L’actualité dans les journaux parus ce mercredi reste dominée par la crise politique au Togo. Les confrères donnent à savoir que le dialogue annoncé depuis quelque temps pourrait s’ouvrir la semaine prochaine dans une atmosphère de manifestations de rue à l’appel de l’opposition et du pouvoir.
Mais d’abord la prise de fonction du président élu de la HAAC évoquée dans les colonnes de ‘’Le Magnan Libéré’’. L’hebdomadaire rappelle que Willibronde Télou en appelle au sens du professionnalisme des médias, toute chose qui passe par le respect de la loi. ‘’La Dépêche’’ s’intéresse également au sujet et rapporte qu’au sortir de la cérémonie de passation de service, le nouveau président de la Haute Autorité « s’est félicité des nouvelles tâches qui viennent de lui être confiées, et a remercié ses collègues pour la confiance qu’ils portent en lui ». Toujours selon le tabloïd, M. Télou a « promis œuvrer avec abnégation, tout en demandant à ses collègues de lui prêter main forte dans la gestion de l’institution ».
Situation politique au Togo
Les lignes commencent-elles par bouger ? A en croire ‘’Dounia le Monde’’, « les Togolais peuvent commencer par pousser un ouf de soulagement » et pour cause. Le dialogue tant attendu va s’ouvrir le 23 janvier prochain, ainsi que propose le président en exercice de l’Union Africaine, Alpha Condé qui a reçu lundi dernier et hier une délégation de la coalition des 14 partis de l’opposition. Même si le lieu n’est pas encore précisé, il se rapporte que ces pourparlers vont durer 4 jours. « Les autorités togolaises se disent prêtes à participer au dialogue à cette date estimant que le plus tôt sera le mieux », renseigne ‘’Dounia le Monde’’.
Pour sa part, ‘’Liberté’’ révèle que les discussions entre la délégation de l’opposition et le président guinéen qui s’est montré peu disert sur l’organisation du referendum ont porté sur les conditions à réunir avant l’ouverture effective des discussions. A cet effet, la coalition a égrainé un chapelet de préalables, entre autres, « la libération de tous les détenus politiques, la levée de l’interdiction de manifester dans les villes de Mango, Bafilo et Sokodé ainsi que l’arrêt des harcèlements des responsables et militants de l’opposition ».
‘’Le Libéral’’ confirme que le dialogue pourrait se tenir du 23 au 26 janvier mais « espère que les présidents Alpha Condé et Nana Akufo-Addo ont réussi à faire comprendre aux leaders de la coalition que la solution aux problèmes politiques togolais est à portée de main et qu’il faut juste saisir la perche tendue ». Pour ‘’Le Messager’’, « cette solution se trouve ici au Togo et nulle part ailleurs ». Et selon, ‘’Liberté’’, les chefs d’Etat de la CEDEAO consacreront lundi prochain un mini-sommet à la crise togolaise, en marge de la cérémonie d’investiture du président élu du Libéria. « Aucun mini-sommet n’est en vue sur le Togo à Monrovia », contredit ‘’Le Libéral’’.
Par ailleurs, ‘’Liberté’’ nous apprend que Faure Gnassingbé « avait eu chaud » au dernier sommet tenu à Abuja, ce qui explique qu’il « redoute désormais la médiation ». Agbéyomé Kodjo lui, se prononce sur la situation politique au Togo et particulièrement sur les pourparlers attendus. L’ancien Premier ministre explique dans ‘’La Manchette’’ que « le pouvoir en place ne lui paraît raisonnablement pas en mesure de conduire ce dialogue ». Dans tous les cas, la démocratie au Togo est « à la croisée des chemins », souligne ‘’Vision d’Afrique’’.
En attendant, c’est dans les rues que le pouvoir et l’opposition se « neutralisent » réalisant ainsi « l’équilibre des terreurs », note ‘’Dounia le Monde’’. En effet, le 13 janvier dernier, il y avait deux manifestations : d’un côté, l’UNIR qui a déployé ses militants pour la paix et le referendum, et de l’autre, le groupe des 14 pour les réformes et le dialogue, relève ‘’La Dépêche’’. ‘’Le Dialogue’’ s’attarde sur la marche du parti UNIR et rapporte que c’était une démonstration de force pour soutenir Faure Gnassingbé et réclamer la tenue du referendum. Seulement, la publication ajoute que la coalition des 14 ne veut pas entendre parler d’une quelconque consultation du peuple dans ce sens. « Unir a marché, le G14 a vu et entendu », mentionne ‘’Le Messager’’.
« Les urnes ou la rue ? La réponse au peuple » écrit ‘’Le Magnan Libéré’’. En insistant sur le referendum, « Faure Gnassingbé est dans la prélogique de mettre le Togo à feu et à sang », lance ‘’Le Triangle des Enjeux’’. Quand à ‘’Fraternité’’, elle pense que la démarche référendaire est certes « réglementaire mais fait craindre un embrasement, au regard des réalités du terrain ». ‘’Libéral’’ rappelle que la coalition a tout essayé, des concerts de casseroles aux marches des femmes. Jusqu’où ira-t-elle ? se demande l’hebdomadaire.
En outre, ‘’Liberté’’, revient sur les incendies des marchés de Lomé et de Kara, 5 ans après et constate que les « vrais pyromanes et leurs commanditaires sont protégés par le pouvoir alors que des militants de l’opposition sont toujours en détention et les victimes de ce sinistre abandonnées ».
Kara, ‘’Le Triangle des Enjeux’’ s’y intéresse et signale que c’est un « Etat de terreur dans l’Etat togolais » où toute manifestation qui n’a pas pour but de soutenir le pouvoir est « systématiquement réprimée ».
Le Service de Presse/HAAC