La politique occupe le haut du pavé des publications de ce lundi.

Les militantes de la coalition des quatorze partis politiques de l’opposition étaient dans les rues samedi dernier pour, « outre commémorer les cinq ans des incendies des marchés de Lomé et de Kara, exprimer des revendications politiques », fait savoir ‘’L’Humanité’’. De même, l’hebdomadaire revient sur les marches du parti au pouvoir Union pour la République (UNIR), du 13 janvier dernier. En effet, « Les militants et sympathisants du parti étaient dans les rues dans les villes de Tsévié, Atakpamé, Sotouboua, Tchamba, Kara, Bassar et Dapaong pour exprimer leur attachement pour la paix compte tenu de la situation politique actuelle et se remobiliser pour les élections futures », écrit-il.

« Le RPT UNIR a senti le besoin de déverser ses ‘pseudo’ militants dans les rues du pays pour disent-ils, soutenir la politique de leur ‘champion’ Faure Gnassingbé… », commente ‘’Le Rendez-vous’’ qui ajoute : « Achat de conscience et import-export, l’arme de mobilisation d’UNIR. »

’Le Rendez-vous’’, s’intéresse aussi à la marche des femmes de la coalition de l’opposition. Pour lui, la femme togolaise, depuis la nuit des temps a pris une part active dans les différentes conquêtes des espaces de liberté. « Depuis le début de la crise le 19 août passé, elles sont majoritairement mobilisées dans les rues pour manifester leur rejet du système cinquantenaire. Seulement, elles voudront bien franchir un palier pour démontrer une fois de plus leur détermination à en finir avec le régime RPT-UNIR », opine le confrère.

Les femmes « sont devenues les portes flambeaux de la contestation en cours », pense le quotidien privé ‘’Liberté’’.

A la chute de cette manifestation dénommée « La grande marche des femmes », plusieurs sont montées au podium pour « dénoncer les conditions de vie difficiles qui sont les leurs depuis des années », rapporte ‘’La Dépêche’’.

S’agissant de la couleur noire portée par la plupart des manifestants, cela se justifie : « Quand la femme noire porte la couleur noire, cela veut dire qu’elle est en deuil. Nos enfants, nos frères  sont injustement en prison. Il faudrait que cette situation change », écrit ‘’Le Correcteur’’ qui rapporte les propos d’une manifestante.

Par ailleurs, des tractations sont en cours pour la tenue d’un dialogue afin de trouver des solutions à la crise. La date du 23 janvier 2017 avait été annoncée par le Président en exercice de l’Union Africaine, Alpha Condé pour l’ouverture de ce dialogue. Mais voilà, ‘’Liberté’’  révèle que « Les discussions ne sont pas près de démarrer ce mardi. Et pour cause, les conditions n’en sont pas encore réunies. », Précise-t-il.  Dans le même ordre d’idée, une nouvelle mission ghanéenne est  attendue à Lomé, ajoute le quotidien privé.

Si le dialogue tarde à commencer, c’est en partie à cause des « préalables » posés par la coalition de l’opposition. « Et si le groupe des 14 sacrifiait ses préalables pour sauver le dialogue ! », s’exclame ‘’La Dépêche’’. « Les exigences biscornues de l’opposition tardent l’ouverture des discussions », renchérit ‘’Nouvelle Opinion’’.

Pour trouver une issue favorable à la crise, « L’Ambassadeur des USA préconise une solution paisible », écrit encore ‘’La Dépêche’’.

Toujours en politique, ‘’Le Correcteur’’  offre à lire que « Bawara est en mission secrète en France, auprès de l’UE et dans la diaspora. » l’objectif visé par le pouvoir en envoyant Gilbert Bawara n’est autre que de « parvenir à obtenir le soutien d’Emmanuel Macron en France par tous les moyens à la manière de Manuel Vals peu avant la présidentielle française, reparti du Togo, avait-on dénoncé, avec une mallette de cinq milliards de francs CFA », pense le tabloïd.  Il s’agit pour le ministre Bawara, « de manipuler la communauté internationale en l’amenant à se la boucler de telle sorte qu’elle n’apporte pas ou retire son soutien à la coalition de l’opposition. », soutient-il.

Tout à fait autre chose, ‘’Le Rendez-vous’’ propose « un portrait croisé » intitulé : « Militaires égorgés, incendie des marchés, terrorisme d’Etat : deux crimes, même mode opératoire, même énigmes ». Morceaux choisis : «  Deux crimes, l’un rappel l’autre, enquêtes internationales impossibles, ils se ressemblent dans leurs auteurs, leur mode opératoire et leurs finalités. Avec le père, c’étaient des coups d’Etat imaginaires qui servaient à se débarrasser des adversaires …avec le fils, ce sont des crimes du genre incendies et autres terrorismes d’Etat qui servent à dénicher les brebis sacrificiels pour immoler.»

Dans un autre article, ‘’Le Rendez-Vous’’ ironise, avec une photographie du ministre Agadazi en train de dormir : « On ne combat pas les djihadistes en ronflant »

Dans le reste de l’actualité, certains journaux reviennent sur le bilan fait par le ministre en charge de la Sécurité et de la Protection Civile Yark Damehane,  vendredi dernier, sur les  accidents de circulation. Il en ressort que 580 morts ont été enregistrées en 2017 et que les motos sont à l’origine de 60% de décès par accident au Togo.

Le Service de Presse/HAAC

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