Le président élu de la Sierra Léone, Julius Maada Bio a été investi samedi
dernier dans ses nouvelles fonctions. La cérémonie d’investiture s’est déroulée
en présence de plusieurs chefs d’Etat parmi lesquels Faure Gnassingbé qui y est
allé « accompagner les premiers pas du nouveau président », renseigne
‘’Togomatin’’. Le président Faure, précisent ‘’Le Libéral’’ et ‘’Nouvelle
Opinion’’, « a exprimé, au nom du peuple togolais et de la CEDEAO, ses
chaleureuses félicitations à son homologue nouvellement investi ». « Il a réitéré
la disponibilité de l’organisation-sous régionale à accompagner le processus de
consolidation et de renforcement de l’unité nationale dans ce pays frère »,
ajoutent les deux confrères.

Un autre son de cloche dans les colonnes de ‘’Liberté’’. Pour le quotidien privé,
« si la honte pouvait tuer quelqu’un », ce serait Faure Gnassingbé. « Ses
détracteurs se demandent ce qu’il va raconter aux bien élus » au cours des
nombreuses cérémonies d’investiture auxquelles il a pris part, écrit la
publication.

Sur un tout autre sujet, ‘’Liberté’’ relève les « non-dits de la décision surprise du
pouvoir de rappeler les militaires retraités ». A en croire le tabloïd, c’est le 4è
mandat de Faure Gnassingbé qui est en jeu. Et tous les moyens sont bons pour
« imposer une présidence à vie », y compris en décrétant « l’Etat de siège, les
bastonnades, les séquestrations et violences militaires », assure ‘’Le
Correcteur’’. Le bihebdomadaire pense que Faure Gnassingbé est une
« déception pour le Togo et l’Afrique ». ‘’Liberté’’ de souligner que l’ « urgence
d’une intervention militaire de la CEDEAO au Togo » est toujours d’actualité
pour « prévenir tout remake des violences de 2005 ».

Dans un registre différent, ‘’Forum de la Semaine’’ et ‘’Le Libéral’’ rappellent
que le gouvernement togolais a « joint l’acte à la parole » en ouvrant les
discussions avec les centrales syndicales. Selon Gilbert Bawara dont les propos
sont rapportés par ‘’Togomatin’’, « Aucune revendication des travailleurs ne
sera négligée ». Et suite, à l’ouverture de ces pourparlers, la STT a décidé de
« suspendre ses mots d’ordre de grève jusqu’à la fin des discussions » avec le
gouvernement, informe ‘’Nouvelle Opinion’’.

En outre, les publications du jour se sont intéressées à l’affaire Bolloré.

Service de presse/HAAC

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