La situation politique au Togo, le sujet est commun aux journaux parus ce mardi.

Sur la première marche de cette revue, la HAAC. C’est ‘’Le Soleil’’ qui en parle et rappelle que l’instance de régulation a eu une séance de travail avec les directeurs des médias officiels pour leur rappeler leur cahier de charges et les exhorter au respect de la règle de l’équité et de l’impartialité dans le traitement de l’information. Mais pas seulement.
‘’Sika’a’’ ajoute que le président de la HAAC a observé une certaine « frilosité » chez les médias publics. Commentaire du confrère : « nous rappelons à monsieur Pitang Tchalla que malgré l’existence des lois, le président de l’Assemblée nationale a grondé publiquement un journaliste de la TVT qui a osé tendre le micro à Fabre, lui interdisant d’accorder une interview à ce dernier. La presse a largement parlé de cette bavure mais la HAAC n’a pas osé réagir ». « C’est vrai que les médias publics souffrent de frilosité, mais la HAAC souffre d’un mal encore plus grave qui s’appelle la RPTrose chronique », insiste ‘’Sika’a’’ qui renseigne également que la Haute Autorité a aussi rencontré, la semaine dernière, les responsables de la presse en ligne.

Situation politique au Togo

L’information est à lire dans les colonnes de ‘’Forum de la Semaine’’ : « l’opposition et ses militants diront ‘’non au projet de loi à l’Assemblée nationale ce mardi ». En effet, ils ne décolèrent pas depuis qu’ils ont eu confirmation que la question relative aux réformes ne sera pas débattue aujourd’hui à l’hémicycle. En fait, le démarrage des discussions à la Représentation nationale relativement à ce projet de loi « ne tient qu’à une question de procédure », le document n’ayant pas encore suivi le circuit habituel, souligne ‘’Forum de la Semaine’’.

En plus, les sujets inscrits à l’ordre du jour de la session qui s’ouvre ce jour avaient été prévus de longue date. C’est « encore des manœuvres dilatoires », analyse ‘’Liberté’’ qui fait observer qu’ « un pouvoir qui tient à maintenir le cap de la décrispation politique n’aurait nullement hésité à modifier cet agenda ».
En tout cas, les Togolais sont « appelés à se mobiliser devant le Palais des Congrès ce matin » pour maintenir la pression sur le pouvoir et obtenir le retour à la constitution de 1992, en entendant un meeting vendredi prochain et des manifestations les 20 et 21 septembre, relève ‘’Liberté’’.

En en croire ‘’Forum de la Semaine’’, le gouvernement, à travers le ministre de la Fonction publique, a fait savoir qu’il n’a reçu aucune demande allant dans le sens d’une mobilisation devant le parlement et déclare donc « illégale » la manifestation de l’opposition en ces lieux.

En réalité, tous ne sont pas d’accord pour le retour à la constitution de 1992, car certains leaders de l’opposition estiment que la même la loi fondamentale originelle contient des « lacunes » qu’il faut d’abord corriger, explique ‘’L’Union pour la Patrie’’. En plus de la « nécessité de faire les réformes autour d’un consensus », des « équations à plusieurs inconnues » doivent être élucidées, souligne ‘’Togomatin’’. La première, selon le confrère est de savoir si « la ligne radicale sur laquelle s’arc-boute l’opposition va permettre de changer la situation » ; la deuxième, questionne « comment l’opposition qui a appelé à la démission de Faure Gnassingbé pourra changer de discours pour accepter le dialogue » ; et la troisième, est relative aux « exigences » du parti pouvoir qui est conscient qu’il est « incontournable » dans la mise en œuvre des réformes, au regard de la majorité parlementaire dont il dispose.

Quoi qu’il en soit, il faut « privilégier le consensus et le respect des procédures et des règles prévues par la constitution elle-même », en ce qui concerne le projet de révision constitutionnelle, opine ‘’Le Médium’’, même si l’hebdomadaire suggère de « vite » l’adopter pour « préserver la paix sociale ».

Pour sa part, ‘’Le Bâtisseur’’ revient sur les manifestations des 6 et 7 septembre derniers et note que « des centaines de milliers de Togolais ont exprimé leur ras-le-bol » dans les rues. Les leaders politiques ont même appelé au départ de l’actuel chef de l’Etat. Cela sonne comme une erreur pour ‘’Sika’a’’ qui estime que les manifestants auraient dû s’en tenir à leur revendications initiales, à savoir les réformes. « Si Faure Gnassingbé partait, qui ferait les réformes ? » se demande ‘’Le Soleil’’. Le tabloïd pense que « les opposants traditionnels sont finis et ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes ».
Dans le reste de l’actualité, ‘’Liberté’’ donne à savoir qu’une délégation des cadre de l’UNIR, le ministre de l’Agriculture en tête, a été « copieusement huée » à Sokodé où elle est allée prêcher la sauvegarde de la paix. Aussi, la presse du jour informe-t-elle que le sommet Afrique-Israël est reporté sine die. Elle évoque également la transformation du groupe Togo Télécom.

Service de presse de la HAAC

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