Que décidera la CEDEAO en termes de recommandations pour résoudre la crise politique au Togo ? Que seront les lendemains du 31 juillet, date de la tenue du sommet CEDEAO-CEEAC à Lomé ? Ces questionnements viennent frapper à la porte des pensées de plusieurs Togolais, à en croire ‘’L’Alternative’’. Le bihebdomadaire donne à savoir qu’ils sont nombreux, ces citoyens qui pensent que l’après 31 juillet « sera différent, surtout si la CEDEAO d’aujourd’hui a décidé d’être différente de celle de 2005 ».

En attendant, les différents états-majors font ce qu’ils peuvent. La société civile sous le couvert du Front citoyen Togo-débout poursuit ses activités d’éveil citoyen. Le pouvoir, à en croire ‘’L’Indépendant Express’’ mène sa « bataille » pour faire croire que la crise politique est mineure. Dans les rangs de l’opposition, on prépare déjà « l’après Faure Gnassingbé », toujours selon l’hebdomadaire. Nathanaël Olympio dans des propos rapportés par la publication assure que « l’alternance n’est qu’une question de temps ». Pour lui, la réflexion aujourd’hui au sein de la C14 est concentrée sur « l’environnement » de l’après-alternance.

Et pour que cet environnement soit des plus paisibles, l’armée doit jouer sa partition, elle que le leader du Parti des Togolais qualifie de « compétente » et ayant fait ses preuves à l’extérieur du pays. ‘’Togomatin’’ voit là, des « yeux doux » de la coalition qui, hier, affublait cette même armées d’épithètes pas du tout gaies, mais prévient : ce sont des yeux « piégés ».

Parallèlement, la coalition des 14 partis se prépare à aller à la rencontre des populations dans le cadre des meetings y compris à Sokodé, Bafilo et Mango. Sauf que là, ce n’est pas la grande harmonie. ‘’L’Eveil de la Nation’’ parle de « profond malaise » au sein de ce regroupement. De quoi s’agit-il ? C’est que le PNP dit non à sa participation aux prochaines manifestations, répond ‘’Forum de la Semaine’’. Ceci pour « éviter un piège du pouvoir », précise ‘’L’Eveil de la Nation’’. C’est effectivement un piège, confirme ‘’Le Correcteur’’ dans la mesure où les propos du ministre de l’Administration territoriale ne sont pas rassurants, surtout que les conditions sécuritaires ne sont pas un acquis avec la disparition des armes à Sokodé.

En fait, il n’y a pas tant que ça désaccord entre les autres partis membres du regroupement et le PNP rassure ‘’Liberté’’. Le parti d’Atchadam craindrait seulement que des impairs soit commis pour ensuite être imputés à la C14, d’où sa décision de se désolidariser de ces meetings. Sinon, le PNP et les autres formations ont le même objectif : l’alternance, mais ce sont « les moyens et les méthodes qui diffèrent ».

Dans un tout registre, l’édition 2018 des luttes traditionnelles en pays Kabyè a pris fin le week-end dernier « dans l’allégresse populaire », note Togo-presse, dans sa parution d’hier. Toutefois, un fait qui aurait pu être classé dans la rubrique des épiphénomènes a fait couler beaucoup d’encre, surtout sur la toile. Le directeur de l’Information et de la Communication de la présidence de la République a même réagi pour dénoncer une « polémique mal placée », renseigne ‘’Forum de la Semaine’’ qui publie dans le même temps un coup de gueule de son directeur de publication. « Pourquoi les gens ne veulent pas voir que ce monsieur d’Atchadam  est un petit poltron ? » s’interroge le quotidien.

La ‘’dérive’’ langagière ‘’Atchadam Zéwa’’ (Atchadam a fui) peut « diviser davantage les peuples kabyè et Tem appartenant au même groupe ethnique et même compliquer la réconciliation nationale et l’après-crise », analyse ‘’Liberté’’.

Le Service de Presse/HAAC

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