Dans leurs livraisons du jour, les publications s’intéressent à l’affaire HAAC-Groupe Sud Média et aux perturbations dans le secteur de l’éducation.

En ouverture nous évoquons le 60ème anniversaire de l’indépendance du Ghana. Le quotidien national Togo-Presse informe que « Le Président Faure GNASSINGNE a assisté à la célébration »

• Affaire HAAC-Groupe Sud Média

Hier lundi, ça faisait un mois que la télévision LCF et la radio City FM ont vu leurs fréquences retirées par la HAAC. Ces deux médias ont saisi la chambre administrative de la Cour Suprême.

« Le dossier en audience ce mardi 7 mars à la cour Suprême », informe ‘’Liberté’’. « Tous les regards des employés des deux chaines, des fidèles auditeurs et téléspectateurs, des adeptes et défenseurs de la liberté de presse et de l’opinion en général seront tournés vers le siège de la Cour Suprême », écrit le journal qui s’interroge : « Quelle en sera l’issue ? »

A l’en croire, « cette affaire est un cas d’arbitraire qui crève les yeux ». Le confrère espère que le droit guidera « vraiment les juges de la Cour Suprême » et qu’ils ne devraient « éprouver aucune peine à le dire. »
Mais en attendant, poursuit le quotidien, les agents des deux médias sont « officiellement en congés techniques ». La Cour Suprême « va-t-elle donner tort à la HAAC, ou plutôt à son président et sauver les emplois des quatre-vingts employés ? », se demande le tabloïd.

« C’est une épreuve de vérité des membres de la chambre administrative, parmi lesquels se trouvent des femmes qui porteront la lourde responsabilité de la mise au chômage de près de 80 employés de ces chaines fermées par la HAAC », renchérit ‘’L’Indépendant Express’’. Les magistrats feront-ils honneur à leur serment en disant le droit en toute liberté, ou se contenteront-ils de se plier aux désirs du pouvoir ? » s’interroge le journal.

• Perturbations dans le secteur de l’éducation

La crise qui secoue le secteur de l’éducation est loin de finir. Les enseignants sont en grève depuis hier ; à Lomé comme dans plusieurs villes du Togo, les salles de cours sont désertées par les enseignants.

« Elèves, maitres des rues », ironise ‘’l’Alternative’’

« Les élèves du public sont sortis de leurs établissements pour aller déloger d’autres qui continuaient eux, à suivre les cours. », observe le confrère. « C ’est la déferlante kaki dans les rues, comme c’est devenu d’ailleurs une tradition depuis le début de l’année scolaire », ajoute le bi-hebdomadaire.

Et ce n’est pas tout, le tabloïd se fait aussi l’écho d’une intervention du ministre Bawara qui disant sur une radio hier : « J’ai l’impression qu’il y a un certain nombre de gens qui n’ont plus leurs places dans l’enseignement ».

Cette menace vient de quelqu’un qui, en étant ministre en charge de la Fonction Publique, « est accusé d’avoir monté ses frères de village pour chasser des classes, des enseignants du lycée de Siou qu’ils ont d’abord tenté vainement d’intimider », révèle encore ‘’L’Alternative’’

Le journal précise que ce sont « six enseignants » qui sont interdits d’accès à leurs salles de classe au lycée de Siou pour avoir suivi « les mouvements de grèves lancés par la Coordination des Syndicats de l’Education du Togo (CSET) »

Le quotidien ‘’Liberté’’ qualifie cette attitude d’ «abus de pouvoir » et trouve que « le malaise au sein du système éducatif va grandissant ».

Pour le confrère, « ces manifestations semblent réjouir certaines personnes qui y voient une détermination des élèves à obtenir une éducation de qualité. On constate malheureusement que la spirale des grèves, des manifestations des élèves et de l’inaction des gouvernants se poursuit ».

‘’L’Indépendant Epress’’ fait quant à lui une analyse de la situation politique, économique et sociale du Togo et pense que le pays est « en mode pilotage automatique »

A en croire le journal, « le navire chavire dangereusement, le capitaine semble incapable d’éviter la catastrophe. C’est l’image du Togo depuis le début de cette année 2017. Tous les secteurs sont infectés par le virus de la contestation, de la grogne, de l’angoisse et de la révolte. Les dirigeants dans une indifférence désinvolte sont comme enkystés dans une résistance bactérienne à les faire céder le plancher ».

Sur un registre différent, ‘’Liberté’’ publie dans ses colonnes une interview que lui a accordée Godwin Tété, « un des pères fondateurs de l’Alliance Nationale Pour le Changement (ANC) » qui a déclaré entre autre que : « Il y a déjà des radios comme X Solaire et Légende qui ont été fermées et des journaux qui ont été plus ou moins jugulés. C’est grave. C’est l’atteinte à un droit fondamental du peuple qu’est le droit à l’information. Normalement, c’est tout le pays qui devrait se soulever pour dire non! »

Dans le reste de l’actualité, certaines publications sont revenues sur les réformes politiques et sur la hausse des prix des produits pétroliers.

Le Service de Presse/HAAC

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