Deux sujets principaux meublent les colonnes des journaux parus ce jeudi : la situation politique au Togo et le congrès du parti UNIR.
- Situation politique au Togo
L’atmosphère politique au Togo est loin d’être un long fleuve tranquille. Aux manifestations et contre manifestations ont succédé des scènes de violence et des affrontements entre manifestants et forces de sécurité. La situation a fini par culminer à l’étape de l’apparition dans les rues de « miliciens » ainsi que les qualifient la presse et certains analystes. Cet état de fait « préoccupe » la France, écrit ‘’Liberté’’. Le modus operandi de ces hommes « consiste à prendre d’assaut les maisons, tabasser tout ce qui bouge, casser ou voler en toute impunité », renseigne ‘’Vision d’Afrique’’.
‘’Waraa les Vainqueurs’’ se demandent comment ces miliciens ont « réussi à avoir des pickups non immatriculés qu’ils utilisent dans leurs basses besognes ». L’hebdomadaire prévient du « danger » que le pays encourt avec ce phénomène et demande au ministre de la Sécurité de « prendre ses responsabilités pour anéantir ces milices afin que d’autres groupes ne naissent pour semer de l’anarchie dans les villes ». Avec l’apparition de ces miliciens, « des signes avant-coureurs de l’avènement de l’apocalypse » deviennent de plus en plus visibles, observe ‘’Le Perroquet’’ qui croit aussi savoir que « des informations de plus en plus alarmantes renseignent sur un plan d’élimination physique des leaders de l’opposition les 7, 8 et 9 novembre prochains ».
Et lorsque, en sus, ‘’Liberté’’ relève que des personnes manœuvrent dans l’ombre pour que la crise politique actuelle dégénère en un « conflit ethnique et religieux », elle dénonce un « jeu dangereux du pouvoir et sa majorité pilleuse ». Pour sa part, ‘’La Nouvelle Tribune’’ a fait un tour à Sokodé et a découvert « l’horreur » des stigmates portés par cette ville, théâtre de diverses manifestations.
Manifestations, affrontements, casses… « Et maintenant ? » s’interroge ‘’Focus Infos’’. Et maintenant, la médiation assurément. Edem Kodjo à travers sa fondation Paxafricana, pourquoi pas ? opine ‘’Flambeau des Démocrates’’. Mais pas seulement. Plusieurs autres tentatives ont eu lieu et les « résultats sont toujours attendus », notent ‘’Echos du Pays’’. Alassane Ouattara lui, a rendu publiques trois pistes de sortie de crise qui vont de l’approbation des manifestations pacifiques à la rigueur de la loi face aux fauteurs de troubles en passant par l’onction aux réformes en cours dans la concertation, rappelle ‘’Forum de la Semaine’’. Il fallait s’y attendre, le « syndicat » des chefs d’Etat de la CEDEAO a encore fait parler de lui et est venu au secours du président togolais qui se trouve dans une situation inconfortable, décrypte ‘’Actu Express’’. La publication se désole de constater que cette posture de l’organisation communautaire est en déphasage avec les « intérêts du peuple ».
L’une des conséquences de la crise est la « perte » par Lomé de « sa place de carrefour de grandes rencontres », souligne ‘’Vision d’Afrique’’ qui informe de la non tenue de la Conférence ministérielle de la Francophonie à Lomé. Elle sera plutôt organisée à Paris en France. La France qui prescrit un « dialogue immédiat » aux acteurs politiques, comme le relève ‘’Flambeau des Démocrates’’. Les Evêques eux, plaident pour une « rencontre dépassionnée » entre le pouvoir et l’opposition, mentionne ‘’Liberté’’. Même appel au dialogue dans les colonnes de ‘’Echos du Pays’’.
- Congrès de L’UNIR
Il se tiendra le week-end prochain à Tsévié et c’est un « rendez-vous décisif » avec à la clé des « surprises », indiquent ‘’Waraa les Vainqueurs’’. Des assises de « toutes les incertitudes » avec déjà en perspective « d’importants bouleversements », renchérit ‘’Le Patriote’’. Dans tous les cas, elles sont « très attendues », assure ‘’Flambeau des Démocrates’’. Quant à ‘’Liberté’’, elle donne à savoir que « des opérateurs économiques sont harcelés pour financer ce congrès ».
Le Service de Presse/HAAC