A la une de l’actualité dans les journaux parus ce mardi, les manifestations politiques.

Mais la première dorsale de cette revue est consacrée à la HAAC et à la visite d’au revoir que l’Ambassadeur de l’Union Européenne, Nicolas Berlanga-Martinez, y a effectuée hier. Les sites web ‘’Savoirnews.net’’ et ‘’Icilome.com’’ s’en font l’écho.

 Manifestions politiques

Pouvoir et opposition avaient prévu de marcher cette semaine, mais in fine, la « guerre de Troie n’aura pas lieu », relève ‘’L’Echiquier’’. Et ce, parce que la coalition PNP-CAP 2015 et le groupe des six a fait « gwéta » (a reporté ses manifestations) au camp d’en face, précise ‘’Liberté’’ qui informe tout comme ‘’L’Indépendant Express’’ et ‘’L’Alternative’’ que ces manifestations sont reprogrammées les 6 et 7 septembre. En tout cas, ce report est « salué » par l’UFC, rapporte ‘’Forum de la Semaine’’. Mais pas seulement. Cet ajournement est « salutaire », note Pierre Adjété, un citoyen togolais qui commet une libre opinion dans les colonnes de ‘’Liberté’’.

Qu’à cela ne tienne, UNIR est dans les rues à partir de ce mardi et pour trois jours, souligne ‘’Forum de la Semaine’’. ‘’Liberté’’ elle, renseigne que les marches de la majorité présidentielle n’ont lieu qu’aujourd’hui, contrairement aux trois jours précédemment annoncés. C’est le cas de le dire, l’Union pour la République marche pour, entre autres, soutenir les institutions de la République, la démocratie et la paix. Selon ‘’L’Indépendant Express’’, l’objectif de cette manifestation inspire la « curiosité » d’autant plus que les « seigneurs de la violence » qui dénoncent aujourd’hui la violence « sont à rechercher dans l’antre du régime Gnassingbé ».

Cela fait dire à ‘’Liberté’’ que la « peur a changé de camp ». Pour le tabloïd, la « contre-manifestation de l’UNIR n’est destinée qu’à refouler la pression populaire et créer au sein de l’opinion, l’illusion d’un ralliement des populations togolaises à la mal gouvernance dont Faure Gnassingbé reste le chef d’orchestre incontesté ».

‘’L’Alternative’’ révèle que Faure Gnassingbé, justement, a « déjà désigné ses boucs émissaires face à la contestation du régime RPT/UNIR ». Et à l’en croire, ils ont pour noms Séyi Mémène, François Boko et Pascal Bodjona. ‘’L’Indépendant Express’’ lui, note un « silence sépulcral étonnant » de l’actuel chef de l’Etat devant les différentes manifestations, alors que la mise en œuvre des réformes aurait suffi pour éviter tout ce que l’on observe aujourd’hui. Là-dessus, Gilbert Bawara déclare dans ‘’Forum de la Semaine’’ que « le chef de l’Etat va accélérer l’agenda des réformes ». Seulement, « le tout n’est pas de faire les réformes », opine Me Tchassona Traoré dans les colonnes de ‘’L’Echiquier’’. Le président du MCD assure que ces réformes « doivent être accompagnées d’un changement de mentalité des Togolais ».

En outre, ‘’L’Alternative’’ qui présente le ministre Gilbert Bawara comme un « technocrate » devenu un « politicien zélé » mentionne également que les églises presbytériennes et méthodistes du Togo « appellent à prendre en compte les aspirations profondes et légitimes du peuple ». Par ailleurs, le bihebdomadaire signale que le gouvernement a de manière « voilée intimidé » la presse internationale à laquelle il est reproché un manque d’équilibre dans la couverture de certains évènements. La publication conclut que la liberté d’expression est « menacée » au Togo.

De son côté, ‘’Sika’a’’ constate que la « politique évolue au Togo » et « l’opposition marche enfin ensemble ». Cette opposition « fait sa mue », renchérit ‘’L’Echiquier’’ qui lui rappelle un certain nombre d’ « erreurs à ne plus commettre », entre autres, ne pas semer entre elle les germes de la désunion, la méthode exclusive. Le journal lui suggère aussi de « rompre avec les recettes qui ne marchent plus et être réaliste ».

Il faut relever que le PNP n’a pas les mêmes revendications que les autres partis de l’opposition. C’est pour le retour à la constitution de 1992 et le droit de vote de la diaspora que Tikpi Atchadam et ses partisans ont investi la rue le 19 août dernier. Le président du Parti National Panafricain, d’après ‘’L’Indépendant Express’’, pointe le pouvoir en place d’avoir « prémédité et planifié un Fréau Jardin bis ». Selon lui, l’intention était de définir un itinéraire pour mieux réaliser un « carnage ».

Le confrère, à l’instar de ‘’Liberté’’ donne à savoir qu’une plainte est déposée à la CPI contre le ministre de la Sécurité. Les plaignants vivant au Togo, en Europe et aux Etats-Unis d’Amérique accusent Yark Damehame d’avoir « joué un rôle ‘’prépondérant de commanditaire’’ dans ‘’la répression sanglante et barbare de la marche pacifique du 19 août 2017 ».

Et ‘’Liberté’’ de déplorer que la communauté internationale ne semble pas se presser pour se pencher sur la situation qui prévaut au Togo et attend de venir « compter les morts ».

Dans le reste de l’actualité, les confrères indiquent que les rencontres prévues ce lundi dans les préfectures des Lacs, Golfe et Agoè-Nyivé, dans le cadre de la tournée de la commission de réflexion sur les réformes sont reportées. « Après la polémique, transformons Togo Télécom ! » s’exclame ‘’L’Union pour la Patrie’’ sur un tout autre sujet.

Le Service de Presse/HAAC

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