La présentation du rapport d’activités 2016 de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) continue de cristalliser l’actualité dans les publications.

La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) était face aux médias le jeudi 11 mai 2017 à son siège à Agbalépédogan pour présenter son rapport d’activités 2016. Elle «annonce la fin de sursis pour les brebis galeuses et les hors la loi », écrit ‘’Le Patriote’’ « Les sentiments ont donc trop duré semble dire le Président Pitang Tchalla qui veut désormais mettre un terme à la situation de pourriture afin de redorer le blason du métier de journaliste au Togo », ajoute le journal qui conclut que « L’appel est donc lancé aux brebis galeuses et aux hors-la-loi car plus rien ne sera comme avant dans la pratique du métier de journaliste au Togo. »

Pour ‘’Le Magnan Libéré’’, après l’année transitoire, « la HAAC sera plus rigoureuse à compter de 2017. »

Selon le journal qui cite une partie du rapport d’activités 2016 de la HAAC, 2016 a été une année transitoire pour l’instance de régulation des médias. « Elle a plutôt permis de remettre le train de la régulation sur les rails. Mais, avec cette année 2017, les choses vont devoir bouger (…). En 2017, nous voulons entrer dans une nouvelle dynamique de la régulation : Etre toujours aux cotés des médias pour des conseils mais aussi pour l’application de la loi.»

‘’Le Messager’’ pour sa part renseigne que « Pitang Tchalla appelle à la responsabilité des professionnels des médias dans la sauvegarde de la paix, de la sécurité et de la tranquillité ».

Le confrère précise que « pour le Président de la HAAC M. Pitang Tchalla, le 4ème pouvoir dont les médias se réclament souvent, relève de leur propre responsabilité qui passe par le respect des règles législatifs et réglementaires qui gouvernent la profession du journaliste. Responsabilité vis-à-vis des textes que les professionnels des médias se sont fixés eux-mêmes »

‘’Vérité des Peuples’’ propose également le résumé du rapport d’activités 2016 de la HAAC.

Par ailleurs, ‘’Togonyigba’’ affiche à sa une : Liberté de la presse au Togo : « La presse privée sauvagement muselée »
Le tabloïd offre à lire que « longtemps muselé par l’autorité compétente, la presse togolaise qu’elle soit une radio, télévision, presse écrite ou encore en ligne, fait toujours preuve d’éclaireur et d’éveilleur de conscience de la société. (…). Malgré les multiples efforts de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) et les associations et organisations de presse, le ministère de tutelle peine à redonner valeur aux hommes et femmes de médias ». A l’en croire, « la récente commémoration des différentes manifestations des 57 ans de l’accession du Togo à la souveraineté internationale a démontré une nouvelle fois, la mauvaise foi de Faure Gnassingbé et de son gouvernement, de laisser les médias aller aux informations, au profit d’autres dans ce noble métier considéré depuis quelques forts moments comme le 4ème pouvoir ».

Sur un registre différent, certaines publications s’intéressent à la Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET).

La Direction générale de la CEET semble se trouver dans le collimateur des détracteurs irréductibles qui ne manquent aucune occasion pour assener des coups à son administration. « Le cas de falsification ou de raturage d’un document administratif dans lequel est impliquée Mme GBATI, ex-responsable Service Cartographie et celui de faux et usage de faux imputé à un ancien agent contractuel du nom de SAA en sont une illustration incontestable. Que se passe- t-il au juste entre cette compagnie et ses cadres véreux qui naviguent à contre-courant de l’orthodoxie administrative ? s’interroge ‘’La Lanterne’’

Toujours concernant la CEET, ‘’Le Magnan Libéré’’ opine : « Polémiques inutiles autour des contrats de partenariat à la CEET, la proie laissée pour l’ombre. »

Depuis quelques jours, des journalistes s’attaquent par médias interposés sur les contrats de partenariats entre certains organes et la CEET. Des journaux qui n’ont pas pu obtenir ces contrats feraient feu de tout bois pour saboter les dits contrats. « Au lieu de faire un plaidoyer pour permettre à cette presse d’avoir de la publicité, certains esprits malins sont là à faire des pieds et des mains pour que des organes n’aient pas de publicité. », se plaint le confrère qui trouve que « la profession de journaliste est truffée de mesquins et de saboteurs »

Pour ‘’Le Messager’’, « Ce qui se passe dans l’affaire des contrats de la CEET avec les médias est très marrant, car ceux-là qui sont aux premières lignes de ce comportement jugé de ‘’non-sens’’, ont également des contrats avec des sociétés de la place, mais personne n’en parle ».

