Dans leur livraison du jour, les publications s’intéressent à l’interview du président de le République à ‘’Jeune Afrique’’ sur la crise politique. Cette sortie médiatique intervient après le sommet des chefs d’Etat de la CEDEAO à Abuja qui a également abordé la situation politique au Togo.
Faure Gnassingbé s’est épanché sur la crise politique que traverse son pays. C’est à l’occasion d’une interview accordée au magazine ‘’Jeune Afrique’’. ‘’Focus Infos’’ signale d’emblée que la « parole présidentielle est rare mais sagace ». Selon ‘’Liberté’’, les caractéristiques de cette entrevue du chef de l’Etat togolais avec ‘’Jeune Afrique’’ sont : « mépris envers le peuple, provocation…bref Faure Gnassingbé dans toute sa splendeur ».
« L’opposition n’a pas de leçons de démocratie et de respect des droits de l’Homme à me donner », souligne-t-il dans un morceau choisi et mis en exergue dans ‘’Dounia le Monde’’. Le président a mis son point d’honneur à rappeler à ses adversaires politiques, ainsi que le relève ‘’Le Dialogue’’ que « le seul chemin praticable en démocratie, ce sont les élections ». En clair, « il n’y aura pas de scénario insurrectionnel au Togo », martèle-t-il. Toute chose qui fait dire à ‘’Le Libéral’’ que Faure Gnassingbé est « imperturbable ».
Le président de la République n’a pas éludé la question de la rétroactivité de la loi qui conditionnerait sa candidature éventuelle à l’élection présidentielle de 2020. Pour lui, il est clair que la loi ne dispose que pour l’avenir. Il a également expliqué qu’il ne se situe pas pour l’instant dans la perspective de la consultation électorale prévue dans un peu plus de deux ans, sa préoccupation étant la résolution de la présente crise. Sur le sujet, ‘’La Lanterne’’ est formelle : « refuser au président Faure de briguer un nouveau mandat en 2020 ne doit même pas être envisagé. Tout le monde sait qu’il a hérité d’une constitution taillée sur mesure qu’il s’attèle à rectifier ». Dans tous les cas, le « départ » de Faure Gnassingbé avant et après 2020 est « incertain », observe ‘’Tingo Tingo’’.
Quoi qu’il en soit, le président togolais tient le gouvernail en ce moment. Il est allé représenter le pays au sommet des chefs d’Etat tenu le week-end dernier à Abuja au Nigéria. Les dirigeants de l’organisation communautaire ont « appelé les acteurs politiques togolais à s’engager pleinement dans un dialogue » pour trouver des solutions à la situation politique, rappellent ‘’Dounia le Monde’’ et ‘’Le Dialogue’’. Aussi, ajoute ‘’Le Messager’’, ont-ils apporté leur soutien total à « des réformes politiques dans le respect de la constitution et des institutions démocratiques ».
De même, l’on s’en est aperçu que la CEDEAO n’est pas « chaude » pour un médiateur en ce qui concerne le prochain dialogue, signale ‘’Le Libéral’’. Personne n’a été officiellement mandaté pour assurer la médiation dans le dossier togolais, soutient ‘’La Lanterne’’. L’information de la tenue du dialogue sans médiateur ou facilitateur a été confirmée lundi dernier par le ministre Bawara, complète ‘’Vision d’Afrique’’. « C’est donc dire que c’est le gouvernement qui organisera ce dialogue sans doute avant la fin de l’année », commente l’hebdomadaire. Et ces pourparlers auront « bel et bien lieu avec ou sans la coalition des 14 partis de l’opposition », écrit ‘’Le Messager’’. Mais d’ores et déjà, Gilbert Bawara promet que « le gouvernement jouera un rôle de totale neutralité lors des discussions », informe ‘’Dounia le Monde’’.
« On les voyait venir », lance Mme Brigitte Adjamagbo en réaction à la nouvelle donne, celle qui annonce le gouvernement comme organisateur des discussions. Alors, participera ou participera pas à ce dialogue ? La question reste posée. En attendant, l’opposition n’abandonne pas ses manifestations. ‘’Le Dialogue’’ de s’interroger : « que choisir entre les marches et le dialogue ? » « Est-ce que la mobilisation populaire peut provoquer un changement ou le départ de Faure Gnassingbé du pouvoir ? » se demande à son tour ‘’La Lanterne’’. Le journal constate que cela fait 4 mois que la coalition organise les marches sans réussir véritablement à « faire bouger les lignes ». Ces manifestations constituent plutôt « un frein pour le développement économique » du pays selon Gilbert Bawara, mentionne ‘’Forum de la Semaine’’.
Pour ‘’Le Messager’’, l’opposition a intérêt à aller au dialogue, car comme l’indique Gerry Taama dans ses colonnes, ses « marges de manœuvres se réduisent ». ‘’Focus Infos’’ renchérit et assure que « la coalition des 14 est de plus en plus isolée ».
Dans le reste de l’actualité, la presse du jour a évoqué la grève dans le secteur de l’éducation et l’indemnisation des victimes des violences politiques au Togo.
Le Service de Presse/HAAC