La situation politique fait la une des journaux parus ce mercredi.

Les confrères sont revenus sur l’adresse du chef de l’Etat à la nation le 3 janvier dernier. ‘’Le Messager’’ rappelle que dans son discours, Faure Gnassingbé a mis la jeunesse togolaise « au cœur de son action ». Il a d’ailleurs promis, précise l’hebdomadaire, de rencontrer les jeunes dans les mois à venir à l’effet d’échanger avec eux des projets dont ils seront bénéficiaires. Et tout cela doit se faire dans la quiétude, c’est pourquoi le chef de l’Etat, souligne ‘’Canal D’’, a insisté dans son message de vœux sur la « cohésion sociale qui doit rester pour tous un objectif cardinal dont il est tenu compte en toutes circonstances ». Ajoutée au « choix du progrès et de la fraternité, cette cohésion permettra au Togo de devenir une nation forte et prospère », complète ‘’Le Dialogue’’.

Mais avant tout, le discours du président de la République a été « très politique » plus que tout, ceci en réponse aux vœux des autres acteurs politiques, notamment de l’opposition, relève ‘’Le Tonnerre’’. Le moins qu’on puisse dire, est que chacun d’eux s’est arc-bouté sur sa ligne de conception des choses, rendant ainsi difficiles toute concession, analyse ‘’Le Magnan Libéré’’. Aussi, ce statu quo semble-t-il obstruer la voie du dialogue.

Ainsi que s’interroge ‘’Dounia le Monde’’, le dialogue politique tant annoncé est-t-il devenu un « serpent de mer ? ». ‘’La Dépêche’’ elle, se veut sentencieuse. « Sans risque de nous tromper, le dialogue tant réclamé n’aura pas lieu », assure le journal qui pense que c’est Faure Gnassingbé qui ne veut véritablement pas d’un dialogue, toute chose qui, selon le tabloïd, explique sa préférence pour le referendum pour « s’éterniser au pouvoir ». Rien n’est encore perdu, encourage ‘’Le Dialogue’’ qui continue de croire aux vertus des discussions entre politiques. Selon la publication, l’ouverture effective des pourparlers achoppe sur la présence de médiateur. Elle suggère à l’opposition d’accepter d’aller à la table des discussions « même sans médiation  étrangère, car le problème se passe d’abord entre Togolais ».

Pas sûr que cette suggestion trouve un écho favorable auprès de la coalition, car, explique ‘’La Dépêche’’, elle « ne saurait se contenter d’un dialogue taillé sur mesure ». D’après ‘’Le Bâtisseur’’, l’invitation du président Faure au dialogue tout en gardant à portée de main le recours au referendum a le don de « décevoir » l’opposition qui renoue avec la rue. En effet, elle appelle à de nouvelles manifestations samedi prochain, renseigne ‘’Le Tonnerre’’. Il est à craindre un 13 janvier « tendu », signale ‘’Le Libéral’’ qui informe de l’organisation de la marche de l’UNIR le même jour. L’hebdomadaire constate pour le déplorer que la même méthode utilisée par l’opposition, c’est-à-dire les manifestations populaires à tout va, a survécu au passage de 2017 à 2018.

Il faut préciser que la marche de samedi est prévue pour se dérouler sur toute l’étendue du territoire nationale, dans toutes les préfectures, précise-t-on du côté de la coalition, alors même que la suspension des manifestations publiques à Sokodé, Bafilo et Mango n’est toujours pas levée. « Qu’ont fait les Togolais » de ces trois villes citées supra pour être privés des marches ? se demande ‘’Fraternité’’ qui fait remarquer que les populations de ces localités « ne sont pas moins togolaises que leurs compatriotes d’autres contrées du pays ». Quoi qu’il en soit, il faut redouter des manifestations « violentes » avec risque de victimes samedi prochain, opine ‘’La Lanterne’’.

Il va donc sans dire qu’ « il est très difficile d’affirmer avec certitude ce que sera 2018 » pour les Togolais, commente ‘’Dounia le Monde’’. 2018, ‘’Liberté’’ s’y intéresse en évoquant les promesses présidentielles lors du message de vœux. Dans le même temps, le quotidien questionne le « crédit » qu’il faut accorder à ses promesses qu’il qualifie de « promesses de Gascon ».

Dans le reste de l’actualité, la presse du jour évoque la trêve observée dans la grève des enseignants et la nomination de Affo Atcha Dedji à la tête de Togocom.

Le Service de Presse/HAAC

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