore, aucun d’eux n’a jamais reconnu les faits et demander un pardon sincère aux victimes. « Dans ce cas, comment une réconciliation peut être bénéfique pour notre chère pays ? », s’interroge t-il ?
Ce refus « d’acte de contrition » est « un caillou dans la chaussure du HCRRUN », renchérit ‘’Le Patriote’’. Les indemnisations permettront certes aux victimes qui en bénéficieront de reprendre une nouvelle vie mais « Mme Awa Nana et son équipe réussiront-elles à amener les togolais au grand pardon ? », se demande l’hebdomadaire.
Dans le reste de l’actualité, certaines publications se sont intéressées à la politique.
« Confiance retrouvée entre l’ANC et la Cour Constitutionnelle », observe ‘’Le Libéral’’
Les députés ANC à l’Assemblée Nationale viennent d’obtenir gain de cause devant la Cour Constitutionnelle suite à une requête introduite en février dernier. L’institution dirigée par Aboudou ASOUMA a donné suite favorable à la requête de cette formation politique d’abord en la déclarant recevable à agir et ensuite, en exigeant que la commission des lois adopte son rapport sur la proposition de loi qu’elle a introduite, et le dépose sur le bureau de l’Assemblée Nationale.
« Quelle mouche a pu piquer les députés de l’ANC à prendre l’initiative d’introduire une requête devant la Cour Constitutionnelle ? » se demande ‘’Le Libéral’’. « L’ANC fait-elle désormais confiance à la Cour dirigée par ASSOUMA ? Et qu’est ce qui explique cette confiance soudainement retrouvée ? », s’interroge encore le journal.
Sur le même sujet, le quotidien ‘’Liberté’’ écrit : Décision de la Cour Constitutionnelle en faveur de l’ANC : « Le piège d’une euphorie ! »
Il est vrai que la Cour Constitutionnelle a donné une suite favorable à la requête de l’ANC mais « y a-t-il des raisons de pavoiser ? se demande-t-le quotidien privé. « Non », répond-il car selon lui, « en politique, trompe qui peut ».
Par ailleurs, certains confrères se font l’écho du voyage de Jean-Pierre Fabre à Paris.
« Les propos discourtois de Jean-Pierre Fabre, l’eau sur le plumage du canard », titre ‘’Le Dialogue’’.
A en croire le journal, lors de la conférence donnée par le chef de file de l’opposition à Paris en France, ce dernier aurait déclaré : «Le Togo est un pays atypique ». Cette phrase seule a suffi pour agacer le confrère qui pense que Jean-Pierre Fabre « a franchi le rubicond car ces propos ne doivent pas provenir de celui qui aspire à devenir président de la République et traiter ce même pays d’atypique ». Ceci amène l’hebdomadaire à se demander si Fabre est réellement un politicien : « Sur quelles orientations fonde-t-il sa politique si ce n’est pas les critiques acerbes sans aucune proposition ? », s’interroge encore le tabloïd.
« Le chef de file de l’opposition critique mais ne propose rien », renchérit ‘’Vérité des Peuples’’.
Sur un sujet parenté, ‘’Le Libéral’’ écrit : « Paradoxe, des leaders de l’opposition à la conquête de la diaspora sans droit de vote : Quel types de soutien cherchent-ils ? »
Selon le confrère, « les tournées européennes de l’ANC reposent beaucoup plus sur des mobiles financiers que toutes autres considérations. Il en est de même pour Kafui ADJAMAGBO parti à la conquête de la diaspora togolaise aux USA afin de trouver des moyens et redonner du souffle à son agonisant parti qu’est la CDPA ». Emarge également sur la liste des leaders de l’opposition qui « vadrouillent » en Europe, « le nouveau parti, le FDR dont le leader, Me APEVON rase les murs en occident afin de recueillir les moyens et espérer sortir son parti de l’anonymat », ajoute le journal.
Le Service de Presse/HAAC