L’actualité dans les journaux parus ce vendredi reste dominée par la situation politique au Togo.
Mais nous débutons cette revue par un sujet relatif à la presse et surtout à la sécurité des journalistes sur les lieux de reportage. ‘’L’Humanité’’ observe que ces derniers « ne sont plus bienvenus aux lieux de certaines manifestations des partis politiques de l’opposition », pour leurs écrits ou commentaires, bref pour leur prise de position. Et les « nouveaux prédateurs de la presse » ne sont autres que les militants de ces formations politiques qui reprochent aux professionnels des médias de vouloir « diviser » la coalition des 14, déplore le journal.
Justement, la sécurité des journalistes sur les lieux de manifestations a été également évoquée mardi dernier à Lomé au cours d’une rencontre d’échanges tripartite entre la HAAC, les chargés de communication des formations politiques et les responsables des médias officiels. Au cours de cette rencontre, les chargés de communication ont été engagés à amener leurs différents états-majors à sensibiliser davantage les militants et surtout à faire couvrir leurs différentes activités par les médias officiels. Ce qui amène ‘’L’Eveil de la Nation’’ à souligner que l’instance de régulation veut « remettre les choses à l’endroit » en ce qui concerne l’accès équitable aux médias de service public.
- Situation politique au Togo
Après le round de discussions tenues la semaine dernière à Lomé, les regards sont tournés vers les acteurs politiques et, à défaut, vers la CEDEAO qui pourrait se réserver le droit d’élaborer des recommandations dans l’optique d’un règlement de la crise politique. En attendant de savoir de quoi cela retourne, c’est le président Français qui opine sur la situation. « Le statu quo n’est plus possible pour le Togo », a laissé entendre Emmanuel Macron.
Ce bout de phrase, à en croire ‘’Togomatin’’ « reste indéniablement un appel lancé aux protagonistes de la crise politique à un sursaut patriotique ». ‘’Liberté’’’ n’en fait pas la même lecture. Pour le quotidien privé, la déclaration du président Macron qui ne cache plus son vœu d’alternance politique au Togo « révèle l’isolement de plus en plus prononcé de Faure Gnassingbé dans sa vision de présidence à vie ».
Comme on peut le constater, chacun interprète à sa manière les propos de Macron et cette « guerre d’interprétation ne fait que commencer », mentionne ‘’L’Eveil de la Nation’’.
Peut-être, aurait-il fallu que le président français précisa le fond de sa pensée, comme l’a fait Alpha Condé, facilitateur dans la crise politique tout comme son homologue ghanéen Nana Akufo-Addo. Chacun y allait de son couplet sur le sens à donner au communiqué final qui a sanctionné les discussions de la semaine dernière lorsque le président guinéen a souligné à grands traits que les élections au Togo ne s’auraient être repoussées ad vitam aeternam, même s’il ajoute aussi que la tenue de ces élections au plus tard en novembre prochain comme dit dans le communiqué n’est qu’une simple indication qu’il ne faut pas forcément prendre au pied de la lettre.
Parlant d’élections, elles ne sauraient être la panacée, martèle ‘’Le Changement’’. Et si le scrutin présidentiel devrait se tenir, il faut bien se garder d’exclure l’actuel président qui n’est quand même pas imbattable dans les urnes, avertit ‘’L’Humanité’’, car l’exclusion est le « grand danger » qui menace l’avenir du pays.
En attendant les élections, la coalition des 14 partis de l’opposition prépare la reprise des manifestations de rue, y compris à Sokodé, Bafilo et Mango, informe ‘’L’Alternative’’. Cette perspective ne réjouit pas certaines associations de la société civile pour les conséquences que ces manifestations pourraient induire, précise ‘’Hara Kiri’’. « Toutes marches futures risquent de provoquer une colère insoupçonnée des populations contre les éventuels organisateurs qui ne se soucient guère de nos difficultés quotidiennes », expliquent-elles dans les colonnes de ‘’Togoréveil’’. Vivement que la crise socio-politique prenne fin pour le bien-être des populations, implore ‘’La Voix du Peuple’’.
Au surplus, les publications du jour renseignent que les luttes traditionnelles démarrent demain en pays kabyè. Le top départ sera donc donné pour « une semaine d’empoignades, de java et de dégâts collatéraux », commente ‘’Liberté’’.
Le Service de Presse/HAAC