Le dialogue inter-togolais concentre l’attention dans les journaux parus ce
mardi.

Les discussions ont été suspendues depuis le 23 février à cause des positions
« diamétralement opposées » renseigne la presse. Mais « si les choses devraient
traîner encore, la rue risque de perdre sa patience et la tension peut monter à
tout moment », avertit ‘’L’Indépendant Express’’ qui suggère aux parties
prenantes aux pourparlers d’ « abandonner le dialogue de sourd pour faire
réellement place à un dialogue sincère, car le peuple attend beaucoup de ces
discussions ». Et cette impatience amène la coalition à réviser sa posture.
‘’Liberté’’ informe que le groupe des 14 envisage la reprise des manifestations
de rue ; il « appelle les populations à se tenir prêtes et à être à l’écoute de ses
prochains mots d’ordre ».

En attendant, les leaders de la coalition se rendent ce mardi à Accra sur
invitation du facilitateur, précisent le quotidien privé et ‘’L’Indépendant
Express’’. Ils ne seront pas seuls dans la capitale ghanéenne, relève
‘’L’Alternative’’. A en croire le bihebdomadaire, Nana Akufo-Addo recevra à la
suite du G14, le parti UNIR et le gouvernement avec l’espoir que les uns et les
autres ont mûri la réflexion sur leurs positions qui n’arrange pas forcément le
dialogue depuis la suspension des travaux.

Pendant ce temps, la CENI se prépare à relever le défi des différents scrutins
prévus cette année. 38 magistrats ont été nommés à cet effet à la tête des
CELI, rappelle ‘’L’Eveil de la Nation’’. Ces derniers sont présentés par
‘’L’Alternative’’ comme des « magistrats qui participent à la fraude
électorale ».

Toujours parlant de prochaines échéances électorales, ‘’L’Indépendant
Express’’ donne à savoir que les opérations y relatives sont confiées à ZETES,
une société anonyme à responsabilité limitée unipersonnelle belge importée et
derrière laquelle se cacheraient certaines autorités togolaises. L’hebdomadaire
croit aussi savoir que le but de l’importation de cette société est de « manipuler
les fichiers électoraux et créer des conditions pour une nouvelle fraude
électorale bien fignolée ».

Pour ces élections, Faure Gnassingbé et UNIR sont « en campagne avant
l’heure » à travers des activités fortement médiatisées çà et là, observe
‘’Liberté’’ qui souligne que « cette façon de crever l’écran frise un
détournement des moyens de l’Etat au service d’un seul parti ».

Dans tous les cas, « l’opposition n’acceptera aucun compromis qui permette à
Faure Gnassingbé de briguer un nouveau mandat en 2020 », mentionne ‘’Actu
Express’’. Le journal ajoute que le front citoyen Togo debout invite d’ailleurs les
Togolais à se prononcer sur la candidature de l’actuel président de la
République, au cours d’une rencontre qu’elle organise demain à Lomé.

Pour sa part, ‘’Le Combat du Peuple’’ explique que la constitution de 1992
« n’est pas bonne » et donc « l’obstination actuelle de la coalition à vouloir
rétablir ladite constitution au nom du peuple est tout simplement une tentative
de coup d’Etat constitutionnel ». A quoi bon dialoguer si le dessein est de faire
partir Faure Gnassingbé si possible avant le terme de son mandat en 2020 ? se
demande la publication. Le tabloïd se veut clair : « le dialogue ne se substituera
pas aux institutions de la République, sinon ce sera le chaos ».

Face à la crise, certains analystes font des propositions pour en sortir. C’est le
cas notamment de Irbard Ibramhim, un spécialiste des relations internationales
et de Sécurité de nationalité ghanéen qui suggère une sorte de transition
politique. C’est une bonne proposition mais « impossible au Togo », réagit
‘’L’Eveil de la Nation’’. « Impossible compte tenu de la situation du pays et des
ambitions des acteurs politiques de l’opposition, impossible parce que le Togo
n’est pas en crise institutionnelle, impossible car les acteurs politiques de
l’opposition radicale n’ont jamais la notion de consensus ou d’intérêt de la
nation », analyse le confrère.

Quant à ‘’L’Alternative’’ qui consacre sa chronique politique à la situation du
pays, elle pense qu’une « intervention » de l’UEMOA et la CEDEAO devrait avoir
lieu « en soutien au combat des populations togolaises pour la démocratie et
l’alternance ».

En outre, les publications du jour informent de ce que le chef de l’Etat togolais
est allé apporter le soutien de la CEDEAO au Burkina Faso après les attentats
meurtriers survenus à Ouagadougou il y a quelques jours.

Le Service de Presse/HAAC

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