Alors que le pays semblait observer un temps d’accalmie avant les manifestations de l’opposition prévues mercredi et jeudi prochains, l’arrestation dans la nuit d’hier de l’Imam proche de Tikpi Atchadam, Alpha Hassan Mollah, à Sokodé a fait monter le mercure d’un cran. Dans la foulée, les jeunes se sont mobilisés pour « s’insurger » contre cette mise aux arrêts, informe ‘’Liberté’’ qui précise que ces jeunes « exigent la libération pure et simple » de leur leader religieux.

Non contents de dresser des barricades, les manifestants ont bloqué la nationale N°1, précise ‘’Forum de la Semaine’’. Le quotidien privé renseigne également que des « affrontements » qui se sont poursuivis jusqu’à ce matin ont eu lieu entre les jeunes et les forces de l’ordre et de sécurité. Toujours selon la publication, l’on signale la destruction ou la mise à feu des bâtiments abritant des services publics ainsi que des domiciles de certains dirigeants politiques.

Pendant que Sokodé était « à feu et à sang », des émeutes ont été aussi constatées à Bafilo et dans le quartier Agoè à Lomé, renchérit ‘’L’Indépendant Express’’. L’hebdomadaire assure que suite aux évènements d’hier, « les observateurs font croire que les dernières heures du régime sont proches ».

Le moins qu’on puisse dire c’est que la situation au Togo ces derniers temps n’est pas un long fleuve tranquille. Hier, un autre mouvement d’humeur a été signalé devant la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). ‘’Forum de la Semaine’’ informe que les manifestants qui s’y étaient rassemblés spontanément pour dire non au référendum ont été dispersés par la police.

En tout cas, les manifestations des deux prochains jours laissent dubitatifs plus d’un. « L’intransigeance et la détermination des uns et des autres font craindre le pire », confirme ‘’Le Médium’’. Pour sa part, ‘’L’Alternative’’ parle de la « semaine de toutes les incertitudes ». Elle l’est d’autant plus que des « grèves tous azimuts » viennent s’ajouter aux manifestations politiques, explique ‘’Liberté’’. « Opposition, enseignants, élèves, société civile en colère », détaille ‘’L’Indépendant Express’’. « Le pays retient alors son souffle », commente ‘’Le Bâtisseur’’.

Pendant ce temps, Faure Gnassingbé reste « muet », observe ‘’L’Alternative’’. Surtout devant le « retour à l’Etat de terreur », note ‘’L’Indépendant Express’’ qui croit savoir que bien que silencieux, l’actuel chef de l’Etat a une idée derrière la tête. Selon le journal, Faure Gnassingbé est en train, dans le cadre du prochain congrès de l’UNIR, de « préparer une succession à la Poutine », c’est-à-dire qu’il pourra créer la surprise en permettant à un membre de son parti d’être théoriquement aux commandes tout en agissant en back office.

De son côté, ‘’L’Alternative’’ commet un article sur les « soutiens » de Faure Gnassingbé au sein de la CEDEAO relativement à la crise togolaise. A en croire le confrère, seul Alpha Condé a « laissé transparaitre un soutien au régime de Lomé ». Du coup, le bihebdomadaire, recommande à la coalition des 14 partis politiques de l’opposition approchée par le président guinéen, de s’en méfier et d’ « éviter à tout prix le piège » que ce dernier pourrait bien lui tendre.
Parlant de la coalition, un de ses membres, Nathaniel Olympio, opine sur la situation que traverse le Togo. « Si ce régime s’entête, ce sera une vague scélérate qui va le balayer », martèle-t-il dans les colonnes de ‘’L’Alternative’’. En outre, le bihebdomadaire pense que le référendum du « RPT/UNIR est l’avorton politique pour la récidive des crimes de masse ».

‘’Le Médium’’ lui conseille Faure Gnassingbé de « faire le ménage dans son propre entourage », car il est infesté des gens « malhonnêtes, sadiques et hypocrites » qui ne pensent qu’à leur bien-être.
Sur un tout autre sujet, ‘’L’Union pour la Patrie’’ donne à savoir que la nouvelle loi organique relative à la CNDH adoptée le 5 octobre dernier réduit ses membres de 17 à 9 et les mandats de 4 à 2 ans. Cependant, les 2 ans sont renouvelables deux fois.

Service de presse de la HAAC

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *