L’actualité dans les publications du jour tourne autour des revendications sociales et des réformes politiques.
S’agissant des revendications dans le secteur de l’éducation, ‘’Le Dialogue’’ assure que le Premier ministre a réitéré vendredi dernier l’engagement du gouvernement à rechercher des solutions idoines pour résorber la crise qui y sévit depuis un temps. Sélom Klassou a rappelé un certain nombre d’actions menées pour mettre les enseignants dans de meilleures conditions de vie et de travail ; à l’instar de l’amélioration de la grille salariale, l’octroi de certaines primes, l’intégration de 12. 747 enseignants et bientôt l’adoption du statut particulier des enseignants.
Au vu de ce qui précède, ‘’La Dépêche’’ observe que « le chef de l’Etat et son gouvernement font face aux revendications et donc le durcissement du mouvement de grève ne s’explique pas ».
Pour sa part, ‘’Le Messager’’ pense que l’intégration des enseignants est un signe « d’apaisement » et explique que la « seule alternative » à cette crise dans l’éducation au Togo est la recherche d’une « solution globale ».
Les enseignants ont « refusé le marché de dupe » en appelant à une nouvelle grève, signale ‘’Actu Express’’.
‘’Le Patriote’’ s’interroge sur le silence des parents d’élèves et des élus du peuple. « Il serait absurde et suicidaire qu’ils continuent de se tenir en marge de cette crise », opine l’hebdomadaire qui les suggère « d’entrer rapidement dans la danse » pour jouer les médiateurs.
Non content d’informer que certains établissements privés, craignant les scènes de violence, ont « fermé provisoirement leurs portes », ‘’Le Magnan Libéré’’ estime que les états généraux de l’éducation auraient pu faire du bien à ce secteur. Ce rendez-vous annoncé il y a quelques années par le chef de l’Etat est-il « devenu caduc » ? s’interroge le confrère.
‘’Le Triangle des Enjeux’’ renseigne que le Major Kouloum qu’il présente comme « l’Hitler » de la région des Plateaux a proféré des menaces contre les enseignants grévistes de cette région. « Cette sortie vient compléter ses dérives dans la prise d’otages, les questions de la gestion de la transhumance et plusieurs autres crimes et délits commis dans les Plateaux convertis en son royaume », indique le journal.
Aux revendications des enseignants, s’ajoutent ceux des Togolais qui demandent aux dirigeants du pays de reconsidérer la dernière mesure portant hausse des prix des produits pétroliers. Samedi dernier, politiques et acteurs de la société civile se sont donnés rendez-vous dans la rue pour réitérer cette demande et rappeler la nécessité d’opérer les réformes.
Cette sortie est « ratée » au vu de la faible affluence, note ‘’Le Magnan Libéré’’ qui relève les « limites des marches et des récupérations politiques » dans lesquelles le chef de file de l’opposition et ses alliés se sont souvent complus. « Fabre et ses acolytes n’inspirent plus confiance », renchérit ‘’Le Dialogue’’. La publication constate également que la manifestation de samedi était « sans envergure », marquée par une « piètre mobilisation ».
Et pour ne rien arranger, c’est Nicolas Lawson que d’aucuns présentent comme le nouvel allié de Jean-Pierre Fabre qui ramène son partenaire à la raison. « La politique ne se fait pas dans la rue », lui rappelle le président du PRR dans des propos rapportés par ‘’Le Messager’’.
L’autre sortie qui n’a sans doute pas plu au président de l’ANC, celle de Gerry Taama au soir de la marche du week-end dernier. Le premier responsable du NET, a remarqué que les populations n’ont pas répondu massivement à l’appel des politiciens à prendre part à la manifestation.
M. Taama exhorte ses pairs de l’opposition à « tirer les leçons » de cet échec, et à séparer le social du politique. De ce fait, il recommande de laisser la société civile et les syndicats s’occuper de la crise sociale. A en croire ‘’Le Messager’’, ces vérités du président du Nouvel Engagement Togolais « ont fait mal à Fabre et compagnie » qui l’ont traité de tous les noms d’oiseaux.
Contrairement à Gerry Taama, le professeur Aimé Gogué de l’ADDI appelle à une « synergie d’actions » entre les partis politiques, la société civile et les syndicats pour « sauver le tissu social », indique ‘’Le Patriote’’.
