L’annonce de l’ouverture du dialogue la semaine prochaine pour résoudre la
crise politique fait la une des journaux parus ce lundi.

Ce sera le 15 février pour le démarrage des pourparlers, informe ‘’Forum de la
Semaine’’ qui précise que cette date a été rendue publique à travers un
communiqué signé des ministres ghanéens et Guinéens, émissaires de Nana
Akufo-Addo et Alpha Condé. Ledit communiqué donne à savoir que la question
des préalables, notamment la libération des détenus sera examinée « de
manière prioritaire » à l’ouverture du dialogue dont les participants seront
déterminés ultérieurement. Il n’en fallait pas plus pour que le ministre Bawara
rassure de ce que « tout sera mis en œuvre pour la tenue de ce dialogue aux
conditions et dates prévues ».

Participera ou participera pas ? La coalition « entretient le suspens » en
maintenant les manifestations de rue, observe ‘’Le Libéral’’. En tout cas, le
dialogue annoncé pour la semaine prochaine, la coalition « prend acte et
demande des clarifications et entend poursuivre les contacts dans ce sens avec
les médiateurs », renseigne ‘’Liberté’’. ‘’Canal D’’ aussi s’intéresse au sujet et
évoque les « conditions » qu’il faut remplir pour « réussir » les prochains
pourparlers. L’hebdomadaire suggère d’éviter toute surenchère en pratiquant
la « ‘’Real Politique’’ », de faire prévaloir l’intérêt général et surtout d’éviter de
faire une fixation sur une seule personne ou une seule famille.

Pour sa part, ‘’Le Correcteur’’ prescrit une vigilance accrue à l’opposition qui,
selon lui, a « l’impérieux devoir de veiller au grain au regard du passé politique
du pouvoir des Gnassingbé et des manigances qui ont déjà cours ». Même
prescription dans les colonnes de ‘’Liberté’’ à l’endroit de la coalition. Le
quotidien privé lui demande de faire attention à ne pas se faire « happer par le
pouvoir, car rien n’est gagné d’avance ».

Quoi qu’il en soit, le dialogue reste une « nécessité vitale pour une issue
heureuse pour tous », assure ‘’Le Libéral’’. C’est pourquoi ‘’Le Combat du
Peuple’’ invite Jean-Pierre Fabre qu’il considère comme le « Castor de
l’opposition » à savoir raison garder, à se départir des « postures populistes et
démagogiques qu’il adopte souvent et à s’assagir pour agir avec responsabilité

afin de ne pas être condamné par l’histoire ». Et ‘’Togo Matin’’ de renchérir :
« gageons qu’une vive lumière éclaire la route politique de Fabre et qu’il
s’éveille à comprendre qu’il est potentiellement bien placé pour prendre le
devant du règlement de cette crise ».

L’autre sujet phare traité dans les publications du jour reste le 13è anniversaire
de la disparition de Gnassingbé Eyadema. Plusieurs activités sont prévues dans
la préfecture de la Kozah à cet effet. Des messes de requiem ont été organisées
à Paris, Milan et Bruxelles, signale ‘’Le Libéral’’. Seulement, 13 ans après
Eyadema, le Togo « va à reculons avec Faure Gnassingbé », opine ‘’Liberté’’.
« De vrais patriotes auraient pris la succession d’Eyadema que le Togolais aurait
retrouvé sa dignité et sa fierté d’appartenir à une nation », commente ‘’Le
Correcteur’’.

Le Service de Presse/HAAC

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *