Les journaux parus ce mardi s’intéressent à l’investiture du président élu du Libéria et à la situation politique au Togo.
Avant de développer ces deux thématiques, nous évoquons la loi sur la liberté d’accès à l’information et à la documentation publiques. Elle a été promulguée le 30 mars 2016 et pour la mettre en application, un décret a été pris à l’effet d’établir la liste des organismes publics concernés et les personnes responsables, informe ‘’L’Union pour la Patrie’’.
A en croire le bihebdomadaire, ces organismes publics sont « les ministères, les institutions de la République, le trésor public, les services déconcentrés, les services décentralisés, les collectivités territoriales et leurs démembrements, les organismes scolaires, les inspections des enseignements primaire et secondaire, les établissements de santé, les services des entreprises publiques, toutes autres personnes morales de droit public, les ordres professionnels, les personnes morales de droit privé chargées d’une mission de service public ».
Selon l’article 5 de ce décret, mentionne la publication, « les personnes responsables de l’accès à l’information et à la documentation publiques sont des cadres de catégorie A dans l’administration publique ou toutes personnes disponibles d’un niveau équivalent ayant la formation et les compétences et qualités humaines pertinentes pour remplir cette fonction ». En outre, « les personnes responsables des organismes publics autres que les départements ministériels sont désignées par délibération ou décision des organes exécutifs des institutions concernées ou des personnes ayant la plus haute autorité ».
- Investiture du président du Libéria
Helen Johnson Sirleaf cède le gouvernail à George Weah. L’ancien footballeur élu président a prêté serment hier devant plusieurs chefs d’Etat dont Faure Gnassingbé, informent ‘’Forum de la Semaine’’, ‘’L’Indépendant Express’’ et ‘’Le Médium’’. En cette heureuse circonstance, le président togolais a « réitéré ses félicitations » au numéro un libérien, rapporte ‘’L’Eveil de la Nation’’ qui renseigne également qu’en marge de cette cérémonie d’investiture, Faure Gnassingbé a échangé avec les présidents burkinabé, congolais et guinéen.
‘’Liberté’’ a observé la présence en « première loge » à cette cérémonie d’ « autocrates » à l’instar de Faure Gnassingbé, Denis Sassou Nguesso et Ali Bongo. « Comment peut-on expliquer que des dictateurs impénitents devant l’Eternel s’affichent sans honte et sans gêne, là où on célèbre une élection démocratique ? » se demande le quotidien privé. Et d’ajouter : « la présence de ces trois mousquetaires est si incongrue puisqu’ils s’opposent systématiquement à toute alternance démocratique dans leurs pays. Si le ridicule pouvait tuer ! »
Situation politique au Togo
Pas grand-chose ne semble bouger. Les leaders de la coalition ont réalisé une sorte de « ballade des ‘’gens heureux’’ » selon ‘’Le Médium’’ pour aller rencontrer les présidents guinéen et ghanéen. Au sortir de ces rencontres, l’opposition avait rendu public un communiqué pour rendre compte du contenu des échanges. Une date avait même été avancée pour le début du dialogue.
Que devient donc cette date aujourd’hui ? s’interroge ‘’L’Eveil de la Nation’’ qui voit une « opposition radicale à bout de souffle et en panne d’inspiration ». « L’opposition avait annoncé le 23 janvier pour le début du dialogue mais elle doit rapidement déchanter car la fixation de la date relève du pouvoir du gouvernement togolais », commente le confrère. Au surplus, le journal ne comprend pas pourquoi Jean-Pierre Fabre « s’accroche à la libération des détenus des incendies des marchés s’il n’a rien à se reprocher dans ce dossier ».
Pour ‘’L’Indépendant Express’’, si les choses trainent c’est parce que le pouvoir est « réticent à s’engager sérieusement sur la voie du dialogue par peur de faire des concessions démocratiques qui fragilisent l’obstination » à diriger le pouvoir ad vitam aeternam. De son côté, ‘’Liberté’’ recommande à l’opposition d’être « alerte » devant la « ruse » de Faure Gnassingbé pour ne pas se « faire gruger à nouveau ».
En attendant, c’est la rue qui est sollicitée. A l’appel de la coalition, les femmes sont sorties lancer le « cri de détresse, fatiguées du pouvoir de Faure Gnassingbé », écrit ‘’Actu Express’’. Elles étaient des « milliers à dénoncer la prise en otage du Togo par la dictature cinquantenaire », renchérit ‘’L’Alternative’’.
Il faut rappeler que le pays a connu entre temps des périodes de violences marquées par des pertes en vies humaines imputées à certains militants du PNP. Le ministre de l’Agriculture est revenu la semaine dernière sur ces évènements dans une émission radiodiffusée. Gerry Taama du NET lui, « regrette » dans les colonnes de ‘’Forum de la Semaine’’ que le président du PNP, Tikpi Atchadam n’ait pas « condamné ces faits ».
‘’L’Alternative’’ révèle la préparation d’un « montage grotesque » contre le Parti National Panafricain. Le bihebdomadaire croit savoir que des « jeunes burkinabés ramenés à Lomé seront bientôt présentés en conférence de presse comme des djihadistes du PNP ». Le tabloïd assure qu’ « à force de brandir cette histoire de djihadiste à tout vent pour discréditer le PNP et son président, le régime de Faure Gnassingbé risque de s’attirer des ennuis ».
En tout cas, Samari Tchadjobo n’a pas tardé à réagir à la sortie médiatique du Colonel Ouro-Koura Agadazi en qualifiant les propos du ministre d’ « élucubrations » dans ‘’Liberté’’
Le Service de Presse/HAAC