Qu’à cela ne tienne, « la succession des crises sociales devient inquiétante, car la révolte sociale est pire qu’une révolte politique », analyse ‘’Le Magnan Libéré’’. Faure Gnassingbé est « vivement sollicité » et doit s’adresser au peuple, mentionne ‘’Le Patriote’’.
« Faure Gnassingbé ou la fin d’un règne sans fin ? » se questionne ‘’Le Triangle des Enjeux’’. Commentaire de l’hebdomadaire : « le pays va très mal au point que les avisés ne doutent pas du tout de son implosion si Faure et ses alcooliques continuent de le gérer de la même manière ».
Dans un registre différent, ‘’Le Dialogue’’ rappelle que la commission chargée de réfléchir sur les réformes a rencontré les ambassadeurs accrédités au Togo. Bien entendu, la question des réformes politiques était au menu des échanges. Sur le sujet, ‘’Le Magnan Libéré’’ évoque le « soutien collectif » du groupe des cinq.
Tout à fait autre chose, ‘’La Nouvelle’’ croit connaitre « la raison principale » de l’arrestation de Kpatcha Gnassingbé. Selon le mensuel, l’ancien ministre de la défense est victime de sa « popularité » par rapport à son frère Faure Gnassingbé. « Vu que Kpatcha est très aimé et apprécié par bon nombre de personnes et même dans l’armée, il fallait absolument monter une affaire afin de le neutraliser pour qu’il n’ait pas d’ambition présidentielle et ne se présente pas à l’élection de 2010 », écrit le journal. Et de d’ajouter que « tout autant que Kpatcha, Faure mériterait aussi de payer pour le coup d’Etat constitutionnel opéré le 5 février 2005, en complicité avec des officiers supérieurs poltrons de l’armée togolaise (…) ».
‘’La Nouvelle’’ en vient à la conclusion selon laquelle Faure Gnassingbé doit accorder la grâce à son demi-frère et ses coaccusés pour la réconciliation de leur famille. De leur côté, souligne encore la publication, les dirigeants togolais dans leur ensemble caractérisés par « le mépris, l’arrogance, le manque de considération, les assassinats etc. ont l’obligation de changer d’attitude pour que la paix règne et qu’il fasse bon vivre pour tous ».
En outre, le mensuel donne à savoir que « tous ceux qui ont servi la dictature au Togo ont toujours connu une triste fin ». Le tabloïd cite en exemple Kokou Tozoun décédé il y a un peu plus d’un an. Pourtant, « cela ne semble pas donner de leçon aux activistes qui continuent de soutenir le régime RPT/UNIR », constate le journal.
Autres sujets traités par ce confrère, la lettre ouverte adressée en décembre 2016 aux forces de défense et de sécurité par Nicolas Lawson et les agressions ainsi que menaces répétitives contre les journalistes. Sur ce dernier cas, la publication s’intéresse au communiqué de la HAAC rendu public après l’agression de Robert Avotor de ‘’L’Alternative’’ et souligne que la sortie de l’instance de régulation « illustre le mépris dont font preuve les autorités lorsqu’il y a agression des professionnels des médias au Togo ».
Par ailleurs, ‘’Liberté’’ fait une comparaison entre Patrice Talon du Benin et Faure Gnassingbé du Togo, et relève que c’est « le jour et la nuit ».
Au surplus, le quotidien privé tire la sonnette d’alarme sur un rapatriement imminent du Directeur des Etudes et de la Législation à l’OTR, Sotodji Ablam malade et évacué pour des soins en Belgique. A en croire le confrère, le nouveau Commissaire général par intérim, Kodjo Adédzé, le Colonel médecin de l’OTR, Songné Badjona et l’Ambassadeur du Togo en Belgique, Hubert Kokou Nayo M’Beou sont dans cette « combine » qui risque d’être fatale au malade une fois au Togo, faute de soins appropriés.
Et puis, ‘’Actu Express’’ informe que Claude Améganvi « réclame la restitution » des 5 milliards de F CFA que Faure Gnassingbé aurait offerts à Manuel Valls lors de son voyage à Lomé.
Le Service de Presse/HAAC