Les manifestations politiques occupent le haut du pavé de l’actualité dans les journaux parus ce vendredi.
Il était annoncé ce jour une opération dite ‘’Togo mort’’ à l’appel du PNP et du CAP 2015. Mais en croire ‘’Hara Kiri’’, les organisateurs ont « revu à la baisse leurs ambitions » pour finalement opter pour « une demi-journée de recueillements individuels et de prières ». ‘’Le Dauphin’’ confirme et précise ces recueillements vont durer 6 heures. L’hebdomadaire regrette que ce soit après que le PNP et alliés ont « conduits des militants à l’abattoir ». Certes les réformes sont nécessaires mais devrait-on payer un si lourd tribut ? se demande le confrère. Il y a « nécessité de bannir la violence et préserver la paix sociale à tout prix », recommande la publication. Pour ‘’Togomatin’’, ce « cafouillage signe l’échec des mobilisations futures à laquelle invitent le PNP et ses alliés ».
‘’Hara Kiri’’ renseigne que 66 manifestants arrêtés dans le cadre des marches du PNP sont accusés de « délits de rébellion, de destruction volontaire, de voie de fait ». En attendant d’être jugés, ces manifestants ont été « placés sous mandat de dépôt », précise ‘’L’Eveil de la Nation’’.
Reste que de nouvelles manifestations sont annoncées la semaine prochaine. A celles que projettent d’organiser le CAP 2015, le groupe des six et le PNP les 30 et 31 août, viennent désormais s’ajouter les marches du parti UNIR aux mêmes dates ou presque. « Nul n’ayant le monopole de la rue, UNIR annonce une grande marche les 29, 30 et 31 août à Lomé », informe ‘’L’Eveil de la Nation’’ qui observe par ailleurs que des formations politiques qui ne représentent que « l’ombre d’elles-mêmes » se sont inscrites dans la logique de « récupération » en mêlant leur voix au chapitre des appels à manifestation du PNP et ses nouveaux alliés.
Pour sa part, ‘’Togomatin’’ offre à lire dans ses colonnes les raisons pour lesquelles le parti de la majorité présidentielle sera dans les rues. On y apprend que l’UNIR marchera pour « soutenir fermement les institutions de la République et dénoncer les actes de violences commis contre les forces de l’ordre et de sécurité dans leurs missions » ainsi que pour « réaffirmer son attachement à la démocratie et à l’Etat de droit ».
La semaine prochaine risque donc d’être riche en évènements et les médias auront du grain à moudre comme ce fut le cas le 19 août dernier. Seulement la couverture médiatique des marches de samedi n’est pas exempte de ‘reproches’ surtout celle faite par les médias internationaux qui n’ont pas particulièrement brillé par l’équilibre de leurs informations. Ces ‘reproches’ sont venus du ministère de la Sécurité et de la HAAC. L’instance de régulation a eu une rencontre d’échanges hier avec les correspondants de la presse étrangère accrédités au Togo. La Haute Autorité leur a rappelé les « manquements » constatés dans le traitement des informations, informe ‘’Togomatin’’.
« Pourquoi ces organes de presse étrangers ont-ils cru bon de passer sous silence des faits aussi graves concernant le retrait aux forces de sécurité de leurs armes de service, leur passage à tabac par des manifestants pour ne s’attarder que sur la répression ? » commente ‘’Hara Kiri’’. Et d’ajouter : « L’équité et l’équilibre doivent servir de soubassement au travail du journaliste qui est appelé à prendre de la hauteur et se mettre à l’abri du sensationnel ».
En lien avec les professionnels des médias, le journaliste Joseph Gada aurait été pris à partie par un groupe de conducteurs de taxi moto qui lui reprocheraient des propos tenus au cours d’une émission radiodiffusée. Toute chose qui a fait réagir l’OTM, le CONAPP, l’UJIT, le SYNJIT, le PPT, l’URATEL et l’ATOPPEL. Ces sept (7) organisations de la presse « mettent en garde les auteurs de ces actes scandaleux et interpellent les autorités afin qu’elles garantissent et protègent l’intégrité physique et morale des professionnels des médias ».
Le Service de Presse/HAAC