La situation politique au Togo, principal sujet abordé dans les colonnes des journaux parus ce jeudi.

Les regards sont à nouveau tournés vers le dialogue après que le président en exercice de l’Union Africaine, Alpha Condé a rencontré une délégation de l’opposition. La même délégation a été également reçue par Nana Akufo-Addoh du Ghana. ‘’Waraa les Vainqueurs’’ voient en ces déplacements une manière pour la coalition de « quémander » le dialogue alors même qu’elle se disait il n’y a pas longtemps en position de force et n’était prête qu’à discuter des conditions de départ de Faure Gnassingbé. Qu’à cela ne tienne, l’opposition est revenue de son voyage avec sous le bras une proposition de date pour la tenue du dialogue, relève ‘’Chronique de la Semaine’’.

Alors, « Enfin, la fumée blanche ? » se demande ‘’Le Bâtisseur’’. Le moins qu’on puisse dire c’est que le président guinéen a proposé la tenue de ces pourparlers du 23 au 26 janvier prochain. « Ca se précise ! » s’exclame ‘’Flambeau des Démocrates’’ qui assure que « le train des discussions jusque-là titubant, par la faute des calculs politiciens, de part et d’autre, est sur les bons rails ». L’hebdomadaire croit savoir que « sauf revirement spectaculaire de la situation, les acteurs politiques pourraient enfin se retrouver autour d’une table de discussion pour une sortie de crise ».

L’ouverture imminente du dialogue ? Ça n’en prends pas le chemin, observe ‘’Liberté’’ au regard de la « réponse » du pouvoir aux préalables exigés par la coalition des 14 partis de l’opposition. Selon le quotidien privé, le pouvoir estime avoir déjà pris les mesures nécessaires à la décrispation et à l’apaisement et ne trouve plus opportun de satisfaire à quelque condition que ce soit. Ce qui « hypothèque la tenue du dialogue ».  Cette position est confirmée par les propos de Gilbert Bawara rapportés dans ‘’Forum de la Semaine’’. Le ministre de la Fonction Publique invite l’opposition à aller à la table des discussions où « toutes les autres préoccupations peuvent être débattues ».

Pour ‘’Chronique de la Semaine’’, même si la date de la tenue du dialogue a été avancée par la médiation, « il revient aux Togolais de s’asseoir autour d’une table pour discuter » à travers des pourparlers inclusifs et non qui se limiteraient aux seuls partis membres de la coalition des 14 et au pouvoir en place.

Quoi qu’il en soit, le pouvoir et l’opposition ont le « devoir » de réussir le dialogue qui s’annonce, soulignent ‘’Echos du Pays’’. A l’opposition, le tabloïd demande de ne plus commettre « l’erreur » de boycott dont elle a l’habitude et qui est aujourd’hui l’une des causes de la crise. Le confrère suggère au pouvoir de se « ressaisir et de changer son approche » qui doit cette fois-ci être « rassurance » à l’endroit de l’opposition, car « les choses ont changé ». Il vaut mieux faire en sorte que le dialogue qui va s’ouvrir dans les jours à venir ne soit pas un de trop, car « si nous le ratons, il est à craindre que l’option violente prenne le dessus », explique le professeur David Dosseh de la Société civile dans ‘’Le Bâtisseur’’.

En attendant l’ouverture du dialogue, le pouvoir et l’opposition avaient donné rendez-vous à leurs militants dans les rues samedi dernier. ‘’Waraa les Vainqueurs’’ s’intéressent à la marche de l’UNIR qui a donné à voir que « la majorité des Togolais est mobilisée autour de Faure Gnassingbé ». Les manifestants ont réitéré leur « soutien à la politique du président de la République et ont exigé un dialogue sans préalable », indique ‘’Chronique de la Semaine’’.

Sur un tout autre sujet, ‘’Echos du Pays’’, ‘’Waraa les Vainqueurs’’, ‘’Le Bâtisseur’’ et ‘’Chronique de la Semaine’’ rappellent que le président élu de la HAAC a pris fonction le 12 janvier et a invité les médias au professionnalisme.

Le Service de Presse/HAAC

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