La hausse des prix des produits pétroliers et les manifestations qui ont accompagné cette augmentation font la une de l’actualité dans les journaux parus ce vendredi.

Après les évènements de mardi, c’est un « calme précaire » qui règne à Lomé, observe ‘’Togomatin’’.

C’est le cas de le dire, la dernière hausse n’a pas laissé indifférent. Dix partis politiques sont montés au créneau pour se faire entendre. L’ANC, le CAR, le NET, les FDR, le Parti des Togolais, la CDPA, l’OBUTS, la CPP, le Parti des Démocrates et l’UFC ont « interpellé » le gouvernement sur cette mesure, informe ‘’Forum de la Semaine’’ qui précise que la « majorité » de ces formations politiques a « condamné la répression sanglante » des manifestations d’il y a quelques jours.

La précision, c’est ‘’L’Alternative’’ qui l’apporte. Si l’OBUTS et le PSR condamnent la répression « aveugle », le CAR lui, « déplore les graves évènements » survenus mardi. Le Parti des Togolais et l’ASVITTO pour leur part « dénoncent l’usage excessif de la force par les corps habillés ». L’ANC aussi dénonce l’augmentation « injustifiée » des prix des produits pétroliers.

Et ce n’est pas tout. Des organisations syndicales, des organisations de consommateurs, des droits de l’Homme et de la société civile regroupées au sein des Universités sociales du Togo (UST) « s’indignent de cette augmentation dans un contexte de paupérisation accrue ». La LTDH, la STT, le SYNJOP et la Ligue des Consommateurs du Togo, entre autres, demandent « le report de l’arrêté interministériel portant augmentation des prix des produits pétroliers ».

Tout en se « réservant le droit, le cas échéant, d’appeler à la mobilisation pour obtenir l’annulation de cette mesure impopulaire », ces organisations demandent également « l’ouverture d’un dialogue social sincère avec tous les acteurs concernés ».

Aussi, la diaspora togolaise soutient-elle les revendications des populations et « appelle les militaires à la conscience républicaine et à la retenue ».

De son côté, Amnesty International « exige » une enquête indépendante.

Ainsi que le constate ‘’Liberté’’, les dirigeants du pays ont « imposé la loi martiale » dans la capitale depuis mardi, puisqu’ « il y a plus d’hommes en tenue que de population ».

Tout ce qui s’est passé ces derniers jours n’est que le « signe d’une exaspération et d’un malaise profond », écrit ‘’Le Canard Indépendant’’.

Pour ‘’L’Alternative’’, c’est carrément le « chaos social », au regard de l’actualité de ces dernières semaines, à l’instar des mouvements d’humeur dans le secteur de l’éducation et les manifestations de mardi. Et de déplorer le silence du chef de l’Etat togolais qui, selon ‘’Liberté’’, « ne donne pas l’impression d’être là pour les Togolais qui lui remontent des doléances ». « Ailleurs, les crises n’ont pas atteint le niveau du Togo avant que le chef de l’exécutif ne prenne ses responsabilités », commente le bihebdomadaire.

‘’Liberté’’ observe « l’insensibilité du pouvoir Faure Gnassingbé à la souffrance des Togolais ». Une posture finalement « érigée en mode de gouvernance ». « Pourtant, c’est le mandat social », déplore le quotidien privé qui ajoute : « Satisfaire les besoins sociaux des populations, c’était une promesse de campagne de Faure Gnassingbé. Aujourd’hui, soit deux ans après sa réélection contestée, cette mesure annoncée peine à se concrétiser. Les Togolais figurent toujours parmi les peuples les moins heureux sur la terre ».

Et le journal de se répandre en questionnements : « de quel mandat social Faure Gnassingbé parle-t-il alors ? Pourquoi paraît-il si compliqué pour l’écrasante majorité de la population togolaise de manger à sa faim, d’avoir accès à l’eau potable, d’avoir les moyens de satisfaire ses besoins fondamentaux, de se soigner convenablement ? Un mandat social mené sur fond de précarisation ambiante de la vie de nos compatriotes, Monsieur le Président, vous y croyez vous-même ? »

En ce qui concerne la grève des enseignants, ‘’Forum de la Semaine’’ et ‘’Liberté’’ renseignent que les écoles de la région des Savanes sont fermées.

Par ailleurs, certains confrères sont revenus sur la nomination de Kodjo Adédzé à la tête de l’OTR en remplacement de Henri Gapéri et la sortie médiatique de Gilchrist Olympio mercredi dernier.

Le Service de Presse/HAAC

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