La marche de l’Union pour la République (UNIR) du mardi 29 août 2017 domine l’actualité des publications de ce jour.

Comme mise en bouche, soulignons que ‘’Le Libéral’’ et ‘’Le Médium’’ se font l’écho de la visite d’au revoir effectuée à la HAAC par l’Ambassadeur de l’Union Européenne au Togo, Nicolas Berlanga Martinez, le lundi 28 août 2017.

« Une marche pour la paix », c’est sous ce thème que la démonstration de l’UNIR s’est déroulée hier. Après le PNP de Tikpi Atchadam le 19 août passé, « UNIR riposte par une gigantesque marche dans les rues de Lomé », fait savoir ‘’La dépêche’’. Ils étaient des centaines, des milliers venus de la capitale et de ses environs. « Une marée humaine jamais vue ces derniers temps », remarque le confrère.

Pour la sauvegarde de la paix sociale, « UNIR a répondu par une démonstration de force sans précédent », note ‘’Forum de la Semaine’’ qui informe par la même occasion qu’en « réponse aux inquiétudes du ministre de l’Administration Territoriale, UNIR sursoit aux manifestations d’aujourd’hui et demain »

Cette marche de l’UNIR est « une bonne claque pour l’opposition », opine ‘’Le Médium’’. « Un tigre qui dort n’est pas mort », renchérit ‘’L’Eveil de la Nation’’, « C’est un jour historique ! », S’exclame ‘’Togoréveil’’.

Toujours concernant la marche d’hier, il faut dire que les militants ont répondu à l’appel du parti. « En tout cas, c’est toute une marée humaine aux couleurs du parti (blanc bleu) qui a déferlé dans les rues de Lomé réaffirmant leur soutien indéfectible au Président de la République Faure Essozimna Gnassingbé », observe ‘’Le Libéral’’ qui publie l’intégralité de la déclaration faite lors du meeting ayant sanctionné.

En se référant aux déclarations des responsables de l’UNIR lors de ce meeting, il est évident que ce parti est décidé à ne plus laissé la rue à l’opposition. C’est justement le 2ème Vice-président, Folly Bazi Katari qui a tenu à le rappeler. « Ce cadre du parti présidentiel originaire de Tchaoudjo a laissé entendre que la marche du jour était une réponse à ceux qui croyaient que le parti était en perdition », écrit ‘’Dounia’’. La déclaration liminaire lue à l’issue de cette marche a clairement « condamné les dérapages des militants du PNP lors des manifestations de ce parti le 19 août dernier », ajoute-t-il.

Par cette marche, « UNIR part en guerre contre des actes d’incivisme, de vandalisme et de violence sous toutes leurs formes, les incitations à la haine et à la division et le terrorisme », relève ‘’Le Magnan Libéré’’

Pour ‘’Vision d’Afrique’’, UNIR a montré sa notoriété « par une mobilisation monstre ». ‘’La Lanterne’’ rapporte pour sa part des propos du ministre Guy Madjé Lorenzo qui dit : « UNIR veut aussi des réformes mais pas de réformes dans la violence ».

‘’Liberté’’ révèle que, pour la réussite de cette marche, « l’administration et les moyens d’Etat sont mis à contribution » et que « les employés de la SNPT sont intéressés par 5.000 F CFA et pointés comme ayant travaillé »
Par ailleurs, ‘’Le Messager’’ informe que CAP 2015, le Groupe des six et le PNP « invitent toutes les populations togolaises, sur toute l’étendue du territoire nationale à répondre massivement aux grandes marches qu’ils organisent les mercredis 6 et jeudi 7 septembre 2017 à Lomé et dans les chefs-lieux-lieux de préfecture ». Il reprend ainsi une partie du communiqué rendu public lundi par ces partis de l’opposition.

Mais le hic, c’est que quelques heures seulement après la tenue de la marche du parti au pouvoir, le ministre de l’Administration du Territoire, Payadowa Boukpessi a publié un communiqué interdisant à l’avenir, la tenue des manifestations publiques pendant les jours ouvrables, ceci dans le souci d’éviter la paralysie des activités. Pour ‘’La Lanterne’’, cela ressemble « à une interdiction déguisée des manifestations de l’opposition prévues la semaine prochaine aux jours ouvrables ». Ce qui amène le confrère à conseiller au ministre d’ « alléger la tache au Chef de l’Etat en évitant de jeter de l’huile sur le feu en ces moments sensibles »

« Après s’être pavané dans les rues hier, Boukpessi veut interdire les manifestations les jours ouvrables », commente ‘’Liberté’’

En outre, ‘’Vision d’Afrique’’ renseigne que les cadres de la préfecture de Tchaoudjo ont exprimé leur mécontentement vis-à-vis des évènements survenus à Sokodé le 19 août passé et « réitèrent leur ferme soutien à la politique de paix, d’union, de cohésion sociale et de développement sur lequel des mouvements politiques ou associatifs mal intentionnés viennent s’appuyer pour exécuter leurs basses besognes désorganisant ainsi le tissu social et économique ».

L’hebdomadaire rapporte aussi que les militants du PNP arrêtés lors des violentes manifestations du 19 août dernier ont été jugés hier. Le secrétaire général de ce parti, Dr Sama Kossi, a écopé de « 18 mois d’emprisonnement dont 9 avec sursis ; les 12 militants restants ont été condamnés par le juge Kadanga à 12 mois d’emprisonnement dont 7 avec sursis ».

Sur un sujet sœur, ‘’Courrier de la République’’ commet un article intitulé « Le PNP, c’est quoi ?, votre pire cauchemar, votre insomnie… ! » dans lequel il offre à lire que le PNP a contraint le ministre Yark à courir « de gauche à droite à perdre haleine » et qu’il a fait des sorties « indignes et scandaleuses ». Le chef de la sécurité « est dans un triste rôle de provocateur, d’un ministre méprisant, arrogant sans aucun égards pour ses compatriotes(…) ; ce qui est malheureux, c’est une parfaite mise en scène pour diaboliser les initiateurs de la marche du 19 août. Advienne que pourra ! », S’exclame le tabloïd.

Sur un registre différent, ‘’Le Triangle des Enjeux’’ fait un zoom sur l’armée togolaise qu’il qualifie de « clanique » et qui est « à l’origine de violations massives des droits de l’homme ».

Dans le reste de l’actualité, des confrères se font la caisse à résonnance de l’atelier d’information et de renforcement de capacités sur le Millénium Challenge Account (MCA) des Etats-Unis, qui a regroupé lundi dernier, une soixantaine de patrons de presse.

Au surplus, ‘’Liberté’’ remarque qu’à Sokodé, une psychose générale s’est installée au sein de la population et que des « jeunes fuient la ville ». La raison est que dans la journée du mardi 29 août, « plusieurs quartiers de la ville (Kpangalam, Kwaworo et Tchawanda) ont été bouclés par les militaires puissamment armés, des policiers et gendarmes fouillant les maisons une à une à la recherche, dit-on, des armes et du matériel que les manifestants de la marche du 19 août auraient emportés lors de la destruction du commissariat central. »

Le Service de Presse/HAAC

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