A la une de l’actualité, la crise politique au Togo.

Les marches les jours ouvrés sont restaurées par le gouvernement. ‘’Le Changement’’ croit connaître les mobiles qui sous-tendent cette décision. Selon l’hebdomadaire, c’est parce que le pouvoir de Faure Gnassingbé est « acculé par la pression » qu’il a fini par « abdiquer ». Pour ‘’Le Patriote’’, la levée de cette interdiction est plutôt à mettre sur le compte du « réalisme » qui a « regagné la maison gouvernementale ». Le confrère explique que la nouvelle mesure est de bon augure en ce qui concerne une « sortie de crise ».

Quoi qu’il en soit, les marches des 7, 8 et 9 novembre prochains auront lieu et l’opposition est « déterminée à aller au bout de la lutte » pour ainsi « libérer le Togo de la dictature », relève ‘’Liberté’’. « Encore des secousses sismiques la semaine prochaine pour ébranler le pouvoir du ‘’dictateur sanguinaire’’ », renchérit ‘’Le Triangle des Enjeux’’ qui, pour se faire l’écho d’un article publié dans ‘’Jeune Afrique’’, se demande « jusqu’à quand tiendra l’équilibre de la terreur au Togo ».

Et depuis son abri, Tikpi Atchadam lance l’opération « ‘’dos à la mer’’ » pour, dit-il, « détruire les passions de la dictature ». Ce concept est une « énigme », étant entendu que personne ne connait vraiment le contenu que ses concepteurs vont lui donner mardi, mercredi et jeudi prochains, commente ‘’La Nouvelle Tribune’’.

Dans tous les cas, la restauration des marches les jours ouvrés a été assortie de mesures pour que les manifestations organisées soit réellement pacifiques, renseignent ‘’Forum de la Semaine’’ et ‘’La Nouvelle Tribune’’. Entre autres mesure, la présence sur les lieux de la manifestation d’ observateurs neutres issus de la société civile.

Justement, parlant de la société civile, des membres du mouvement Nubuéké ont été arrêtés dans le cadre des manifestations politiques. Ils sont accusés entre autres, de « groupement de malfaiteurs, trouble aggravé à l’ordre public et incitation à la révolte », informe ‘’Forum de la Semaine’’. A en croire ‘’Le Changement’’, l’interpellation et le déferrement de ces membres qui « seraient en proie à des sévices corporels dégradants » est la traduction d’une « justice à deux vitesses », « car des miliciens surpris en flagrant délit d’agression et d’actes de vandalisme à plusieurs endroits de la capitale lors des dernières manifestations de l’opposition, au nez et à la barbe des forces publiques, continuent de jouir d’une impunité totale et sont libres comme le vent ». « Pourquoi le mouvement Nubuéké fait-il autant peur à Faure Gnassingbé et ses ‘’sécurocrates’’ ? » s’interroge ‘’Liberté’’.

C’est ‘’La Dépêche’’ qui l’affirme, le « processus de démocratisation du pays est bloqué ». La cause ? Les « problèmes familiaux et politiques de Faure ». Faure Gnassingbé qui « s’étonne de se retrouver dans la peau de ‘’dictateur sanguinaire’’ », écrit ‘’Le Triangle des Enjeux’’. Il « refuse » d’être présenté comme tel, précise ‘’La Dépêche’’. Il préfère qu’on le considère à la juste mesure, c’est-à-dire, un « homme simple ». Oui, c’est lui, cet homme simple qui reste « indifférent aux nombreux appels au dialogue », alors que le « nombre de morts continue de s’alourdir au quotidien », souligne ‘’Liberté’’.

Par ailleurs, les tabloïds rapportent que le chef de l’Etat togolais, président en exercice de la CEDEAO a fait hier le déplacement au Libéria pour une médiation avant la tenue du second tour de l’élection présidentielle dans ce pays. Commentaire de ‘’Liberté’’ là-dessus : Faure Gnassingbé est « pyromane dans son propre pays et sapeur-pompier » ailleurs.

En outre, la CENI se met en place. Elle a élu son président en la personne du Prof. Kodjona Kadanga. Elle devra assurer l’organisation des échéances électorales qui attendent le Togo. Parmi elles, les législatives. ‘’Forum de la Semaine’’ donne à savoir qu’elles auront lieu, « au plus tard le 14 juillet 2018 », selon le ministre de l’Administration territoriale, Payadowa Boukpessi.

Le Service de Presse/HAAC

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