Les journaux parus ce mardi évoquent le dialogue politique dont l’ouverture est
prévue la semaine prochaine.

Après avoir séjourné dans la capitale togolaise et rencontré les protagonistes
de la crise, les émissaires des présidents guinéen et ghanéen ont rendu public
un communiqué la semaine dernière. On y retient le 15 février prochain
comme date de démarrage du dialogue. Le communiqué en question donne à
savoir que les manifestations de rue devraient être suspendues jusqu’au terme
des pourparlers. Seulement voilà, la coalition a maintenu ses marches. Tant et
si bien que ‘’Nouvelle Opinion’’ se demande si le G14 est réellement prêt à
aller à la table des discussions.

‘’L’Eveil de la Nation’’ qui rappelle à l’opposition que « l’apaisement ne devrait
pas venir d’un seul bord » observe qu’en même temps que cette opposition dit
ne pas être contre le dialogue, elle pose des actes qui sont en contradiction
avec cette déclaration. Pour le bihebdomadaire, la coalition fait des pas en
avant et dans la foulée en fait en arrière à la manière d’un danseur de Tango.

A la lumière du maintien des manifestations du groupe des 14, ‘’Togomatin’’
constate que la « ‘’telenovela’’ se poursuit » dans la rue, sauf que ce faisant,
relève le quotidien, la coalition « tient un mauvais rôle ». ‘’L’Alternative’’ pour
sa part se demande si ce n’est pas un « nouveau marché de dupes » qui se
prépare avec in fine le pouvoir qui pourra tirer son épingle du jeu. D’ores et
déjà, « des signes de blocages sont perceptibles » note ‘’L’Eveil de la Nation’’.

Quant à ‘’Liberté’’, elle table sur les scénarii du dialogue en vue et note que
celui de la poire coupée en deux pourrait accorder à l’actuel président de la
République un « mandat supplémentaire ». Si cela advenait, l’opposition
« devrait exiger la conduite du scrutin présidentiel de 2020 par une instance
supranationale », poursuit-elle. L’on n’en est pas encore là et un échec de ce
énième dialogue, relève le journal, pourrait entrainer d’un côté l’accélération
et la tenue du referendum constitutionnel et de l’autre l’intensification des
manifestations. Mais le ministre Gilbert Bawara se veut clair dans les colonnes
de ‘’Courrier de la République’’ : « Au regard des effets néfastes et
préjudiciables de la situation actuelle sur la cohésion nationale et sur les

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activités économiques, personne n’a intérêt à rechercher une pérennisation
d’un climat de crispation ».

Et pour que la situation ne se pérennise pas, Gerry Taama, le président du NET
prescrit dans ‘’Forum de la Semaine’’ la « sincérité » aux acteurs qui prendront
part au dialogue. De son côté, ‘’Courrier de la République’’ en appelle à leur
« bonne foi ». Aussi, la publication exhorte-t- elle le peuple à « jouer au veilleur
afin d’éviter que ces acteurs politiques ne transforment le prochain dialogue en
des retrouvailles de trop pour rien ». Invitant à la « vigilance », ‘’L’Alternative’’
lance un « avis à ceux qui continuent naïvement de croire à une quelconque
bonne foi du régime cinquantenaire au point d’espérer quelque chose de positif
de ce fameux dialogue ».

Dans le reste de l’actualité telle que traitée par les publications du jour, on
retient que les praticiens hospitaliers et les enseignants repartent en grève
cette semaine pour réclamer des meilleures conditions de vie et de travail. Par
ailleurs, les confrères s’intéressent à la disparition du président Eyadema il y a
13 ans.

En outre, ‘’Liberté’’ informe que Faure Gnassingbé, président en exercice de la
CEDEAO don la présidence à la tête de l’organisation communautaire serait
« des plus saugrenues a fait sanctionner » la Guinée Bissau pour non-respect
des accords de Conakry alors que lui-même ne serait pas réputé un homme qui
respecte ses engagements.

Le Service de Presse/HAAC

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