En politique, ‘’Le Patriote’’ se demande si les promesses électorales de Faure Gnassingbé sont envoyées aux calendres grecques. Il pense que « le mandat social se transforme de plus en plus en mandat carcéral. »

« Le Chef de l’Etat, au cours de sa campagne électoral à l’époque avait promis que son troisième mandat allait être placé sous le signe du social. Simple discours électoraliste ou engagement résolu ? », se demande le journal. En tout cas, commente-t-il, « l’attente se fait trop longue, la majorité des togolais broient l’air. Ils ont serré les dents et les mâchoires sont collées au point où ils ne sont plus en mesure d’esquisser un simple geste de sourire ».

‘’Dounia le Monde’’ jette ses projecteurs sur les Forces Démocratiques pour la République (FDR) et s’interroge : « En choisissant une reconnaissance internationale à une implantation nationale, Me Dodji Apévon et les FDR ne se trompent-ils pas de stratégie ? ». Réponse claire de l’hebdomadaire : « Force est de constater que les Forces Démocratiques pour la République qui sont nées suite à une crise au Comité d’action pour le Renouveau, ne sont connues que des autres partis politiques togolais, de ses partenaires internationaux, des journalistes et surtout des membres fondateurs du parti. Aux FDR, les conseillers ont probablement oublié de dire au président que ceux qui voteront pour le parti lors des prochaines législatives se trouvent être des togolais, lesquels ne connaissent pas encore malheureusement le benjamin des partis politiques du pays. »

Dans le reste de l’actualité, ‘’Liberté’’ se demande : « l’aide du FMI sera-t-elle détournée vers le sommet Israël-Afrique et l’achat d’hélicoptères ? »

Le quotidien offre à lire qu’ « Après l’annonce d’un sommet dispendieux entre l’Afrique et l’Etat d’Israël pour octobre prochain, c’est une autre qui porte sur un projet d’acquisition d’hélicoptères pour fin 2017. Lorsqu’on sait aujourd’hui les conditions dans lesquelles le Togo a été obligé de se tourner vers le FMI, on se demande si ce sont des annonces de défiance envers cette institution et le peuple, ou si c’est une preuve de la déconnexion du Chef de l’Etat par rapport aux réalités du pays. Dans un cas comme dans l’autre, il y ‘a péril en la demeure.

Par ailleurs, ‘’La Lanterne’’ opine que « La décoration du Major Kouloum consacre d’office l’échec de la mission du HCRRUN ». Il révèle que « déjà, des familles des victimes et certaines victimes financées pour prendre part aux séances de sensibilisation du HCRRUN hésitent de s’exécuter.

Au surplus, ‘’La Nouvelle’’ s’intéresse aux 50 ans de règne de la « famille Gnassingbé ». Le mensuel croit savoir que le demi-siècle que cette famille a passé à la tête du pays est meublé d’ « assassinats et d’impunité ». Impunité à l’endroit de ceux qui détournent sans sourciller les deniers publics et assassinat de plusieurs centaines de personnes dont, précise le journal, Tavio Amorin, Marc Atidépé et le Colonel Tépé.

Et ce n’est pas tout. La publication, au nom du « devoir de vérité », donne à connaître les « bourreaux » des violences politiques au Togo de 1958 à 2005. Elle cite, entre autres, le Major Kouloune, Awaté Hodabalo, Emmanuel et Ernest Gnassingbé ainsi que le Général Assani Tidjani.

Le tabloïd commet également un éditorial sur l’armée togolaise qui, à l’en croire, n’est « ni neutre ni républicaine ». Selon ‘’La Nouvelle’’, les Forces armées togolaises sont « claniques, dominées par une seule ethnie à plus de 80% et surtout au service d’un seul clan, d’une seule famille et d’un seul homme ». Même si le confrère reconnaît que nos corps habillés sont caractérisées par « la rigueur et la discipline », il assure qu’ils se « rendent coupables aussi de détournement et de pillage des ressources, d’enrichissement illicite et bien d’autres maux ».

Et puis, le mensuel se demande si Faure Gnassingbé est « boudé » par ses pairs africains. Cette interrogation lui aurait été suggérée par « l’absence de dirigeant africain à l’occasion du 57è anniversaire de l’indépendance du Togo ».

En outre, ‘’Le Magnan Libéré’’ et ‘’Liberté’’ font savoir que l’étude de la proposition de loi ANC-ADDI reprend ce mercredi à l’Assemblée Nationale.

Le Service de Presse/HAAC

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