A la une de l’actualité dans les journaux parus ce jeudi la crise politique au Togo.
Sur la première estrade de cette revue, la rencontre HAAC-CENI. C’était lundi dernier au siège de la CENI, à l’effet de « renforcer la collaboration » entre les deux institutions, renseigne ‘’Le Bâtisseur’’. Elles se sont, au cours de ladite rencontre, « engagées pour des élections libres et apaisées au Togo », précise ‘’Forum de la Semaine’’. ‘’Le Changement’’ ne s’explique pas l’opportunité de cette rencontre au moment où les tractations sont en cours pour la tenue du dialogue. L’hebdomadaire voit en cela une manière pour la HAAC « à qui il est prêté une certaine maîtrise dans l’art de museler la presse et son acolyte la CENI constamment au cœur des fraudes électorales qui confortent le régime, de s’échauffer pour leur sale besogne ».
« Vous êtes trop pressés les gars », martèle ‘’Liberté’’ à l’endroit de la HAAC et de la CENI. Le quotidien privé leur rappelle qu’à l’heure actuelle, « ce qui préoccupe le peuple ‘’gnassingbélandais’’, c’est comment faire pour dégager le ‘’tchalévi simple’’ du fauteuil ‘’prégodentiel’’ ». Le journal dit ne pas tenir rigueur aux deux institutions, car leurs membres ne vivant pas au Togo, ne sont peut-être pas informés de ce qui se passe au pays.
Et justement, la situation politique au Togo « inquiète » les diplomates européens, relève ‘’Flambeau des Démocrates’’. Ces derniers l’on fait savoir au cours de la 18è session du dialogue UE-Togo. Le gouvernement les a « rassurés » sur ce que la crise sera résolue et l’Union Européenne a en retour promis son « soutien infaillible », informe ‘’Chronique de la Semaine’’. Pour nombre d’observateurs, la résolution de cette crise passe par la case dialogue, problème, la coalition exige des préalables avant le démarrage de ces pourparlers, souligne ‘’Le Bâtisseur’’. L’un de ces préalables reste la libération des détenus dont Alassani Mohamed Djobo. Mais apparemment, l’Imam de Sokodé ne risque pas de recouvrer sa liberté de si tôt, car selon ‘’Liberté’’, « Faure Gnassingbé s’oppose à la libération de cet Imam ».
L’autre fait qui ne serait pas de nature à favoriser l’ouverture rapide du dialogue, ce sont les « violences » voire « bastonnades » qu’auraient subies Jean-Pierre Fabre, certains de ses collaborateurs et des militants de l’opposition samedi dernier à l’issue de la marche. C’est faux, rétorque ‘’Chronique de la Semaine’’ qui croit savoir que cette version n’a été servie que pour faire émouvoir l’opinion. ‘’Le Changement’’ soutient que les militants de l’opposition ont été bel et bien « réprimés par les militaires » samedi. Le confrère assure même que c’est une « manœuvre pour amener l’opposition à boycotter le dialogue ». Il n’en faut pas davantage pour que Jean-Pierre Fabre menace de ne pas y prendre part. Il est coutumier du fait et l’opposition devrait se garder de tomber dans son « piège », recommandent ‘’Waraa les Vainqueurs’’.
Face à ce qui précède, ‘’Le Patriote’’ s’interroge : « Le dialogue prend-il finalement de l’eau ? » En attendant d’y voir clair, les manifestations de rue se poursuivent. Les prochaines dates retenues sont les 13, 14 et 16 décembre. « La vraie sorcellerie, c’est quand on dit oui au dialogue mais on continue de marcher », dénonce ‘’La Symphonie’’. Ces marches « perturbent l’économie nationale », renchérissent ‘’Echos du Pays’’.
‘’Dounia le monde’’ confirme et évoque la « dégringolade de l’économie et de la peur du lendemain ». Vivement l’ouverture de ce dialogue qui sera conduit par le président Nana Akufo-Addo du Ghana. Ghana où se serait rendu Faure Gnassingbé hier. ‘’Le Correcteur’’ se demande si le président togolais ne s’y est pas rendu pour « torpiller » le dialogue. De son côté, ‘’Actu Express’’ explique que si le pouvoir « traine le pas » à ouvrir le dialogue, c’est « pour rendre forcloses les réformes du cadre électoral », car le protocole additionnel de la CEDEAO interdit de toucher aux dispositions légales six mois avant la tenue des élections.
Les confrères se sont aussi intéressés à la position d’Emmanuel Macron sur la situation politique au Togo, la sortie médiatique de Gilchrist Olympio, la présence de Faure Gnassingbé sur le terrain au contact des populations et le démarrage la semaine prochaine de la phase d’indemnisation par le HCRRUN des victimes des violences politiques au Togo.
Le Service de Presse/HAAC