La crise togolaise toujours à la une de l’actualité dans les journaux parus ce mercredi.
Les réactions se succèdent pour appeler au calme et au dialogue. Le son de cloche discordant est venu de la Gambie où le ministre des Affaires Etrangères aurait appelé Faure Gnassingbé à la démission. ‘’Le Libéral’’ dénonce les « tares » d’un chef de la diplomatie qui maitrise très peu son sujet. En tout cas, son homologue togolais ne s’est pas fait tirer les oreilles pour lui répondre. Indigné par cette sortie, Robert Dussey s’en est « insurgé » et l’a qualifiée d’ « irresponsable », rappelle ‘’Dounia le Monde’’.
Coup de théâtre, dans sa livraison du jour, ‘’Le Messager’’ renseigne que Ousainou Darboe, le ministre des Affaires Etrangères en question « dément » avoir demandé la démission du président togolais. « Il n’y a aucune raison pour le gouvernement de Gambie de prendre position dans la crise togolaise », aurait-il expliqué dans des propos rapportés par le confrère. « Tout compte fait, ce qui est dit est dit », commente ‘’Liberté’’.
« Jusqu’où Robert Dussey pourra-t-il sauver Faure Gnassingbé ? » se demande ‘’Fraternité’’. Pour sa part, ‘’La Lanterne’’ signale que la diplomatie togolaise est « en panne et qu’un remaniement ministériel s’impose ».
Qu’à cela ne tienne, il est à noter que la situation politique n’a pas évolué. ‘’La Lanterne’’ constate une « mobilisation monstre » de la communauté internationale pour aider le Togo à retrouver la quiétude. Pour l’hebdomadaire, le tout n’est pas de s’intéresser au cas du Togo mais de savoir être « impartial » et surtout faire des propositions concrètes pour une sortie de crise.
Des propositions concrètes, le président ivoirien en a faites. Une solution à trois pistes suite à une rencontre de 5 chefs d’Etat de la CEDEAO, informe ‘’Le Libéral’’. Primo, Alassane Ouattara dit oui aux manifestations pacifiques, secundo, oui à des négociations devant aboutir à des modifications constitutionnelles déjà engagées et tertio, il suggère que les auteurs des violences soient sanctionnés, détaille-t-il.
Hormis ces propositions du président Ouattara, « quelles sont les issues possibles à cette crise ? » La solution diplomatique ou le référendum ? se demande ‘’La Dépêche’’. La publication pense que l’opposition peut creuser la piste du référendum mais « en exigeant la refonte du code électoral et le nettoyage du fichier ». Ce référendum est « truqué à l’avance », en témoigne le « passage en force du pouvoir » à travers la prestation de serment des membres de la CENI, souligne ‘’Le Nouvelliste’’. Parlant de la CENI, il a enregistré un 13è membre. Jean-Claude Homawoo, représentant de l’UFC, a été élu hier par l’Assemblée nationale et devra prêter serment devant la Cour constitutionnelle.
‘’Fraternité’’ s’intéresse à la médiation pour la résolution de la crise au Togo et recommande à l’ONU de « prendre les taureaux par les cornes ». En attendant, l’ancien Premier ministre, Edem Kodjo offre ses services, relève ‘’Liberté’’.
Les solutions envisagées par M. Ouattara au nom de la CEDEAO, disions-nous, ont été rendues publiques à l’issue d’un mini-sommet tenu au Niger. Mais ‘’Liberté’’ croit savoir, que cette rencontre n’était qu’un « paravent », car en réalité, Faure Gnassingbé a été « convoqué » par ses pairs pour lui « transmettre le message de la résolution pacifique de la crise et le persuader d’entendre raison ». Justement, « va-t-il entendre raison ? » s’interroge le quotidien.
Pendant ce temps, « les signes avant-coureurs d’une guerre civile » se précisent, assure ‘’Le Nouvelliste’’ qui présente Faure Gnassingbé comme un « président de fait ». ‘’Fraternité’’ elle, fait observer que la « colère des Etats-Unis est montée d’un cran face à la répression et la traque des manifestants ainsi que face aux tentatives de restriction de la liberté de manifestation ». Les USA appellent le gouvernement togolais à « respecter le droit de manifester », écrit ‘’Liberté’’.
Par ailleurs, ‘’Le Libéral’’ note que depuis le début de la crise, le président togolais observe un « silence assourdissant ». Et ce silence est « synonyme de mépris » renchérit ‘’La Dépêche’’. Pour le retour au calme, un « dialogue sincère et franc s’impose », mentionne ‘’Dounia le Monde’’.
Dans un tout autre registre, le partir UNIR tiendra son congrès le week-end prochain à Tsévié. Le choix de cette ville n’est pas « anodin et la destinée du parti présidentiel pourrait être confiée à un natif du Zio », renseigne ‘’Le Libéral’’. L’autre enjeu est la prise de parole attendue de Faure Gnassingbé à cette occasion. Va-t-il se prononcer sur la vie de sa formation politique, voire sur la situation politique actuelle ? se questionne ‘’Dounia le Monde’’.
Le Service de Presse/HAAC