A la une des journaux parus ce vendredi, la situation politique au Togo.
Mais d’abord le décès du président de la HAAC évoqué par les confrères. ‘’L’Audience’’ rappelle que le chef de l’Etat n’a pas tardé à réagir lorsqu’il a appris la triste nouvelle. Faure Gnassingbé a présenté ses condoléances à la famille de celui qu’il a présenté comme « un homme de devoir et de grandes qualités ». La presse togolaise retient de l’illustre disparu le rôle actif qu’il a joué dans la dépénalisation des délits de presse, toute chose pour laquelle elle lui « reconnaissante », souligne ‘’Togoréveil’’.

C’est pourquoi, l’hebdomadaire ne décolère pas après le commentaire sujet à polémique du Secrétaire général du CAR qui pense que « le déverrouillage des institutions a déjà commencé par Pitang Tchalla ». Le confrère exige le respect dû aux morts et réclame que M. Jean Kissi présente des « excuses publiques » aux Togolais et à la famille du défunt.

 Situation politique au Togo
Les députés de la majorité et ceux de l’opposition n’ayant pas réussi à s’entendre pour l’adoption du projet de loi portant réformes introduit à l’Assemblée nationale par le gouvernement, l’on s’achemine vers l’organisation d’un référendum. Et le peuple dira s’il veut ou non les réformes, précise ‘’L’Union pour la Patrie’’. Mais, 14 partis de l’opposition ne l’entendent pas de cette oreille. Ils « persistent et signent » pour le retour à la constitution de 1992, mentionne ‘’Le Canard Indépendant’’.

S’arc-bouter sur le retour à la loi fondamentale de 1992, c’est la « surenchère qui prend le pas sur le réalisme », analyse ‘’Canal D’’. Pour ‘’Togoréveil’’, les leaders de l’opposition radicale « ne veulent plus la limitation des mandats ». « Déçus, les jeunes togolais y voient un refus de renouvellement de la classe politique », commente la publication. Dans tous les cas, de nouvelles manifestations sont prévues mardi, mercredi et jeudi prochains après celles des 20 et 21 septembre, informe ‘’Liberté’’. Mais pas seulement. Jean-Pierre Fabre qui prend part personnellement à ces manifestations donne à savoir que « cette fois-ci, l’opposition tient le bon bout ». « La rue et après ? » se demande le juriste Tcha-Djobo Idrissa dans une libre opinion publiée dans ‘’Forum de la Semaine’’.

Il faut dire que les marches du 20 septembre ont conduit à la mort d’un enfant à Mango et occasionné plusieurs blessés. Amnesty International s’en « indigne », renseigne ‘’ Liberté’’. « Encore des dégâts matériels et des victimes inutiles. La rue est-elle la solution ? » écrit ‘’Le Patriote’’. Des tirs d’armes venant de manifestants à Mango, il y a « des signes d’un djihadisme aux couleurs du PNP », signale ‘’Forum de la Semaine’’ qui donne également la parole à Fambaré Ouattara Natchaba. L’ancien président de l’Assemblée nationale laisse entendre que « l’opposition togolaise est engagée dans un processus de coup d’Etat », soutenue par « des financements de sources très obscures et bientôt les occidentaux vont le dire ».

A propos du Parti National Panafricain, ‘’Liberté’’ renseigne que « tout » se met en place pour « coincer » son leader. Le quotidien privé parle « d’obsession » chez le pouvoir qui « verse dans le ridicule ». ‘’L’Alternative’’ évoque un « acharnement sur le PNP ». Même le Directeur de publication du bihebdomadaire est « dans le viseur », assure-t-elle avant d’ajouter que « le monde s’effondre autour de Faure Gnassingbé qui persiste dans une voie suicidaire ». « Faure garde un silence effroyable », malgré le bilan des manifestations et la « paralysie de l’économie », constate ‘’Le Canard Indépendant’’. Par ailleurs, le journal se demande si la communauté internationale laisse faire pour venir « jouer aux sapeurs-pompiers ».

‘’Le Patriote’’ lui, estime que même s’ils ne sont pas les seuls responsables du blocage politique actuel, Gilbert Bawara et Jean-Pierre Fabre y sont pour quelque chose. Le tabloïd les décrit comme des hommes politiques coutumiers des dérives langagières qui constituent un frein à la recherche du consensus.

Pour sa part, ‘’Canal D’’ croit connaître les « raisons profondes de la contestation du pouvoir de Faure Gnassingbé ». A en croire le journal, elles sont entre autres, « la frustration d’une gouvernance, un règne dynastique silencieusement décrié, des réformes à pas de tortue et une purification de façade ».

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