L’actualité dans les journaux parus ce lundi reste dominée par la situation
politique au Togo.
Après les marches des 6 et 7 septembre derniers, l’opposition invite les
populations à un « grand meeting » vendredi prochain pour des « informations
importantes » note ‘’Le Correcteur’’. Le bihebdomadaire croit savoir que le
« principal défi est de maintenir le cap » de la pression sur le pouvoir de Faure
Gnassingbé qui, du reste, serait « lâché par ses pairs ». ‘’Liberté’’ elle, révèle
que l’ancien président nigérian, Olusegun Obasanjo, demande à l’actuel chef de
l’Etat togolais de « quitter le pouvoir ». Toujours d’après le quotidien privé, le
président de la chambre nationale des chefs du Ghana, Togbe Afede, renchérit
en expliquant que « la perpétuation du règne d’une même famille est
rétrograde » pendant que Jerry John Rawlings « appelle au respect du droit de
manifestation pacifique ».
D’après ‘’Le Correcteur’’, les partis politiques doivent savoir « tirer les
enseignements du passé pour avancer » dans leur lutte pour l’alternance au
Togo. Tout compte fait, la « détermination des Togolais à arracher leur liberté
est inébranlable » aussi bien sur le territoire national qu’à l’étranger, fait
observer ‘’Liberté’’. Alors, question dans les colonnes de ‘’L’Eveil de la
Nation’’ : « la rue peut-elle chasser » Faure Gnassingbé ? Elle est « l’ultime
recours » pour les populations devant l’hostilité du pouvoir à accéder à leurs
revendications, répond ‘’Liberté’’. « Non Faure Gnassingbé ne partira pas par
les rues », martèle ‘’Forum de la Semaine’’. ‘’L’Eveil de la Nation’’ se veut clair.
Pour le confrère, demander à un président démocratiquement élu de quitter le
pouvoir « s’apparente à un coup d’Etat ». ‘’Le Combat du Peuple’’ lui, parle
d’un « leurre suicidaire » et relève que la décision de Faure Gnassingbé de faire
adopter en conseil des ministres un projet de loi portant révision de la
constitution est venue prendre à « contrepied » l’opposition et la « pousser à la
faute ». Ce n’est pas tout, l’hebdomadaire constate que « l’opposition togolaise
met la barre trop haut et opte pour l’aventure ».
‘’Liberté’’ opine sur le projet de révision constitutionnelle et souligne que c’est
une « simple diversion pour casser la dynamique contestataire ». Qu’à cela ne
tienne, les députés sont convoqués demain à l’Assemblée nationale pour une
session extraordinaire. Les « agitations de rues » doivent faire place au
« dialogue et à la négociation », écrit ‘’La Montagne’’. Justement, la « bonne foi
du pouvoir se joue » à l’hémicycle d’où sortira la « décrispation » de la situation
ou une « montée de la tension », indique ‘’Courrier de la République’’. Dans
tous les cas, le Togo doit passer avant toute autre considération, suggère la
publication.
‘’Nouvelle Opinion’’ assure que le « pouvoir a montré sa bonne foi » en
adoptant le projet de loi relatif à la modification constitutionnelle, poussant de
ce fait la « balle dans le camp de l’opposition ». Là-dessus, ‘’Forum de la
Semaine’’ renseigne que l’opposition « s’apprête à rejeter l’avant-projet de loi
élaboré par le gouvernement » justifiant ainsi que ses « intérêts personnels
passent avant ceux d’un peuple berné à volonté ». La mésentente entre le PNP
et l’ANC autour des revendications est l’autre preuve de la difficile unicité
d’actions de l’opposition, signale ‘’L’Eveil de la Nation’’.
Quand Tikpi Atchadam est « menacé », l’opposition se « montre solidaire »,
remarque ‘’Courrier de la République’’ qui estime que le parti UNIR ne doit
« s’en prendre qu’à lui-même au regard du sale temps qu’il passe ». Quant à
l’UFC, elle sollicite, dans un mémorandum, « l’engagement de l’Union
Européenne pour une résolution pacifique et diplomatique de la crise politique
au Togo », mentionne ‘’Nouvelle Opinion’’ qui présente Jean-Pierre Fabre
comme une « véritable gangrène au sein de l’opposition togolaise ».
Et puis, ‘’Liberté’’ commet un grand reportage sur la « folie répressive de la
soldatesque » les 7 et 8 septembre. Toute chose qui a déclenché la
« protestation » des communautés de Bè, à travers leur président fédéral,
l’ancien ministre d’Etat, Elom Dadzie. Ces actes sont dénoncés par Amnesty
International qui signale, ainsi qu’informe ‘’Liberté’’ que « des manifestants ont
été battus et aspergés de gaz lacrymogène par les forces de sécurité ». Les
propos du Directeur de Amnesty International au Togo, sont rapportés dans
‘’Le Correcteur’’. Aimé Adi donne à savoir que « des militaires sont descendus
jeudi, vendredi et samedi dans des quartiers bien ciblés pour taper les habitants
avec des cordelettes et des chaînes ».
Service de presse de la HAAC