A la une de l’actualité dans les journaux parus ce vendredi, la dernière évaluation par la CEDEAO des avancées en ce qui concerne la situation politique au Togo.

Avant de laisser la parole aux chefs d’Etat de la CEDEAO qui se réuniront dans une dizaine de jours à Lomé pour plancher sur la crise politique au Togo, l’organisation communautaire a dépêché une mission dans la capitale togolaise. Cette mission conduite par le Général Francis Béhanzin a rencontré les parties concernées hier jeudi. Elle a « salué la disponibilité des acteurs » à œuvrer en faveur d’une résolution durable de la crise, rapporte ‘’La Voix du Peuple’’. L’hebdomadaire donne également à savoir que le ministre Gilbert Bawara a, de son côté, souligné que « les deux camps ont fait preuve de sagesse ».

Quid de l’appréciation de l’opposition ? A en croire ‘’Liberté’’, la coalition des 14 a, au cours des échanges avec la mission, « insisté sur l’application des mesures d’apaisement ». Parlant de ces mesures, ‘’L’Union pour la Patrie’’ rappelle que 19 personnes au total dont 7 par grâce présidentielle ont recouvré la liberté. Ces actes, selon la publication, « témoignent une fois de plus la volonté manifeste du président de la République de poursuivre les initiatives visant à l’apaisement de la situation sociopolitique et la préservation de la concorde nationale, gages de tout développement ».

Le son de cloche est différent dans les rangs de la C14. Ainsi que le mentionne ‘’Le Canard Indépendant’’, ce regroupement des formations politiques de l’opposition « reste insatisfait », justement à propos de la libération des personnes détenues et mêmement en ce que concerne l’évolution dans la résolution de la crise proprement dite. C’est ce qu’a laissé entendre Jean-Pierre Fabre au sortir de la rencontre avec les émissaires de la CEDEAO. « Tout reste donc à faire » pour la coalition, signale ‘’La Voix du peuple’’.

A l’analyse des propos du chef de file de l’opposition, le quotidien ‘’Togomatin’’ assure que celui-ci s’est mué en « évaluateur » des faits et gestes de son adversaire politique. Mais ce que M. Fabre « semble ignorer », ajoute le tabloïd, c’est que « le temps du dialogue va en défaveur de la coalition qui, de jour en jour, perd la main de la mobilisation de ses militants ».

On en est là parce que « le régime de Faure Gnassingbé a décidé de dribbler tout le monde, y compris ses pairs de la CEDEAO », commente ‘’L’Alternative’’.

Dans tous les cas, nous sommes rendus au « dernier virage » avant que ne tombent les recommandations de l’organisation ouest-africaine, observe ‘’Le Tonnerre’’. Quoi qu’il en soit, elles seront un « couteau à double tranchant », prévient ‘’Liberté’’. Pour le confrère, soit ces recommandations tant attendues iront dans le sens des aspirations du peuple qui répond massivement aux appels à manifester de la coalition, ce qui pourrait fragiliser l’actuel chef de l’Etat, soit elles ne tiendront pas grand compte des aspirations populaires et amènerait l’opposition à « dénoncer un complot de la CEDEAO » avec toutes les conséquences de cette dénonciation.

Jean-Pierre Fabre a laissé entendre hier que la coalition des 14 « n’attend ni n’espère que la CEDEAO vienne résoudre le problème togolais », explique ‘’L’Alternative’’. Ça s’appelle « double langage » et cela étonne, dans la mesure où ce sont les leaders de la C14 qui ont fait le tour des capitales pour exiger une intervention extérieure à l’effet de résoudre la crise, écrit ‘’L’Eveil de la Nation’’.

Les regards sont donc tournés vers le prochain sommet à Lomé mais des « avancées notables » pourraient être enregistrées d’ici là, indique ‘’Forum de la Semaine’’ pour ainsi se faire l’écho des propos du général Béhanzin.

Parallèlement, les ambassadeurs occidentaux peuvent contribuer à la sortie de crise. D’après ‘’Liberté’’, le peuple togolais attend que ces derniers lui rendent « un grand service » : celui de « mettre la pression sur le régime en place afin qu’il accepte la feuille de route à proposer par la CEDEAO et qui, logiquement, devrait tracer les sillons de l’alternance ».

Par ailleurs, le quotidien questionne les « garanties » sécuritaires pour Tikpi Atchadam dans l’optique d’un « possible retour à Lomé ».

Au surplus, ‘’Liberté’’ rend compte de la visite hier au siège de la HAAC de Yoann TALHOUARNE, Attaché Audiovisuel Régional de l’Ambassade de France au Nigéria avec compétence au Togo. Celui-ci est venu « explorer les pistes d’une coopération sectorielle » avec l’instance de régulation des médias.

Le Service de Presse/HAAC

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