La coalition des 14 partis de l’opposition a fait part de son intention d’organiser
des manifestations les 9 et 12 mai prochains. Mais le gouvernement togolais, à
travers le ministère de l’Administration territoriale, lui oppose les « mêmes
arguties », écrit ‘’Liberté’’. En fait, le gouvernement togolais n’interdit pas les
manifestations mais a quelques objections en ce qui concerne les itinéraires,
relève ‘’Togomatin’’ qui précise qu’il s’agit des mêmes « mesures de sécurité »
que lors des dernières marches.

Ainsi que renseigne ‘’L’Alternative’’, le gouvernement recommande à la
coalition de débuter ses marches à Bè-Gakpoto avec pour point de chute Djifa-
Kpota. Une autre vague pourra quitter le carrefour du marché de Bè pour
chuter toujours à Djifa Kpota. Avec cette restriction, le pouvoir est dans la
« stigmatisation permanente des populations de Bè », déplore ‘’Liberté’’.

« Tout porte à croire que le gouvernement veut cacher les manifestations ou les
rendre sans effet dans un coin de la ville », commente ‘’L’Alternative’’ qui
ajoute : « lorsqu’on doit se plier à la volonté de celui qu’on combat, alors il faut
reconnaitre que la lutte est perdue d’avance ». Le bihebdomadaire de prédire
les mêmes scènes désolantes que lors des dernières manifestations du G14,
prédit ‘’L’Alternative’’.

Pour ‘’L’Eveil de la Nation’’, c’est un « nouveau bras de fer » avec le pouvoir
que la coalition des 14 partis de l’opposition cherche à créer
« volontairement ». Le journal pense qu’avec les marches qui ne drainent plus
du monde dans les rues et l’absence de certains de ces leaders aux réunions et
conférences de presse, « le navire de la coalition prend de l’eau ».

Dans la perspective des manifestations de cette semaine, les forces armées
seront de nouveau consignées dans les casernes, renseigne ‘’Liberté’’. Parlant
de l’armée, ’’L’Indépendant Express’’ révèle que dans son « silence, elle subit,
malmenée et manipulée, le martyr d’une torture psychologique ». La
publication croit savoir que « ça sent le fauve dans les casernes ».

Par ailleurs, ‘’Liberté’’ et ‘’L’Alternative’’ informent que le Prof. Aimé Gogué a
été « empêché » d’animer une réunion dans les Savanes. Les leaders de la
coalition évoquent la constitution togolaise qui garantit le droit de manifestations aux citoyens. Ça tombe bien, c’est la même constitution qui fait
obligation au gouvernement de « tenir les élections dans les délais requis »,
souligne ‘’L’Eveil de la Nation’’.

Pendant ce temps, ‘’Forum de la Semaine’’ donne à savoir qu’il est annoncé
une rencontre cette semaine entre le facilitateur, Nana Akufo-Addo et la
commission de la CEDEAO pour discuter des suites du dialogue inter-togolais.

Service de presse/HAAC

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