Le 31 juillet 2018 cristallise les commentaires dans les journaux parus ce mercredi.
Cette « date fatidique est très attendue par le peuple togolais », car il se tiendra à Lomé le sommet de la CEDEAO qui planchera sur la situation politique au Togo, relève ‘’Le Magnan Libéré’’. L’hebdomadaire ajoute que l’organisation communautaire « prendra ses responsabilités » ce jour-là.
« Silence ! La CEDEAO va parler », écrit ‘’Le Bâtisseur’’. Et à la veille de ce sommet, une « avalanche d’hypothèses » est émise, mentionne ‘’Vision d’Afrique’’. Seulement, il y a une certitude, analyse ‘’Le Libéral’’, « le ciel ne tombera pas sur le Togo le 31 juillet prochain ». Selon le journal, la CEDEAO « ne dira pas à un président régulièrement élu de quitter le pouvoir ou envers et contre les textes d’écourter son mandat pour faire place à la transition. Elle ne se mettra pas non plus à la place des institutions de la République togolaise pour décider de qui sera ou non candidat à telle ou telle élection ».
Quoi qu’il en soit, l’organisation ouest-africaine est « interpellée » par le Front citoyen Togo debout pour que les aspirations profondes du peuple togolais ne soient pas trahies, souligne ‘’Actu Express’’. En tout cas, l’issue favorable de la crise a des « enjeux », indique ‘’Liberté’’. Non seulement, cela permettra aux Togolais de connaître eux-aussi l’alternance mais aussi l’institution communautaire pourra « s’enorgueillir d’être le premier regroupement sur le continent africain à enregistrer l’alternance dans tous ses pays et servir encore de modèle pour les autres espaces comme l’Afrique centrale ou du nord encore remplis d’assoiffés du pouvoir ».
En attendant la feuille de route de la CEDEAO, l’opposition « muscle » ses positions alors que le pouvoir reste « serein », commente ‘’Le Dialogue’’. Cette sérénité a été affichée par Gilbert Bawara cette semaine dans une interview accordée à un organe de presse en ligne. Les ‘’vérités’’ du ministre de la Fonction Publique ont tellement fait mal à la C14, renseigne ‘’Le Messager’’. Dans tous les cas, le 31 juillet offrira à ce regroupement de partis politiques de l’opposition « la possibilité de montrer s’il veut continuer à être une partie du problème ou un élément de solution », signale ‘’Togomatin’’.
Pour une sortie de crise, le professeur Magloire Kuakuvi, « tirant les leçons du passé », fait des propositions, informe ‘’Togomatin’’. Il propose « un comité international de suivi des élections en lieu et place des observateurs », rapporte ‘’Actu Express’’. Il « encourage l’organisation du scrutin législatif éventuellement sous la supervision de la CEDEAO », précise ‘’Forum de la Semaine’’. Les propositions du Prof. Kuakuvi ont le mérite d’être « réalistes », opine ‘’Togomatin’’. Les mêmes propositions ou presque ont été faites par la CPP. Son président, Francis Ekon a aussi plaidé pour la tenue d’élections où le peuple aura le dernier mot. Commentaire de ‘’Tingo Tingo’’ sur la position de la CPP : « quand on met son ventre devant et on partage le pouvoir avec le parti UNIR, peut-on tenir des propos autres que ces arguties dignes des gens d’une autre époque ? »
Pendant ce temps, la C14 mobilise les populations à travers le pays. Elle a animé des meetings à Sokodé, Bafilo et Mango, entre autres. Cette tournée de sensibilisation est couronnée de réussite, note ‘’Actu Express’’. « La ferveur nationale qui s’y dégage est l’ultime preuve du rejet de Faure Gnassingbé pour aider la CEDEAO », écrit ‘’La Manchette’’. Avec ces rassemblements dans les localités citées plus haut, ne s’achemine-t-on pas vers « autre motif de décrispation politique ? » se demande ‘’Vision d’Afrique’’.
Le Service de Presse/HAAC