La crise politique au Togo et le congrès de l’UNIR prévu ce week-end concentrent l’attention dans les colonnes des journaux parus ce vendredi.
Comme le rappelle ‘’L’Union pour la Patrie’’, le groupe Vivendi « offre » une salle de Cinéma au Togo. Canal Olympia, c’est ainsi qu’est baptisée cette salle de 300 places. Elle est a été inaugurée mardi dernier par Faure Gnassingbé et Vincent Bolloré de ce groupe, indique ‘’Innov’Africa’’. L’inauguration de cette salle de spectacle entre « dans la droite ligne de la politique culturelle du gouvernement », relève ‘’L’Eveil de la Nation’’. Alors, « que le spectacle commence !», lance ‘’Le Canard Indépendant’’.
Pour sa part, ‘’L’Alternative’’ ne trouve pas normal que pour cette « pseudo-salle », en réalité, un « hangar badigeonné et décoré en salle de cinéma » de 300 places construit dans l’un des quartiers les plus « insalubres » de Lomé, on « bloque les rues du matin jusqu’au soir, qu’on fasse déplacer toute la République et qu’on mette les populations au soleil ». Le bihebdomadaire pense que l’argent investi par Bolloré qui se comporte en « colon des temps modernes » aurait pu servir à « l’assainissement du quartier Hanoukopé, à la réfection d’une école, à la construction d’un amphithéâtre ou à la réparation d’un scanner du CHU ».
Pour une « petite » salle de 300 places, c’est le « chef quartier » qui devrait aller l’inaugurer et non le président de la République, ironise ‘’Liberté’’ qui observe que les Togolais demandent le « départ » de Faure Gnassingbé et il leur offre une salle de cinéma.
Parlant des Togolais, une partie manifeste pour poser un certain nombre de revendications. Ces manifestants ont subi une « répression sanglante et aveugle des forces de l’ordre qui les ont bien bastonnés jusque dans leur dernier retranchement », rapporte ‘’Le Canard Indépendant’’. Et de conclure : « Lorsque les forces de l’ordre censées protéger les populations deviennent un danger, il y a de quoi véritablement s’inquiéter ». Des inquiétudes, les Etats-Unis, la France et la CEDEAO en ont, non seulement à propos de la « répression » des manifestations mais aussi de leur « restriction ». Ils ont tenu à « rappeler les principes démocratiques » au Togo, signale toujours ‘’Le canard Indépendant’’. Washington et Paris « mettent également en garde » Lomé en ce qui concerne les « violences des milices parrainées par le gouvernement », renseigne ‘’L’Alternative’’. Pour ce qui est de la présence de « ‘’milices ‘’du pouvoir » lors des manifestations de l’opposition, le gouvernement « rejette en bloc ces accusations », informe ‘’L’Eveil de la Nation’’ qui se fait l’écho d’un communiqué du ministre de la Sécurité à cet effet. « Ces accusations ont, bien sûr, pour seul objectif de déconsidérer le gouvernement et de pousser les partisans des partis politiques de l’opposition à des affrontements violents avec le reste de la population et créer ainsi un profond désordre dans notre pays », explique le susdit communiqué.
Pendant ce temps, les pistes de la médiation continuent d’être explorées. Selon ‘’Le Canard Indépendant’’, la « lumière » peut possiblement venir du Togolais Edem Kodjo qui a déjà contribué à la résolution des crises politiques dans plusieurs pays. La CEDEAO aussi tente de faire entendre sa voix. L’organisation communautaire et Paris sont « favorables à la révision constitutionnelle déjà engagée », même s’ils pensent que le dialogue est la meilleure solution pour sortir le Togo dans la situation actuelle, note ‘’L’Union pour la Patrie’’. Parlant de dialogue, il ne doit pas être un « moyen de blocage, de défiance ou encore de marchandage », opine dans les colonnes de ‘’Forum de la Semaine’’ Ourna Gnanta, membre de l’UNIR.
Quid des manifestations de rues ? ‘’L’Alternative’’ informe que la Coalition en appelle à de nouvelles les 7, 8 et 9 octobre prochains. « Il n’y a pas meilleur moment que le présent », renchérit à l’endroit des Togolais, le Prof Aimé Gogué dans ‘’Liberté’’.
- Congrès de l’UNIR
Qu’en sera-t-il question : « Opérer des mutations pour survivre à la tempête ou faire du saupoudrage et pousser le parti dans le gouffre ? » s’interroge ‘’L’Eveil de la Nation’’.
Prévues les 28 et 29 octobre prochains à Tsévié, ces assises seront l’occasion pour les 2000 délégués attendus de « faire le bilan, mettre en place les instances du parti et d’explorer les perspectives », mentionne ‘’Forum de la Semaine’’. « Il faut aussi s’attendre à ce que ce congrès soit une occasion de faire constater que le parti se porte à merveille et de lui donner encore plus de dynamisme en vue des législatives et locales de 2018 », ajoute ‘’Le Canard Indépendant’’. A cette occasion, le président du parti va parler. Enfin, « rien n’est sûr, car il s’agit après tout de Faure Gnassingbé », commente ‘’Liberté’’.
Le Service de Presse/HAAC