La journée internationale de la liberté de la presse sur la première estrade de cette
revue. C’était hier et l’OTM en a profité pour rendre public son rapport sur la liberté
de la presse au Togo, informent ‘’Togomatin’’, ‘’Le Tonnerre’’ et ‘’Togoréveil’’.

A la lumière du susdit rapport, l’on retient qu’il n’y a pas eu d’évolution au plan
quantitatif en ce qui concerne les médias audiovisuels. Le champ de la presse écrite
s’est lui élargi avec la délivrance par la HAAC de 29 récépissés en 2017. Idem pour le
cercle de la presse en ligne.

Pour ce qui est de la qualité, le rapport de l’OTM souligne que des efforts restent à
faire dans le sens de la diffusion ou la publication par les médias publics des activités
des partis de l’opposition, même si l’accessibilité à ces médias ne relève pas
aujourd’hui d’un parcours de combattant. Toujours à propos des médias de service
public, leur passage au numérique n’est pas encore effective et les professionnels des
médias qui y travaillent peuvent encore améliorer la qualité de leur prestation
malgré les difficultés auxquelles ils sont en butte.

Le rapport publié par le tribunal des pairs donne aussi à savoir qu’en dépit des efforts
« sensibles » consentis par certains médias privés dans l’équilibre de l’information, il
est constant que la plupart des journaux, « alignés », et faisant la part belle à la
politique ne donne que des informations « en sens unique ».

Au titre des rapports, l’OTM explique que ceux entre les médias et le gouvernement
sont « plus ou moins cordiaux ». Les relations entre temps « détériorées » entre la
presse et les forces de l’ordre et de sécurité se sont « partiellement améliorées sans
pour autant être au beau fixe ». Selon le document rendu public hier, il y a aussi
amélioration des rapports entre les médias et l’instance d’autorégulation d’une part
et entre les médias et l’instance de régulation de l’autre. Toutefois, les règles qui
régissent la profession de journaliste continuent d’être transgressées.

Enfin, l’OTM observe que l’aide de l’Etat à la presse, « insuffisante », a besoin d’être
portée à 800 millions de FCFA conformément aux recommandations des états
généraux de la presse pour mieux faire face aux défis de l’heure.

Et à l’occasion de cette journée internationale de la liberté de la presse, Reporters
sans Frontières a aussi publié son rapport. Le quotidien ‘’Liberté’’ qui s’en fait l’écho
assure que le Togo fait partie des pays où la presse « rencontre des problèmes
significatifs ».

Toujours en lien avec la presse, ‘’Le Bâtisseur’’ renseigne que le CONAPP
renouvellera son bureau le 18 mai prochain. Quatre directeurs de publication se sont
déjà déclaré candidats pour succéder à Jean-Paul Agboh Ahouélété. Il s’agit de Loïc
Lawson de ‘’Flambeau des Démocrates’’, Gérard Weissan de ‘’Sika’a’’, Joël Egah de
‘’Fraternité’’ et Tchagnao Arimyao de ‘’Nouvelle Opinion’’.

L’autre sujet phare dans la presse du jour reste le discours du chef de l’Etat à
l’occasion de la fête de l’indépendance. Un discours « plein de sagesse et de
promesses idoines pour le Togo », selon ‘’L’Eveil de la Nation’’ qui le résume comme
suit : « réformes dans l’unité et la cohésion sociale, élection dans les délais ». Pour
Eric Dupuy de l’ANC membre de la coalition dont les propos sont rapportés dans ‘’Le
Bâtisseur’’, Faure Gnassingbé a parlé comme s’il ne vit pas au Togo mais sur une
« autre planète ». La réaction de la C14 cache mal sa « phobie des urnes », commente
‘’Togomatin’’.

De son côté, ‘’Togoréveil’’ pense que la coalition ne sera « jamais prête » pour les
prochaines échéances électorales et explique pourquoi. Dans tous les cas, ‘’Liberté’’
relaie les propos de Nathaniel Olympio de la coalition qui prévient que « le peuple
togolais n’acceptera plus une élection qui sera jouée d’avance ». Comme le constate
‘’Vision d’Afrique’’, le gouvernement et l’opposition sont donc à « couteaux tirés »
pour ce qui concerne l’organisation des élections conformément au délai
constitutionnel.

Dans leur livraison du jour, les publications s’intéressent aussi à Vincent Bolloré qui
semble aujourd’hui dans de beaux draps. Alors, « faut-il abandonner l’Afrique ?» se
demande le PDG du groupe Bolloré. « Une grande interrogation sans réponse »,
assure ‘’L’Eveil de la Nation’’. Quoi qu’il en soit, l’homme d’affaires français est
aujourd’hui en « naufrage en eaux profondes », analyse ‘’L’Alternative’’. Et cette
« affaire » Bolloré risque de conduire des « personnalités » togolaises devant la
justice française, indique ‘’Liberté’’. Et ‘’L’Alternative’’ de préciser que Patrick
Bolouvi est le « profil intriguant qui intéresse la justice française ». ‘’Le Bâtisseur’’
signale à l’aune des déclarations du ministre Bawara que « si dans la poursuite du
processus judiciaire, l’Etat togolais était requis pour fournir des informations, il le
fera ».

Service de presse/HAAC

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